jeudi, 17 mai 2012

Its just a point of vue...

"What my father call maturity, I call it surrender!"

 

A dangerous  method.

D. Cronenberg.

samedi, 12 mai 2012

I want you Bach!

"Généralement le dimanche je me réveilles comme avec une gueule de bois en me demandant: Qu'est ce que j'ai fais hier?"

 

Et pourtant je ne bois pas si souvent les samedi soirs, moi!

 

Les deux derniers jours de la semaine sont pour moi toujours les plus long, les plus fatiguants, les plus bizarres. Ou bien se sont les gens qui sont bizarres...

Parcourant les allées de mon rayon avec la musique de "Les dents de la mer" au fond de mon cerveau (à l'égal de Ling dans "Ally Mcbeal" qui est suivit du thème de la sorcière du "Magicien d'oz" quand elle arrive, ma collègue et moi avons décidé que "Les dents de la mer" serait le mien pour le samedi) je pensais pourtant avoir la figure de prédateur prêt à bondir sur sa proie pour la dévo...ah non, attendez, juste pour l'aider à trouver l'article cherché, suspendu sous son nez. 

Mais au jeu de "qui fait flipper qui", mes clients sont les meilleurs! (quoique le bâtiment qui fuit le gaz emporte la palme haut la main)

Il y a la femme qui revient le lendemain, vous demande si son ami est passé (parce que oui, je connais les amis de TOUS les gens qui rentrent dans le magasin) qui ne connaît pas son propre code postale et qui vous répéte le produit qu'elle cherche comme si vous vous souveniez des commandes de TOUS vos clients! *Quelle incompétente celle là!*

Il y a la personne qui devient hystérique quand vous lui demandez son adresse. 

Il y a l'homme à qui vous demandez s'il cherche quelque chose et qui vous fixe d'un coup, droit dans les yeux et vous interroge: "on c'est déjà vu quelque part non?" et à qui vous répondez: "oui, sans doute ici" parce qu'il vient toutes les semaines.

Il y a les adolescentes qui se passe un cd en criant "c'est lui, c'est lui" pendant un quart d'heure. 

Il y a ceux qui démontent vos meubles. Ceux qui vous fond beaucoup de politique pour un peu de rap. Ceux s'offusque de devoir chercher des films par ordres alphabétiques (parce qu'ils s'attendent peut être au désordre).

Il y a les fans de classique qui vous regarde comme si vous aviez cinq ans et qu'on avait fait entrer dans l'entreprise pour être jolie dans le paysage. 

Il y les gens qui pensent être les premiers à faire remarquer que les étiquettes sont sur les résumés. Qui supposent vraiment que nos fournisseurs vont ordonner aux machines de plus le faire (méchantes machines!). 

Il y a les personnes qui vous regardent ranger vos produits, droit, les mains dans le dos, et qui vous dévisage jusqu'à ce qu'enfin vous vous tourniez vers eux, le coeur bondissant de peur.

Il y a ceux qui ne disent pas bonjour, qui vous brandissent un morceau de papier sous le nez et qui attendent que le miracle s'accomplissent (et qui ne comprennent pas que vous puissiez osez douter que se soit un cd ou un dvd puisque vous êtes entre les deux, vous devriez le savoir). Ceux qui passent devant tout les autres pour "juste une petite question" à laquelle vous avez besoin d'un quart d'heure minimum pour répondre. Ceux qui "peuvent vous déranger?" quand il est clair que vous ne faites rien de particulier. Ceux qui "sont pressés" quand vous êtes occupés. 

Et les autres qui en inventent tous les jours...

 

Tous ces gens là, présents déjà en semaine, viennent en préparation d'un after le samedi histoire de vous épuisez moralement et physiquement pour bien commencer le week end (quand tous ceux que vous connaissez en profite pour se promener, s'amuser, ne rien faire).

Donc je rentre le samedi soir, je marche pendant quinze minutes sous une pluie fine, j'évite tout se qui pourrait me rentrer dedans (aussi bien les gens que les voitures) et j'arrive chez moi avec une envie de solitude profonde. 

Mais quand je croise un pot vide sur la table de la cuisine, je ne peux m'empêcher d'envoyer au colloque gentiment absent (qui m'a reveillé à 6h30 par son absence toujours et son réveil pas éteint): 

 

"Tu as finis la mayonnaise? C'est la guerre!".

 

Peanuts. 

Saoulée à l'humanité.

 

samedi, 05 mai 2012

Slurp!

Je ne sais pas vous, mais moi j'en ai un peu marre de faire de la lèche à tout le monde, d'avoir l'impression de me trimballer avec un panneau "hypocrite", et rassurer notre population d'angoissés! 

Faire des calculs de décence: ça, ça se fait pas, parce que...

Et bien moi, je le fais. J'ouvre ma gueule quand je devrai la fermer. je la ferme quand on veut que je l'ouvre contre ma volonté. J'en ai assez de passer des pommades qui me rendent plus sèche que jamais à l'intérieur!

Parler aux gens en face, être gentille et douce. Bah! Si ça en amuse d'autres, qu'ils le fassent!

Quel interêt trouve-t-on à dire les choses "qu'il faut"? La satisfaction de ne pas passer pour un monstre? A mon travail, je dois jour après jour créer ce masque de décence et de politesse, une femme agréable et efficace, sympathique mais pas familière et l'épuisement me prends en fin de journée quand d'un coup mon sourire n'est plus obligatoire. 

 

Que faisons-nous en fin de journée? On râle. Après nos patrons, après nos collègues, après les clients, après le bus, les voitures, la machine à laver qui laisse des traces, la cuisine qui est sale, etc. Et ça détent.  On se laisse aller. 

Je refuse donc d'être parfaite en dehors du travail. De bien prendre soin des autres,- on sait pas ils pourraient servir!- je m'en fous. D'accepter toutes les invitations, -avoir une vie sociale-, j'ai pas envie. De flatter l'égo d'un anxieux, -pour avoir bonne image-, ça ne m'interesse pas. 

Parfois on me traite de sauvage. Parce que je fuis souvent la compagnie. Mais quelle compagnie voudrai-je, reclamerai-je, apprecierai-je, si je dois constamment marcher sur des oeufs et jouer à l'adorable poupée qui dit oui, oui, oui plutôt qu'au petit monstre qui préfère dire non. N'est-ce pas plus humain? Moins hypocrite d'avouer qu'on parle dans le dos des autres, qu'on ne peut pas aimer tout le monde tout le temps et que des fois, les gens nous saoulent! 

 

Sentir que les autres ont besoin qu'on soit là et juste pas vouloir. Pas par vengeance parce qu'eux ne le sont jamais, juste pas avoir envie. Garder ses forces pour des batailles qui vaillent la peine et les envoyer prier sainte Rita. 

 

Non, ce n'est ni gentil ni charitable mais les gens méchants vivent vieux. Les ulcères se forment moins facilement. Se protéger n'est pas enfoncer les autres, simplement refuser d'être une bequille. 

Parce que nous, nos doigts, on les a sorti de nos c**! Parce que moi, je n'attends pas un héros qui va me rassurer et m'assurer que si, je suis quelqu'un d'exeptionnel qui mérite de faire chier les autres! 

 

Si vous saviez comme ça fait du bien de dire ça! Comme ça soulage!

 

Peanuts

sinon, elle le résume mieux que moi: http://www.youtube.com/watch?v=hl58S1PaJic  

mercredi, 02 mai 2012

Mélo man

Un jour, la sonnette retentie.

 

"Bonjour, je suis votre voisin."

 

Et vous vous dites qu'il est pas mal votre voisin...

 

"J'ai acheté un saxophone recemment et...

- Ah."

 

Mais qu'il a vraiment pas choisi la bonne porte. 

 

"Ca s'entend tant que ça?"

 

Vous comprenez que votre visage a dû trahir votre rage d'avoir été reveillé trois dimanche matin de suite. 

Il serait venu le dimanche en question, le rouet de votre salon aurait finit sur visage (parce que le cactus du colloc, il pique et il est lourd) malgré votre air peu reveillé, vos cheveux en bataille et votre pyjama qui vous ordonne de retourner au lit. 

Pourtant, il vient le soir, alors vous êtes civilisée. Plus ou moins...

 

"Un peu, quand même..."

 

En refermant la porte, vous vous faites la réflexion que  sur ce coup là, vous êtes  hypocrite, rien qu'un peu, quand vous ajoutez que c'est probablement parce que vous avez un sommeil leger, quand  vous auriez envie de lui demander à quoi il s'attendait vraiment en jouant de ce genre d'instrument au petite heure du seul matin où tout le monde peut dormir.

Mais vous pensez à l'air méprisant qu'a dû imprimer votre visage au mot "saxophone", à votre sourire qui a disparut et vos yeux qui sont devenus assassins (ne jamais toucher à mon sommeil) et qu'il comprend la haine malgré la maigre chose que vous vous autorisé à dire: "ah!". 

 

En tout cas, il ne jouera plus le dimanche matin. 

Ce qui est dommage: j'aimais bien vivre dans un ascenseur.

jeudi, 26 avril 2012

[My] World Invasion.

"Tu peux arrêter de tout faire tomber?" 

 

Moi  à Lui , en parlant de mes affaires dans la salle de bain. 

1er jour. 

 

"Tu es rentrée tard hier... (lui)

- Non, c'est toi qui est rentré tard, moi j'étais couchée quand tu es rentrée. (moi)

- Je suis parti de l'appart à 20h30, tu n'étais pas là, alors que tu finissai à 19h...tu étais où?"

 

En traitre au petit déjeuner. 

3em jour.

 

Bref, j'ai un nouveau colloque.