vendredi, 06 novembre 2009

J'aime pas cette réponse!

Je reçois un mail, un spam, d'un site de recette. Je jette un oeil, pour voir (oui parce qu'avec un pied ça aurait été plus difficile).

Une recette de chocolat chaud. Ouais, bof, ils ont pas inventés la poudre (de cacao).

J'allais effacer quand je vois: HOROSCOPE, en gros, et mon signe juste en dessous. Déjà 1: qui leur a dit mon signe astrologique? 2: qui leur a dit que je ne résiste jamais à la tentation de lire l'horoscope?!

Je lis. Blablablabla vie familiale...blablabla conjoint (eux y font pas pour célibataire, les célibataires ne mangent pas!)...blablabla situation financière bateau...blablabla santé, faite du sport...QUOI??? "Faite du sport?!" Il propose une recette de chocolat chaud pas du tout allégée et ensuite ils disent aux gens de faire du sport?! Mais va te***!

J'hallucine!! Pis ça tombe pile au moment où de nouveau je me trouve grosse et je rêve que je suis enceinte! Mer.vei.lleux! D'oh!

C'est la première fois qu'un horoscope me révolte, tiens! Ils pouvaient pas mettre que j'allais rencontrer le grand amour, comme tout le monde? Non?!

mercredi, 04 novembre 2009

Patati et patata...

Elle est sur le point de partir arracher de la tapisserie avec mon cousin, grand bien lui fasse, vêtu d'une doudoune orange fluo et de basket tellement vieille que je me demande si elle ne les a pas deterré du jardin! (ce qu'elle aurait dû trouver assez amusent vu qu'il neige toujours!). Ma soeur belle, élégante, qui est arrivé hier avec ses chaussures de dame et son beau manteau (que je lui volerai un jour) à l'air d'aller affronter le grand nord! elle voulait même des chaussures de montagne!!! Pour décrocher du papier peint!!

Bref...dans l'encadrure de la porte, elle m'apelle. Moi j'arrive, ma tasse de café à la main, le sourcils levé parce que j'entends "J'ai une mission pour toi".

"Commence pas à te prendre pour ta soeur, je suis pas à votre disposition!" Lui dis-je.

Elle s'en fout, elle continu, devant ma mère (qui parle à ses magasines). "Faire la salle de bain d'en haut et puis ranger ma chambre, y'a une bestiole dedans!". Je lui reponds que j'arrive déjà pas à débarasser MA chambre de la fameuse bestiole et lui montre mon ventre sur lequel trone quatre bouton, si bien mis qu'on dirait une patte de chat (qui frotte contre mon jean alors ça gratte). Elle réponds qu'elle a la même chose sur les fesses. Je ne souris pas mais l'esprit y est...

"Alors tu defais mon lit, passe l'aspirateur dessus, vaporise de l'insecticide, refais mon lit avec des draps propres...".

J'espère qu'elle est pas sérieuse? L'aspirateur? Ca fait deux mois que j'essais de me decider de le passer dans ma chambre parce que mes cheveux morts font tapis à longs poils et que j'en ai marre de les ramasser à la main, alors sa chambre...Rien à Branler!!

Mais comme j'aime pas cette attitude qu'ont mes soeurs à éxiger de moi d'être leur cendrillon (dont je n'arrive toujours pas à trouver la cassette, le dvd, et que les chansons me hante toujours!! Ce matin c'était "patati et patata toute la journée ça n'arrête pas, la cuisine, le ménage, c'est vraiment d'l'esclavage!!" et que je vais finir par télécharger ou faire un procès à disney pour privation des drogues auquelles ils m'ont eux mêmes adictées!) je décide de jouer sur sa corde sensible au lieu de lui dire de ce faire...

"Ok...je prends le chien avec moi, on va dans la cave et on te ramène un joli petit rat pour ta chambre!" Ouais, on a des souris dans la cave, ma soeur en a une peur bleue! Y'a quelques années j'ai réussi à la faire hurler  en faisant croire que le chat descendait vers sa chambre avec une souris dans sa bouche. En faisant croire!! C'est trop facile.

Elle se donne une contenance: "Elle n'arrive pas à les attraper!

- Alors je prends le chat...je crois que j'ai vu la rouquine dans les parages...". Je regarde sous la table et aperçoit MON chat à moi. "Viens minette, on va chasser la souris". le chat vient vers moi, ronronne et miaule comme s'il m'avait comprit. Ma mère lève la tête de ses magasines: "Prends du poisson dans le congel tant que tu y es!".

Ma soeur s'en va. Elle sait que je ne le ferai pas (et encore si elle me poussait un peu...) pas plus que ranger sa chambre.

Ma famille est vraiment déjanté! En être réduite à la chasse à la souris pour ne pas revenir à la douce époque de mon enfance où j'étais l'esclave de mes soeurs...

Peanuts

lundi, 02 novembre 2009

Massacre au coupe cuticule (ou omelette aux fromages dans sac à main)

"Bonjour madame, qu'est ce que je peux faire pour vous?

- Bonjour, je voudrais un bouchon d'huile pour tronçonneuse, s'il vous plait!".

Non, les trois doigts de ma main gauche étouffés sous les pansements n'ont rien à voir là dedans...

N'empêche, moi ça me ferai une impression bizarre de voir une fille débarquer dans un magasin agricole avec des chaussures sans talons qui font un bruit de métronome, vêtue d'une chemise à carreaux, à sa taille et de couleurs pastelles, maquillée, venir demander un accessoire pour tronçonneuse avec les ongles impeccables mais avec deux doigts montrant un signe de coupure et trois recouvert d'un pansement! Ca fait un peu Barbie bucheron! (heureusement que je suis pas blonde!!). Ca fait un peu barbare!! M'enfin...la vendeuse à pas broncher! Pourtant, elle s'exposait à des risques en m'appelant ''madame".

Quand elle l'a fait, je me suis fait cette reflexion...non en fait c'était devant ma conseillère pole emploi, qui m'a aussi appelé "madame" alors qu'elle sait que je suis pas mariée. A mon âge, quelqu'un qui travail se fait appeler "madame" sauf si elle est étudiante. Alors quoi? On a plus le droit d'être une vieille fille?!

Bref, l'histoire de l'omelette, c'est autre chose...Je suis allée faire des courses avant de rentrer dans mon petit village en haut des montagnes...(ben oui, comme pour la tronçonneuse, quand un membre de ma famille va en ville, on dirait qu'il va dans un pays étranger alors on lui demande de nous rapporter plein de denrés rares!). N'ayant pas de sac à part mon grand sac à main, j'ai mis le fromage et les oeufs dedans. J'ai bien fait attention. Mais à mi parcours, quand j'ai revu le lit de feuille humide au milieu de la route en virages suicidaires...je me suis fait la reflexion que si mon sac tombait, mon contrat à poster deviendrait vite un condiment (ainsi que mon porte monnaie, mon livre, mon portable, etc) et mon sac à main un bol à omelette. Heureusement, je suis arrivée sans soucis chez moi et les oeufs n'étaient pas cuit!

Peanuts, (c'est moi où ma vie est bizarre??? Non, ça doit être moi!!)

samedi, 31 octobre 2009

Foudre divine.

When God knock on the door…

 

**

 

« Quel autre homme pourrait murmurer à ton oreille et produire cet effet ?! »

 

Dieu lui-même !

Pendant son sommeil, Sa voix divine et vibrante l’avait éveillé, à nouveau.

Elle se leva, sortit de sa cellule, chandelle en main, et parcourut les longs couloirs de pierres grises et froides pour venir à Lui.

Elle poussa les lourdes portes massives de la chapelle, Sa maison. Encore endormie, convaincue que le vent qui avait effleuré son visage de porcelaine blanche et pure avait quelque chose de la caresse de Sa main, elle frôla de la main le bénitier de l’entrée. Tremblante comme toute sainte avant que le miracle ne s’accomplisse, elle y plongea un doigt de la main droite et se signa : « Au nom du père, du fils, du saint Esprit, amen. ».

Là, au milieu des rangs de bancs, à côté du confessionnal où elle se rendait si souvent sans n’avoir jamais réellement pêché dans sa vie de Nonne chaste, elle apparaissait aux vitraux tel un ange du Seigneur.

Une madone en robe blanche, comme celle des mariées d’antan, celles qui gardaient leur vertu jusqu’au jour bénit. Ses cheveux blonds en cascade sur ses épaules et sur son front baptisé, elle sentit qu’aujourd’hui était le jour qu’elle avait attendue.

Il l’épouserait. D’ailleurs elle le voyait, il était là devant l’autel, une branche de laurier dans les mains, une colombe sur son épaule dénudé, le Graal doré lui faisant face. Elle boirait le sang de son fils, mangerait le corps divin et embrasserait dans une passion insensée son rêve de Paradis, ne sachant pas qu’elle commettait là le pire acte qu’il soit.

Elle convoitait celui qui n’était pas convoitable !

Un ave maria angélique susurrait ses ornements ancestraux au fond de son tympans de religieuse.

Elle leva les yeux au ciel et aperçut un trou dans le toit en ardoise de la bâtisse mille fois centenaires. L’eau de pluie s’y infiltrait assidûment pourtant cela ne la choqua point. Elle ne le voyait que Lui. Au milieu de la flaque, dans une robe blanche. Elle ne voyait que ses yeux transparents, ses cheveux brins d’air et cette expression de magnanime éternelle.

Elle approcha souriante, oubliant l’inconfort de ses pieds nus sur le marbre grisé. Elle pénétra dans le lac miniature qui où se tenait son dieu et pressa son visage contre le Sien.

Doucement, elle vit la lumière pénétrer par le trou béant du plafond. Le crucifix sur le mur, juste à côté de la ventilation miraculeuse, semblait la regarder avec bonté. Elle sentit une chose étrange, éléctrifiante se profiler dans les veines menant à son cœur.

Enfin, elle était frappée par la grâce !

 

 

**

The devil is at the window.

 

**

 

C’était l’orage le plus fort qu’avait connu le petit couvent des Saintes Roses du Pardon. Au matin, l’impression générale était que la main de Dieu avait agi très près de ses filles. La mère supérieure se rendit à la chapelle sentant l’odeur de brûlé à travers les murs caverneux de la battisse moyenâgeuse. Lorsqu’elle ouvrit la porte, elle vit le toit noircit, le trou agrandit et le soleil qui y passait.

Un rayon insolent, guida son regard sur la chose la plus horrifiante qui fut : devant l’autel se tenait l’une de ses sœurs. Ses yeux rougis fixaient le ciel avec béatitude. Sur ses cheveux mouillés se tenait une couronne de laurier et entre ses doigts fins et cramoisis une plume de colombe faisait son nid.

En la voyant, la patronne des nonnes aurait jurés, si cela lui aurait été permis, qu’elle avait été victime d’un coup de foudre, fatale de par sa puissance destructrice.

Notification en deux actes.

Juste pour vous dire que je compte fermer mon ancien blog, enfin celui que j'ai fait à la place de celui là, un temps. A l'époque je le trouvais mieux, plus beau, plus...je sais pas. Mais en tout cas cela ne m'a pas plus ce qu'il est devenu et celui-ci (bien moins sécurisé vue que tout le monde peut me piquer mes textes) me manquait trop. mais ça je l'ai déjà dit. Bien, comme je me suis remise de mon erreure, j'ai décider de supprimer mon blog de transition et presque tous les textes qui se trouvaient dessus. Ca m'ennuit, mais c'est comme ça, je préfère celui ci et je ne vais pas garder des notes d'humeur d'actualité. Donc, dès que j'aurai trouvé comment supprimé mon overblog (dans trois mois environs), il n'existera plus. mon premier acte est donc de vous le dire là, mainteant, bien que ce soit pas important.

Le deuxième acte, c'est le texte que je vais publier juste après cette note. Un texte qui est assez dans l'humeur halloween je pense...comme la plupart de mes nouvelles, il est assez sombre (ce qui change de mes romans moins pessimistes), j'espère que vous l'aimerez, je l'avais ecrite dans un bus en Irlande.

voilà