samedi, 02 décembre 2006
Le fin maux de l'histoire.
Ceci est l’histoire de quelqu’un de perfide, de mauvais, de cruel…ceci est l’histoire de quelqu’un de si…humain.
« La cruauté est une question de point de vue. Je veux seulement qu’on adhère au mien, y’a rien de mal à ça. Si jamais je devais tomber, je veux seulement ne pas le faire seule. Si vous saviez se qui se trame dans mon esprit dérangé, vous souhaiteriez n’avoir jamais existé. Je ne suis pas seulement la poupée frigide que vous pensez…je suis bien pire. Et après ? Qui peut dire qu’il est mieux que moi ? Meilleur…ce mot aussi est très suggestif ! Moi, je ne me cache pas pour faire du mal, j’avoue sans honte que j’aime faire souffrir…je le fais ouvertement sans me cacher sous une façade angélique, mon visage est un masque suffisamment lourd à porter. La beauté n’est pas un don, au contraire. Sentir le regard filer le long de votre corps tel un bas immonde qui vous brûlerait la peau à l’acide. Cette sensation de n’être qu’un morceau de viande…je voulais qu’ils la ressentent tous au moins une fois avant de mourir. Je crois que pénétrer la chaire putride qui leurs pend là…c’est le meilleur moyen. Pour vous c’est un pêché pour moi c’est pardonner. Pardonner l’affront de ne penser qu’avec son penis, qu’avec ses orifices. Je ne suis pas mauvaise, j’suis juste destinée à ça. Si le monde n’est pas parfait, e suis à son image : laide dans mon intériorité mais avec une si belle peau opaline. Les cheveux roux du diable et des yeux où se mêlent jalousie et tromperie. La douceur est une faiblesse et les faibles doivent se faire dévorer. Je suis la justice injuste et injustifiée. La beauté cruelle. Pourquoi m’en cacher ? Je suis une saleté qui se roule dans votre sang. Le loup dans la bergerie à regarder les moutons se traiter de sain. Mais nul n’est un sain…on ne peut faire que le bien et je sais que je ne fais que le mal. En tout cas, je le fais bien ! C’est assez dur d’être la seule qui se comprenne…la seule qui puisse se regarder dans la glace en ayant envi de vomir. Le monstre n’est pas toujours celui qu’on croit…moi je ne crois plus depuis longtemps. Vous me voyiez en vierge éplorée, la robe assortie aux ailes blanches, l’auréole et la harpe mais sous mon regard vide, il n’y a que les rides de l’assassinat. Je suis une meurtrière, une psychopathe qui sait qu’elle fait le mal. Je suis juste moi-même, une hache comme marteau impartial ! Non je ne vais pas bien, non je ne suis pas nette…oui j’ai dû souffrir pour en arriver là, oui j’ai des raisons, des circonstances atténuantes mais je ne veux pas atténuer ma peine…je ne veux pas retenir mes larmes de couler, ma lame de couper. Est-ce pour ça que je vous fais peur ? Jamais mes mains ne tremblent, jamais ma vie ne me semble…intéressante ! Pourquoi les autres pourraient être joyeux, heureux alors que je ne le suis pas ? Ils sont égoïstes ! Moi aussi. Je rends la monnaie d’une pièce vieille de dizaine d’année, avec les intérêts. Ne cherchez pas à me comprendre, ne cherchez pas à m’entendre. Ce cri étouffé, comme un tendre baisé, sur vous jamais ne sera posé ! Car ma hache est une amie bien moins hypocrite, elle n’est pas avec moi par pitié, par compassion, par compréhension ou par peur…elle est là car elle doit. Elle doit m’entraîner en enfers avec mes paires…avec mes frères…avec cette terre. La cruauté est une question de point de vue…et si c’est ça…moi je vous tue ! »
Je crois que jamais on ne saura la vérité…quelqu’un qui tue sans pitié est forcement complètement cinglé…quelqu’un qui tue pour pas manger doit faire partie de l’humanité !
Votre correspondant pour la ‘’gazette du crime parfait’’.
18:10 Publié dans Extraits du journal de la psychopathe à la hache. | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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