vendredi, 25 mai 2007

Give me a reason to love you!

Coup de barre, un coup au bar, un coup de barre…barre d’acier, barre de fer…faire ce que l’on doit…Je doit devenir folle !

 

Cher journal,

 

C’est avec mon propre sang que je t’écris aujourd’hui. Jour numéro, je ne sais plus trop, de ma condamnation à perpétuité. Je vais mourir là, seule.

Si seulement j’avais ma hache !

Cette cellule capitonnée où les pseudos justiciers du bien mon enfermée pour m’apprivoiser…Perdue pour l’humanité ! A crié le jury…Attention à la chienne ! A hurlé la défense…Au mon dieu, je saigne ! A gémit la victime.

 

It was a murder but not a crime ! Ça c’est moi…

Je suis mauvaise, il ne faut pas l’oublier.

Je n’ai jamais prôné ni innocence, ni remord. Quoique Re mord ça pourrait être drôle.

 

On m’emprisonne loin des autres, trop de tentation…la hache comme preuve à conviction. Conviction, conviction…bande de couillon ! Mon avocat arriverait encore à me faire passer pour une bonne sœur même si ils me trouvaient nue m’habillant des viscères de mes victimes en chantant ‘’Y’a d’la joie’’ !

 

Démence ! Ca sonne un peu comme clémence ! Je vais rester toute ma vie sous captivité, étudier comme un lévrier qui aurait réussit à tenir un ballon sur son nez plus de trois jours sans bouger. Ils auraient aimé me disséquer, mais l’éthique l’interdisait : inhumain. Tu parles ! L’être humain est ce qui a de plus vils, moi la première !

 

Tu dois t’étonner qu’ils m’aient donné un stylo après l’incident avec l’œil du lieutenant chantant, hein ? Ben j’en n’ai pas ! D’ailleurs toi non plus je ne t’ais pas. J’aurai sûrement essayé de blesser un gardien avec des lames acérées de papier blanc. C’est à même mes veines, que je signe ma dernière chronique morbide…je ne vais pas tarder à mourir d’hémorragie. Quelle douce fin !

 

Sur ce mur dont les pierres ne se tourneront pas, il y aura ses derniers mots transmis par moi pour l’humanité…

 

Tous autant que vous êtes…J’aurai aimé vivre assez longtemps pour vous tuer.

 

Rendez-vous en Enfer bourreaux, celui qui tue sera tué…moi je vous survivrai !

 

Une rose sans épines, sans parfum, sans boutons n’est qu’un tas de feuilles !

 

La psychopat(h)e à la hache (sans ‘’h’’)

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