mercredi, 24 octobre 2007

Gustative date

Euh, voilà, la plupart des faits divers découlent d’une maladresse, d’une stupidité, ou d’un hasard malheureux, ou du doigt divin, mais en général c’est plutôt la stupidité du hasard malheureux à cause de la maladresse du doigt divin…Où je veux en venir moi…Ah oui, ma prochaine chronique. Dans un genre particulier, je prends mon maillet cette fois pour vous évitez de finir dans mes prochaines chroniques avec une fourchette dans l’œil (ou ailleurs !).

 

Gustative date (ça veut pas dire que vous pouvez vous lancez dans le cannibalisme) à l’intention des maladroit(e)s.

 

J’imagine que je suis pas la seule qui n’arrive pas à manger sans nourrir le sol ou ma belle robe toute neuve et toute propre après avoir essayé de ne mettre que la première bouchée dans mon réceptacle à connerie, donc voilà la liste des restaurants à ne pas faire lors des premiers rendez vous galant (oui, si vos amis viennent au restaurant avec un parapluie, un rouleau de sopalin et des vêtements de rechanges à votre taille, c’est plus un hasard !).

 

L’asiatique (ou tout les restaurants où l’on vous propose d’échanger vos couverts contre des baguettes tellement pratiques !).

Pourquoi ? Fermez les yeux, imaginez vous. Les soushis arrivent, vous empoignez  les choses droites et fermes entre vos doigts tremblant et en vous contorsionnant, vous tentez de…non, vous perdez le petit truc rond qui se déroule au milieu du plat. Quand enfin vous arrivez à garder dans les griffes acérés des baguettes votre pauvre reste de nourriture, c’est au moment de le porter à la bouche que vous ne savez plus comment tourner votre main, poignet, bras pour atteindre les lèvres sans vous éborgner. C’est enfin avec un soupir vaincu que vous attrapez votre fourchette et votre couteau une heure après avoir joué à ‘’si je t’attrape je te mords’’ avec le poisson crue (je vous raconte pas quand il faut manger le riz grain par grain pour ne pas finir en rizeraie. Rizeraie ? Il existe ce mot ?). Bien sûr, vous n’essayez pas la sauce, manquerez plus que vous tiriez la langue en vous écriant : « trop salé, trop salé, de l’eau, de l’eau ».

Pendant ce temps, votre prétendant c’est pris un bon fou rire au mieux, se cache derrière la carte au moyen, c’est carrément barré pendant que vous observiez l’intérieur de votre nourriture massacrée au pire.

Bilan : ça dépend du mec en fait (ou de la fille) mais vous vous sentez stupide

 

Le mexicain. (Ou tout restaurant où mangez avec les doigts c’est tellement mieux !)

Pourquoi ? Que vous preniez les burritos, les tacos, ou les enchilladas…vous en aurez de partout de toute façon. Vous essayiez d’être délicat(e), vous prenez du bout des doigts, des petites bouchées et là…boum. Soit la crêpe rigide du tacos casse et votre assiette se remplit à nouveau (si vous avez pas d’assiette c’est le sol ou vos genoux), soit vous sentez doucement la sauce grasse, et qui sent fort,  glisser entre vos mains prises. Avec votre main libre, vous essuyez mais l’odeur persiste même après avoir vider le réceptacle à savon dans les toilettes (du coup en plus la personne après vous vous dévisage avec haine, les mains dégoulinantes). En plus vous avez du poulet, de la viande, de la salade, entre les dents. Pour sourire c’est pas top, mais comme vous ne vous apercevez pas avant de vous brossez les dents et que personne ne vous le dis, c’est avec une envie de vous terrer pour toujours que vous découvrez votre visage le soir avant de vous coucher ! Comble de tout vous avez des relents de…c’est quoi cette espèce de plante verte qu’ils ont jetés dans les tomates, non c’est pas du basilic !...et au moment du baisé vous avez les dents qui baignent.

Votre partenaire potentiel ? Clean ! Rien, pas une mèche de travers, de main graisseuse, à se demander s’il n’a pas juste balancé discrètement la nourriture pour vous faire perdre la face.

Bilan : Parfois l’autre ne calcule rien, mais vous vous savez !

L’italien. (Ou le restaurant à pâtes et pizza)

Pourquoi ? Y’a que dans La belle et le clochard que c’est romantique de partager un plat de pâtes en y enfournant la tête dedans ! Bon, nous on choisit les couverts on est civilisé ! Pourtant on finira quand même le visage barbouillé de sauce tomate, avec un air niai qui n’est mignon que quand on a cinq ans ! Avec les spaghettis, on aspire très élégamment dans un bruit de sussions des plus chiques, manquerait plus qu’on ne tourne pas les oreilles en même temps, ou bien on les fait tourner autour de la fourchette. Ca, c’est classe ! Y’en a toujours trois fois trop alors on faillit s’étouffer à chaque fois ou alors la moitié retombe dans l’assiette. Quand on choisit la pizza, la main devient graisseuse, on ne sait jamais dans quel sens la prendre et notre mâchoire claque dans le vide au point de finir avec de la sauce sur le nez. Et puis le pain à l’ail c’est pas non plus l’idée du siècle ! Même si l’autre n’est pas un vampire, je vous le souhaite, vous aurez le goût dans la bouche toute la soirée et lui l’aura dans le nez !

Lui, s’il vous suit, tant mieux, mais en général il a l’habitude de ce restaurant puisqu’il vous y amène !

Bilan : Votre prétendant peut avoir manger du pain à l’ail aussi, c’est cool, vous pourrez vous asphyxié mutuellement !

 

Le français. (Ou le restaurant aux milles couverts qui servent a rien).

Pourquoi ? Refaire Pretty Woman, ça peut tourner au désastre (sauf si vous êtes une ancienne prostituée !). Les prix sont exorbitants (enfin vous payez pas), les portions minuscules et  en plus la carte vous fait peur. Les escargots ? On attrape la pince, on essaie de tenir et…y’a plus d’escargot ! Là, le maître d’hôtel vous assassine du regard. Et si vous ne faites pas voler la pauvre bête (ahah ! si je la prends avec les mains elle volera pas, mais vous toujours autant les mains grasses) il faut la faire sortir de sa coquille ! « Petit, petit », ça marche pas ! Ca marche plus, vous savez qu’il est mort, hein ? Les français ne sont pas si barbare…les cuisses de grenouille ! Nous revoilà avec l’ail, et les petits trucs verts entre les dents ! Chouette !

Evidement, lui ça le fait rire que vous fassiez voler les coquilles à travers le restaurant, sauf quand celle-ci lui atterrie en pleine tête !

Bilan : tous les autres clients viennent vous rendre votre bien, le restaurant est dévasté ! Vous vous excusez toute rouge et emmenez votre ami à l’hôpital.

 

L’américain. (Ou…si si y’a des restau américains, on appelle ça fast food !)

Pourquoi ? Déjà parce que sauf si vous êtes une adolescente boutonneuse, un premier rendez vous au Macdo c’est pas hyper romantique entre les chiards et les obèses (pardon mais c’est vrai !). Ca coule de partout, vous avez l’air d’une goinfre ! En plus y’a des oignons ! Ok, ok c’est conviviale de partager ses frittes et sa sauce…la graisse du steak qui glisse le long des mains cette fois c’est fait exprès, sorte de tradition, et un bon rot après la dernière lampée de coca est de mise !

Au moins là, il agit exactement comme vous, un joyeux couple de cochon, c’est mignon !

Bilan : vous rêvez vraiment de sortir avec Peter Griffin ?

 

 

Je crois que j’ai tout dis cette fois (éviter aussi les restaurants ou l’on sert du couscous, c’est délicieux, oui, mais les concours de crachage de semoule, c’est pas glamour)…Vous pouvez choisir de ne pas suivre mes conseils, après tout qu’est ce que j’en sais ?! Et attendant le retour d’une chronique normale…voilà la recette de la semaine :

 

 

La mousse au chocolat.

Il faut : 125 grammes de chocolat

4 œufs (séparés le blanc du jaune)

Une bouteille de kirsch (…aïe ! quoi c’est très bon la cerise et le chocolat)

 

On commence par vider la moitié de la bouteille de kirsch dans son gosier. On sépare les blancs des jaunes (oui je l’ai déjà dis, je vérifiais si vous suiviez) pour battre les blancs en y ajoutant une pincée de sel (non pas la salière !) et puis remuer les jaunes avec une fourchette (c’est plus sadique comme ça). On fait fondre le chocolat (pas au chalumeau !) et on remut bien en incorporant les jaunes. Vite faut pas que le chocolat refroidisse ! On ajoute le blanc et la on va doucement pour pas que ça devienne liquide. On y laisse dans le frigo jusqu’à…ce qu’un crétin l’ouvre et enfourne son doigt dans le plat ! Ah, oui, à la dernière étape, on boit vide un quart de la moitié de notre bouteille dans le plat et on siffle le reste pour pas le perdre ! Et voilà vous pourrez déguster quand vous aurez finit de vomir !

 

Euh, à cause d’une question de…goût…je me vois obligée de supprimer, censurer, toutes les étapes contenant de l’alcool…donc voilà de nouveau la recette ! Cuisiner à jeun, c’est plus sain (c’était un message de l’Association Contre la Dépravation Chocolatière ) :

 

La mousse au chocolat.

 

Il faut : 125 grammes de chocolat

4 œufs (séparés le blanc du jaune)

 

La cinglée au maillet.

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