lundi, 05 novembre 2007

Imbéciles! (je suis de retour!!!)

Cela faisait déjà plusieurs mois, peut être même un an, que je sommeillais en elle, supportant tant bien que mal ses états d’âme et sa voix de miel.

Parfois du bout de ma hache absente, je la titillais. Rien n’y faisait, toujours elle demeurait souriante. Pourtant je la sentais bouillir au plus profond d’elle-même dans cette partie sombre de son esprit où je m’étais terrée en arrivant.

Je crois que c’est pour que je l’aie choisie après mon exécution, parce que sous ses airs de fille calme se cache une boule de nerf digne de mes plus beaux dessins, mes plus beaux crimes.

Alors j’attendis patiemment qu’elle m’invite à l’action. J’attendis longtemps car rien ne semblait la faire exploser entièrement jusqu’à ce que…

Touché à son sommeil, c’est coupé la dernière parcelle de son amour pour l’humanité. Ils ne l’ont pas réveillés non, et pourtant c’est déjà un exploit de survivre dans ce cas là, ils l’ont empêchés de dormir ! Les hommes sont stupides et attaquer des travaux à huit heures du soir, c’est l’apothéose de leur intelligence décadente ! Les continués durant toute la nuit, ça c’est carrément suicidaire…meurtrière ! Evidement, quand enfin elle s’est résolut à se lever, les yeux cernés jusqu’au nombril, un hurlement m’a arracher à ses entrailles :

« Je vais les massacrer ! ».

Elle ne l’a pas fait, moi si. Oh, douce hache où es tu maintenant, toi qui tant de fois a servie mes plus vils actions ?

J’ai fait ça vite et bien, à l’Américaine ! *Bruit de fusil à pompe*. J’ai tiré dans le tas de ces beaux mâles ! Soudain ce n’était plus elle, mon hôte, qui contrôlait ce corps chétif, mais moi, la psychopathe ! J’étais revenue ! Etrangement, je la sentais jubiler intérieurement ! Une fois mon chargeur déchargé, je crus que ma soif de crimes était enfin apaisée. Les corps reposaient à mes pieds, je les jetais dans le trou qu’ils avaient creusé toute la nuit. A cette heure-ci, personne n’osa venir voir. Dommage ! J’aurai bien pris un petit dessert à coup de tracteur !

Je crois que c’est la qu’elle l’a vu, le survivant ! Ni une ni deux, elle est montée dans le 4x4 et a mis le contact. La musique à fond, des comptines pour enfants, effrayantes, qui me filèrent des poussées d’adrénalines, elle recula sur lui puis avança sur le tas de mort. Le sang gicla, le sang farda le pare-brise qu’elle nettoya d’un geste gracieux du poignet. Puis elle prit la route en sifflotant la chanson de Gali l’Alligator.

Je crois que je suis amoureuse !

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