jeudi, 29 mai 2008

American woman?? No...a gorgeous french bitch !!

J’écoute la même chanson en boucle, celle que ma petite nympho intérieure (pitié pas de censure, on en a toute une dans la tête les filles, même si elle se planque) voudrait que je chante et applique…et là, je me dis…qui suis-je ?

Pas celle d’hier, pas celle que je voudrais être…moi, maintenant !!?!!

 

J’arrive à garder la décence de la jupe pas trop ceinture, j’arrive à garder le contrôle de mes allumage de mec (sauf si j’ai un verre dans le nez, mais j’avoue que malheureusement oui, je n’éteins plus le feu de ceux qui me regardent de trop près), j’arrive à garder ma double personnalité de garce nymphomane, de pétasse machiavélique, de manipulatrice sans scrupules, la plupart du temps bien enfermé dans mon inconscient, mes rêves et surtout ma tête.

Seulement voilà…Aujourd’hui, je me trouve belle et je m’aime. Je suis heureuse d’être moi, parce que j’aime ce que je suis. Vantardise ? Et alors ? Faudrait que je sois une sainte ni touche pour être quelqu’un de bien ?

Tant pis.

 

Tout à l’heure en parlant avec ma sœur sur Internet, je lui ai demandé innocemment, un peu peureuse, non pas peureuse…incrédule, si elle savait combien convertir la taille 5 américaine pour les pantalons en taille française. Bien sûr, elle ne savait pas mais j’ai cherché et j’ai crut deviner que c’était le 36. La taille que je disais pour anorexique. Et je lui ai avoué sur la pointe des pieds (car le problème de poids et de taille de pantalon est toujours délicate avec certaine fille) que j’entrais à l’aise dans cette taille maintenant. Que j’avais encore perdu du poids depuis février où la taille 7 (38) était celle dans laquelle j’étais à l’aise (aujourd’hui on aurait pu y entrer à deux)…j’ai même demandé à une copine si j’avais un cul à entrer dans du 36, apparemment oui. Bref, ma sœur me félicite, vraiment contente pour moi (c’est fou comme ma sœur me semble mature, mûre depuis que je suis là) et je lui ai avouer que si cela m’angoissais depuis maintenant près de dix mois cette perte de poids qui ne s’arrête pas, c’était parce que j’avais toujours été une petite boule. Et elle m’a répondu : « Ben oui mais la petite boule est devenue une femme ! ». Et c’est devenu un peu plus clair : la peur de reprendre du poids en rentrant en France, elle vient du fait que j’aime ce que je suis devenue physiquement, j’ai atteins mon idéal, pas parfait mais idéal. Mais l’histoire de la petite boule…je ne suis plus une petite boule…je ne peux plus me cacher derrière ma graisse…les regards se retournent sur moi dans la rue, y’a même des mecs qui passent la tête par leur voiture à s’en faire des torticolis…

 

Vous savez, le complexe de l’ancienne moche. Sauf que pour le coup, c’est juste moi qui ne voyais pas que j’étais belle, non…magnifique !! Oui, je deviens futile, oui je me vante…je me mets en avant…I show off…mais j’ai tellement été persuadé d’être un vilain canard, que l’on ne pouvait m’aimer que pour mon esprit et mon humour, ce moyen de défense derrière lequel je me cache…Aujourd’hui le miroir m’envoie des compliment qui me tire toujours des « oh putain » (ya pas de miroir dans ma chambre, celui de la salle de bain n’est pas entier alors en général c’est dans le salon que je m’observe, quand je suis seule alors c’est pas souvent), mes vêtements des « c’est pas possible » et les gens dans la rue des envies de tordre du cul. Aujourd’hui je n’ai plus envie de me cacher.

 

Petit à petit au pays des ricains, au fur et à mesure que j’apprenais à m’habiller avec classe et élégance (une classe et une élégance customisées), je me suis découverte. Comme les vraies américaines, je fais des manucures (pas tout le temps non plus), du shopping (je vais pas chez le coiffeur ici, je préfère rater ma frange toute seule), je soigne ma peau, je sors rarement mal habillé, même pour juste amener la gosse à l’école, surtout, surtout, je ne refoule plus celle que je suis : la princesse guerrière de mes rêves.

 

Je suis une survivante, je suis forte, je suis belle, je suis hargneuse et combative, j’aide les autres sans pour autant m’oublier (même si parfois j’ai dû mal avec le syndrome de superman, aujourd’hui je deviens plus égoïste pour mon propre bien), je suis fière mais fidèle (comme les chiens) je me débrouille souvent seule, je…je…je suis moi.

Une gentille garce. J’ai mauvais caractère mais je suis arrangeante, je m’adapte mais je ne m’écrase pas longtemps, je sais ce que je veux (même si ma mère dit que ce n’est pas vrai parce que je change d’avis à propos de mon avenir comme de chemise) et ce que je veux :

 

ETRE HEUREUSE.

 

 

Aujourd’hui, j’ai l’impression de l’être. Je n’ai toujours pas de jules, j’aime toujours pas mon travail, je ne me fais pas à l’idée de devoir passer presque un an en France avant de pouvoir m’échapper encore dans un autre pays, je suis une lunatique qui va sûrement refaire des dépressions insignifiantes mais magistrales, je me sens toujours seule et vulnérable, peureuse…mais je suis heureuse. Heureuse d’être belle, heureuse d’avoir mon sal caractère, heureuse de pouvoir me débrouiller seule, heureuse de ne pas avoir de destin définie et chronométré, heureuse d’être capable de prendre des risques, heureuse d’être spontanée, dynamique, heureuse d’enfin ouvrir les yeux et de me réconcilier avec moi. Je ne suis pas parfaite, je ne le serai jamais, et puis quoi ? Personne ne l’est. C’est déjà bien de se supporter et de se suivre soi même.

 

Je veux dire, je pourrai être quelqu’un de trop gentille que les autres prendraient pour un pigeon, je pourrai être une allumeuse manipulatrice qui ferait souffrir tous les hommes qu’elle rencontre, je pourrai être un jolie idiote, plus belle que moi mais bête comme mes pieds (quoique, mes pieds sont très intelligent), je pourrai être le genre d’adulte vraiment adulte, triste, condamné à renier leur enfance, mais non…je suis moi. Une contradiction, une révélation…je ne suis pas comme les autres, j’observe les autres et aujourd’hui, je me sens d’humeur à me laisser aller, à lâcher ma garde, à laisser ma double personnalité s’épanouir sans la censurer, sans la rejeter parce qu’elle n’est pas conventionnelle…bien sur, dans la limite de liberté et de bien être des autres…je ne suis pas un monstre…pas tout à fait.

 

Je ne sais pas si vous, vous me suivez, si vous comprenez…sans doute me prenez vous pour une pétasse, j’avoue que parfois le regard des autres est encore une sorte de lame acérée que je m’enfonce toute seule dans le cœur avant que les autres le fassent, mais je vais vous le dire, comme je le dis à mes connaissances qui en souffrent : les autres, j’en ai rien à foutre. Accepter celle que je suis, ou pas, je m’en fous !!! Vraiment !! Je tiens debout et fermement, et c’est tout ce qui compte !!

Parfois dans la rue, je chante aussi ça :


podcast

Commentaires

Oh Punaise!

Ecrit par : Solotourne | jeudi, 29 mai 2008

Quoi?!? Qu'est ce que j'ai dis, encore?!?

Ecrit par : peanuts | jeudi, 29 mai 2008

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