samedi, 31 mai 2008
[Néant]
Je me sens insignifiante, inexistante…une image sur un livre !
Etre belle ne m’a pas non plus rendue heureuse…pas totalement, pas complètement…que par bref passage, que par bref regard…quand quelqu’un semble me voir et puis…déjà je n’existe plus.
J’en aurai presque envie de pleurer…d’ailleurs hier soir en rentrant, j’avais vraiment envie, j’avais même envie de me faire agresser juste pour sentir que je ne suis pas invisible.
Je suis invisible.
Je peux passer des heures au milieu des choses en mouvement, sans qu’aucune ne m’emporte.
J’ai l'impression d'être au milieu de quelque chose de magnifique, en mouvement, si beau à observer, tellement beau, mais dont ne peux pas faire parti...parce qu'on m'y invite pas J’ai l'impression de ne pas avoir été invité à vivre
Je n’arrive pas à entrer dans la vie. Je veux dire…Je l’observe, j’observe les gens, des morceaux de la vie des inconnus, et j’espère juste, un mouvement vers moi. Mais je suis toute seule, j’ai toujours été toute seule.
J’ai l’impression que les autres, sentent que je me suis maudite de la même malédiction que mon héroïne, que l’on ne peut pas me toucher sans souffrir.
Et pourtant aujourd’hui j’ai besoin d’être touchée…je crois que même une paire de claque, physique, me ferait sentir vivante.
Je me sens fantôme, meuble…dans le passage !
On me contourne, je suis utilitaire.
I think we miss that touch so much that we crash into each other just so we can feel something.
J’aurai besoin qu’on me touche, qu’on me frôle, qu’on me touche…juste pour comprendre que je ne suis pas une machine, un spectre, animé de sentiments humains. Que je suis plus que le témoin, à la bouche cousue, de la beauté du monde.
J’ai toujours eut le sentiment que j’étais là pour regarder et me taire, pas bouger, ou juste pour avoir un autre point de vue…
Je sais pas…j’ai juste besoin…juste besoin de sortir du coma…juste…touchée et pas par la grâce divine, par un de mes semblables…même furtivement, même violement, même non intentionnellement, en s’excusant.
Pardon.
19:22 Publié dans Notes d'humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 30 mai 2008
Sell fish.
Je sais, je suis égoïste, égocentrique…qu’est ce que j’y peux ?!

18:16 Publié dans Notes d'humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Personne que je ne touche, personne que je ne sente…
C’est un sentiment étrange, que je ressens souvent, très souvent, trop souvent, en société…quand je suis entrain de parler avec des gens, que je suis interrompu, ignorée par ceux-ci, ou même quand mon point de vue est redirigé, refusé…je me sens seule. Je me sens seule en société.
Non pas que je sois insociable, que je n’aime pas les gens, que je ne me sente pas à l’aise avec eux…mais souvent dans les conversations, je me sens inférieure, comme ça, d’un coup.
C’est comme une routine qui s’installe, comme un vieux souvenir de collège, de lycée…devoir attendre le moment propice où mon interlocuteur reprend son souffle pour parler en empêchant les autres de le faire avant. Quelque chose de dérangeant, comme un imposition. Le silence de l’écoute des autres, quelques interruptions, parfois les remarques douteuses qui s’intègre et vole la parole, et puis quand c’est fini…on embraye. On s’écoute ? Je ne suis pas sûre. Je pense qu’on a besoin de parler, de se décharger…je veux dire, ne me connaissant pas suffisamment pour savoir que je suis une maladroite qui arrive à tomber des trottoirs, elles auraient pu avoir un air un peu désolée, inquiet quand je leur ai avoué que j’ai volé dans les escaliers vendredi. Non, a part celle que je connais depuis la France , une a rit et l’autre m’a dit sur un ton plat que si je bougeais mon doigt c’est qu’il n’était pas cassé…je ne suis pas stupide !!
Toute ma vie j’ai dû affronté des sensations comme ça, la sensation que les autres en ont rien à foutre de moi, quoi que je fasse…que ça fait toujours une bonne raison de se moquer de moi (après on se demande pourquoi je pratique le cynisme et l’auto bâche). Je ne brille pas en société. Je suis froide et observatrice, ne relevant la vraie moi que lorsque je suis sûre d’intéressée un peu la personne en face de moi. Sinon, sourire, courtoisie, phrases nominales, réponses bateau, mots de deux syllabes, presque onomatopées.
Après on se demande pourquoi je fais tout toute seule, pourquoi rester seule avec moi ne me fais pas peur. Non pas que je m’épanouisse quand je suis seule, mais au moins je m’écoute, je me comprends, je ne m’interromps pas.
Ce n’est pas général…je vous assure, c’est juste que ça fait dix mois que je suis là (enfin demain ça fera dix mois) et que les gens que j’ai côtoyés m’ont laissés cette impression de n’être qu’un coup de vent, une alternative à la solitude, la mienne, la leur…je sais pas. Je ne blâme pas les gens, j’ai des exigences qui me poussent peut être à être trop…trop. Mais personne n’aime se sentir inférieur, personne n’aime se retrouver dans l’ancien état d’esprit, celui qu’on avait au collège, celui qui nous fait nous méfier de tout et de tout le monde, celui qui nous donne envie de dire : j’ai besoin d’être seule, je veux laver mes cheveux, j’ai pas d’argent pour sortir…j’ai pas envie de te voir.
Non, je suis trop bien élevée pour ça. Et puis je les aime bien mes connaissances ici, mais ce n’est pas du tout comme mes ami (e)s en France. Même après autant de temps à faire connaissance. Le pire c’est que la personne avec laquelle je suis le mieux ici, c’est celle que je vois le moins souvent, mon ukrainienne…sans doute parce qu’elle n’est pas bavarde mais qu’elle adore écouter (elle me l’a dit).
Moi ce que je voudrais, c’est courir dans les bras de mon jumeau, de ma mamour, pour leur dire dans une diarrhée verbale rapide et emmêlée toutes les choses magnifiques, merveilleuses que j’ai accomplis ici, leur dire combien ils m’ont manqué et que j’aurai aimé qu’ils soient là.
Je suis une solitaire, je m’en rends compte. J’apprécie de me retrouver toute seule quand l’agitation autour de moi a cessé. J’aime être seule et un peu flippée dans une grande maison vide…me réveiller au milieu de la nuit parce que mon colocataire rongeur c’est barré de sa cage (même mon hamster carnivore me manque). Pourtant j’apprécie aussi de me retrouver au milieu de la circulation, de mes amis, ne plus savoir où regarder, qui écouter, alors les écouter tous, leur répondre à tous, sourire, me perdre avec eux car savoir que je ne le suis pas vraiment…mener mon petit monde, avoir une opinion qui compte…avoir une voix qui porte…et aussi un peu cet égocentrisme de savoir que mon caractère de cheval de tête peut s’exprimer. Ici je n’organise pas, j’écoute, je me tais, je compatis, je me tais. Je ne peux pas montrer que je suis heureuse malgré mon travail chiant, je ne peux pas montrer que j’aime mon corps, enfin, parce qu’elles font des régimes de titans pour perdre trois grammes pendant que moi je mange ce que je veux quand je veux, parce qu’elles se trouvent trop grosse, je ne peux pas exprimer profondément et clairement mon non envie de rentrer, parce qu’elles m’envient d’avoir presque terminé. Elles ne comprennent pas mes idées si changeantes, la raison pour laquelle je ne me sens pas chez moi dans mon pays, que je ne veux pas y vivre, que j’ai soudainement réprimé mon envie de revenir ici pour l’Australie, comme elles ne comprendraient pas que si l’occasion se présentait, je resterai ici, que tout ce qui m’arrête c’est que je ne veux pas passer ma vie à être nounou, femme de ménage, etc.
Parce qu’elles me répètent qu’elles n’ont pas ma force, qu’elles ne pourraient pas aller seule en vacances (pourtant elles sont si réceptives quand je leur demande de m’accompagner à New York une dernière fois, que je finis par croire que je ne peux pas tout faire toute seule mais que je DOIS faire tout toute seule, du moins ici, au pire toute ma vie), qu’elles ne peuvent pas suivre mes conseils parce qu’elles veulent pas passer pour la méchante…
Avec elles, je me sens merdeuse, inutiles, j’ai l’impression d’être une présence, vous savez genre la copine de truc : « on peut pas inviter truc sans l’inviter elle aussi ». Je lance les idées, elles les trouvent bonne mais la pratique semble vouloir se faire sans moi. Ici, je me sens mieux quand je suis seule !!
C’est simple. Je me sens bien quand je suis seule, parce que je n’ai pas à faire semblant, à faire des compromis qui me compromette, jouer à celle que je ne suis pas. Dire « les autres on s’en fout » à un par terre de « chut, moins fort tout le monde nous regarde »…merde !! Est-ce que c’est mon genre de fermer ma gueule ? Non.
J’ai hâte de partir seule en vacances, j’ai hâte de voir ma copine ukrainienne, j’ai hâte de rentrer en France et montrer qui je suis devenue à ma famille, mes amis…les serrer dans mes bras et voir ce que eux sont devenues…j’ai hâte de terminer mon travail ici…j’ai hâte de tout, sauf de devoir recommencer à fermer ma gueule juste pour rebondir, parce que je les aime bien et que c’est toujours bon de rire un peu, et se taire beaucoup que pas du tout.
Je suis peut être pas si sociable que ça en fin de compte…trop froide, trop fière, trop vulnérable en société…ça ira mieux quand enfin j’aurai retrouvé les mains amicales qui m’aidaient à faire le chemin…celles qui, même quand elles ne me comprenaient pas, m’accepter sans me rabaisser…en attendant, je vais accrocher un sourire sur mes lèvres, un peu plus de force dans mon cœur et faire preuve d’une suprême indifférence qui me rendra aux yeux de certains suprêmement frigide…comme toujours.
Peanuts, si je me confie trop à ce blog, c’est que je ne trouve plus de personne à qui parler de se que j’ai vraiment besoin de dire. Mais je sais qu’il n’y a que moi à blâmer.
01:10 Publié dans Notes d'humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 29 mai 2008
American woman?? No...a gorgeous french bitch !!
J’écoute la même chanson en boucle, celle que ma petite nympho intérieure (pitié pas de censure, on en a toute une dans la tête les filles, même si elle se planque) voudrait que je chante et applique…et là, je me dis…qui suis-je ?
Pas celle d’hier, pas celle que je voudrais être…moi, maintenant !!?!!
J’arrive à garder la décence de la jupe pas trop ceinture, j’arrive à garder le contrôle de mes allumage de mec (sauf si j’ai un verre dans le nez, mais j’avoue que malheureusement oui, je n’éteins plus le feu de ceux qui me regardent de trop près), j’arrive à garder ma double personnalité de garce nymphomane, de pétasse machiavélique, de manipulatrice sans scrupules, la plupart du temps bien enfermé dans mon inconscient, mes rêves et surtout ma tête.
Seulement voilà…Aujourd’hui, je me trouve belle et je m’aime. Je suis heureuse d’être moi, parce que j’aime ce que je suis. Vantardise ? Et alors ? Faudrait que je sois une sainte ni touche pour être quelqu’un de bien ?
Tant pis.
Tout à l’heure en parlant avec ma sœur sur Internet, je lui ai demandé innocemment, un peu peureuse, non pas peureuse…incrédule, si elle savait combien convertir la taille 5 américaine pour les pantalons en taille française. Bien sûr, elle ne savait pas mais j’ai cherché et j’ai crut deviner que c’était le 36. La taille que je disais pour anorexique. Et je lui ai avoué sur la pointe des pieds (car le problème de poids et de taille de pantalon est toujours délicate avec certaine fille) que j’entrais à l’aise dans cette taille maintenant. Que j’avais encore perdu du poids depuis février où la taille 7 (38) était celle dans laquelle j’étais à l’aise (aujourd’hui on aurait pu y entrer à deux)…j’ai même demandé à une copine si j’avais un cul à entrer dans du 36, apparemment oui. Bref, ma sœur me félicite, vraiment contente pour moi (c’est fou comme ma sœur me semble mature, mûre depuis que je suis là) et je lui ai avouer que si cela m’angoissais depuis maintenant près de dix mois cette perte de poids qui ne s’arrête pas, c’était parce que j’avais toujours été une petite boule. Et elle m’a répondu : « Ben oui mais la petite boule est devenue une femme ! ». Et c’est devenu un peu plus clair : la peur de reprendre du poids en rentrant en France, elle vient du fait que j’aime ce que je suis devenue physiquement, j’ai atteins mon idéal, pas parfait mais idéal. Mais l’histoire de la petite boule…je ne suis plus une petite boule…je ne peux plus me cacher derrière ma graisse…les regards se retournent sur moi dans la rue, y’a même des mecs qui passent la tête par leur voiture à s’en faire des torticolis…
Vous savez, le complexe de l’ancienne moche. Sauf que pour le coup, c’est juste moi qui ne voyais pas que j’étais belle, non…magnifique !! Oui, je deviens futile, oui je me vante…je me mets en avant…I show off…mais j’ai tellement été persuadé d’être un vilain canard, que l’on ne pouvait m’aimer que pour mon esprit et mon humour, ce moyen de défense derrière lequel je me cache…Aujourd’hui le miroir m’envoie des compliment qui me tire toujours des « oh putain » (ya pas de miroir dans ma chambre, celui de la salle de bain n’est pas entier alors en général c’est dans le salon que je m’observe, quand je suis seule alors c’est pas souvent), mes vêtements des « c’est pas possible » et les gens dans la rue des envies de tordre du cul. Aujourd’hui je n’ai plus envie de me cacher.
Petit à petit au pays des ricains, au fur et à mesure que j’apprenais à m’habiller avec classe et élégance (une classe et une élégance customisées), je me suis découverte. Comme les vraies américaines, je fais des manucures (pas tout le temps non plus), du shopping (je vais pas chez le coiffeur ici, je préfère rater ma frange toute seule), je soigne ma peau, je sors rarement mal habillé, même pour juste amener la gosse à l’école, surtout, surtout, je ne refoule plus celle que je suis : la princesse guerrière de mes rêves.
Je suis une survivante, je suis forte, je suis belle, je suis hargneuse et combative, j’aide les autres sans pour autant m’oublier (même si parfois j’ai dû mal avec le syndrome de superman, aujourd’hui je deviens plus égoïste pour mon propre bien), je suis fière mais fidèle (comme les chiens) je me débrouille souvent seule, je…je…je suis moi.
Une gentille garce. J’ai mauvais caractère mais je suis arrangeante, je m’adapte mais je ne m’écrase pas longtemps, je sais ce que je veux (même si ma mère dit que ce n’est pas vrai parce que je change d’avis à propos de mon avenir comme de chemise) et ce que je veux :
ETRE HEUREUSE.
Aujourd’hui, j’ai l’impression de l’être. Je n’ai toujours pas de jules, j’aime toujours pas mon travail, je ne me fais pas à l’idée de devoir passer presque un an en France avant de pouvoir m’échapper encore dans un autre pays, je suis une lunatique qui va sûrement refaire des dépressions insignifiantes mais magistrales, je me sens toujours seule et vulnérable, peureuse…mais je suis heureuse. Heureuse d’être belle, heureuse d’avoir mon sal caractère, heureuse de pouvoir me débrouiller seule, heureuse de ne pas avoir de destin définie et chronométré, heureuse d’être capable de prendre des risques, heureuse d’être spontanée, dynamique, heureuse d’enfin ouvrir les yeux et de me réconcilier avec moi. Je ne suis pas parfaite, je ne le serai jamais, et puis quoi ? Personne ne l’est. C’est déjà bien de se supporter et de se suivre soi même.
Je veux dire, je pourrai être quelqu’un de trop gentille que les autres prendraient pour un pigeon, je pourrai être une allumeuse manipulatrice qui ferait souffrir tous les hommes qu’elle rencontre, je pourrai être un jolie idiote, plus belle que moi mais bête comme mes pieds (quoique, mes pieds sont très intelligent), je pourrai être le genre d’adulte vraiment adulte, triste, condamné à renier leur enfance, mais non…je suis moi. Une contradiction, une révélation…je ne suis pas comme les autres, j’observe les autres et aujourd’hui, je me sens d’humeur à me laisser aller, à lâcher ma garde, à laisser ma double personnalité s’épanouir sans la censurer, sans la rejeter parce qu’elle n’est pas conventionnelle…bien sur, dans la limite de liberté et de bien être des autres…je ne suis pas un monstre…pas tout à fait.
Je ne sais pas si vous, vous me suivez, si vous comprenez…sans doute me prenez vous pour une pétasse, j’avoue que parfois le regard des autres est encore une sorte de lame acérée que je m’enfonce toute seule dans le cœur avant que les autres le fassent, mais je vais vous le dire, comme je le dis à mes connaissances qui en souffrent : les autres, j’en ai rien à foutre. Accepter celle que je suis, ou pas, je m’en fous !!! Vraiment !! Je tiens debout et fermement, et c’est tout ce qui compte !!
Parfois dans la rue, je chante aussi ça :
03:00 Publié dans Notes d'humeurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 25 mai 2008
Le con.
Par respect pour mes host, je ne leur dirais pas ce que j’ai pensé de leur ami, mais à vous je peux le dire, j’ai un radar à con et là, l’alarme a hurlé à me rendre sourde.
Vendredi soir, après mettre allongée dix minutes sur mon lit après avoir prit un advil, je suis descendue dans la cuisine faire la salade que ma host m’avait demandé de faire. De toute façon je devais travailler et les filles jouaient dans un coin (non en fait la grande faisait la gueule pourrissant la soirée des deux petites filles qui voulaient jouer avec elle) donc je me suis attelée au coupage de poivrons.
Il est venu prendre du vin dans la cuisine (ici tes invités peuvent même se servir dans ton frigo), parce que les bouteilles étaient sur la table. Mes host étaient partis à droite à gauche…Je me suis tournée vers lui, le vieux qui me regardait de haut. J’ai eut l’impression d’être ‘la bonne espagnol’. J’ai essuyé mes mains sur un chiffon pour me présenter et lui serrer la main, comme à l’usage ici. Il m’a dit son nom avec un froid polaire. Qui êtes vous ? Etes vous ici pour aider… ?
En gros, j’avais compris juste…il me prend pour la bonne ! « I’m the au paire ! ». Ohhh !!
J’ai pu lire dans ses yeux quelque chose entre « Quelle différence ? » ou « C’est encore pire ! ». Le couteau près de ma main aurait pu être tentant, mais bon…je ne vais pas me faire chier pour un con…
« Et vous rentrez quand ? Et vous allez faire quoi en rentrant ? ». Moi, diplomate parfois, réponds que je vais sûrement trouver un travail. Et là, il me dit d’un ton hautain : « Something more useful !! ».Et là j’avoue que je me demande encore s’il a dit useful ou useless mais la logique voudrait qu’il m’ait dit « Quelque chose de plus utile » plutôt que « Quelque chose de moins utile ». !
Pauvre con !!
Bien sûr, en voilà encore un qui croit que le travail d’au paire, à l’égal d’une femme au foyer, n’est pas un travail ! Encore un qui n’a aucune idée de la responsabilité et du stress que c’est de s’occuper d’enfants toute la journée ! Parce que si personne ne le fait, on sait tous comment ça se finit…
Enfin, bref…
Je termine ma salade en l’écoutant parler avec un autre invité. En fait, la cuisine se retrouve vite cernée par des mecs qui discutent, pendant que les femmes regardent la télé dans le salon…j’ai raté quelque chose ?!?...ils parlent comme si je n’étais pas là, mais je comprends tout ce qu’ils disent, mon sourire parfois le confirme au con qui s’excuse de son langage. Je pense que se doit être le genre de mec qui se croit vieux dandy, mais qui sont plutôt ringard, vieux jeu et…con !
Pardon si je lui manque de respect, si je manque de respect à mon aîné qui me regarde comme une merde juste parce que j’ai la vingtaine et que je suis pas américaine !
Bon après différente péripétie festive d’un ennuie mortelle…on passe à table. Je les rejoins un peu tardivement à cause des enfants…la petite voulait pas manger seule, les autres étaient pas sympa avec elle alors je suis restée avec elle…les conversations fusent. La bonne petite au paire française (y’en a un qui m’a demandé si je parlais français…ses amis lui ont répondu quelque chose comme « évidement andouille, elle est française » et ça m’a fait rire !!) a suivit les conversations et elle a même réussi à s’y infiltrer avec brio. L’insolence de la jeunesse.
A un moment, une des invités lance une petite bâche, gentillette entre amis, à mon con. Je rigole avec elle, comme tous. Il se tourne vers moi, hautain et me demande si mon anglais est assez bon pour suivre la conversation. Avec un sourire victorieux, je lui réponds oui. Non, mon coco, je ne comprends pas tout mais hooker, c’est pas du chinoix pour moi !! Mouché deux fois et subtilement…
Bon, malgré tout, j’ai tenu a ne pas m’attarder après le gâteau (mon dieu, un des invités à fait un gâteau quatre étages au chocolat avec glaçage au marshmallow dessus et entre les couches…un régal !!) parce que le voir me donnais des envies de meurtre et la politesse voulait que je reste parfaitement calme et diplomate, au risque de lui faire croire que j’étais débile ou juste que je ne comprenais rien de leur bouillie patate chaude, et je suis montée dans ma chambre regarder les Simpson avant de m’endormir.
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vendredi, 23 mai 2008
I can feel the bad day...
Où alors c'est la fatigue qui parle...
Il est neuf heures du matin à l'instant où je vous parle. Ce matin à cinq heures j'ai été réveillée par des petits pas dans le couloir et un hurlement "Maman, maman!". A cinq ans, c'est normal de reveiller toute la maison pour un caprice (non c'était pas une voix larmoyante ou genre ''j'ai fait un cauchemard" c'était une voix, je suis réveillée, donc maman et toute la maison doit s'occuper de moi...), oui c'est normal!!! A six heures trente (comment je me suis rendormie? sans doute mal vue mon état actuel) nouveau hurlement. Je sais pas vous mais moi quand je me reveille définitivement en pensant: "Je vais la cogner!" c'est que la journée va être lourde et longue.
Bon, quelques heures plus tard, j'ai déposé la grande et j'arrive à l'école de la petite. Bien sûr, ils ont mis des interdictions de stationner partout alors on se gare devant car on veut pas tourner pendant dix heures pour juste éjecter la gosse...je reviens en courant, la policière qui fait la circulation me dit que ses collègues vont pas tarder pour aligner les PV. Bon...je cours, j'arrive le policier est au niveau de ma voiture, je monte, je démarre...je vérifie quand même qu'il ne va pas m'arrêter, le délit de fuite c'est pas mon truc! Il me laisse me dégarer, et partir...coup de bol...et si...et si, c'est pas si bon...et s'il décidait de l'envoyer chez moi, le PV? Ils peuvent faire ça??
J'arrive dans ma rue. Un gros camion des eaux est garé là, juste devant MON garage. De l'autre côté, un pick up (tiens hier j'ai faillie me faire écraser par un pick up!!) bon, je sais que je passe et...oui oui ma motte de beurre peut se faufiler entre les portes du camion ouvertes et le trotoir. J'ai rien touché, je suis garée parfaitement. J'arrête la voiture...qu'est ce que je suis douée!! (oui c'est fou ce que j'ai appris à faire avec les voitures ici).
Je rentre...le camion se barre, normal. Je mets la machine des filles en route. Crachement d'eau...ah non! pas une nouvelle coupure d'eau!! J'ai deux machines à faire tourner aujourd'hui!! Et puis j'en ai marre d'excpliquer aux filles que hurler ne fera pas que l'eau coulera plus vite et sans air entre temps!!!
J'ai mal à l'estomac là, tout de suite...ah non, c'est pas mal à l'estomac, c'est envie de vomir...je me sens super fatiguée...j'ai mis mes draps au sal...mais je vais aller m'allonger quand même, une heure, parce qu'être dans cet état à neuf heures et demi promet une longue journée!! En plus maintenant je sais que je vais gualerer pendant trois semaines, deux fois par jour, pour garer la voiture sur une place autorisée et ça court pas les quatres rues parallèles atennantes à l'école de la petite!!
(edit: à 10h30 quand j'ai eut fini ma sieste salvatrice, j'ai mis des chaussettes parce que j'avais froid et je suis descendue petit déjeuner. J'ai glissée sur une des marches, pas les premières, j'ai tout dévalée. Normal. J'ai bougé ma main qui me faisait mal. Je me suis relevée et je suis repartie...j'ai passé ma main sous l'eau froide, comme une habitude...le choc me fait sentir groguie, j'ai mal mais ça passera comme toujours, mon masochisme fait que je m'inquiête pas et puis...ma mère non plus alors...je vous avez dis: mauvaise journée...what's next?!?)
Tomorrow is a brand new day...too far from now!!
15:31 Publié dans Notes d'humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Comme les scouts...
Toujours prête !!!
Mais pas dans le sens que, comme le sous entendait mes copines au Starbuck, je doive toujours porter des sous vêtements coordonnés, toujours être parfaitement épilé au poil près, ou encore que je ne doive pas dormir en topless, de peur qu’en risque d’accident les pompiers ne me voient pas sous mon plus jour (d’un autre côté en cas de trauma crânien je préférerai que les pompiers remarque ma tête ensanglantée et pas l’association culotte du muppet show en coton avec soutien gorge beige en dentelle) mais plutôt dans le sens que je suis toujours prête pour un défi ou pour montrer à quelqu’un qu’il avait tort et que j’avais raison.
Je suis comme ça, j’ai un carafon de cochon, mes ami(e) s vous le diront !! (En plus je rime).
Aujourd’hui c’était face à une nouvelle au paire, une jolie petite blonde, fashion victime mais adorable, sacré carafon mais intelligente, de vingt ans qui a décidé que parce que j’avais passé un an dans une famille franco-iranienne à parler français avec les gosses et le plus clair de mon week end avec des compatriotes bien de chez moi, parce qu’aussi je n’avais pas cédé à l’inconditionnel (chez les au paire) cours d’anglais à Harvard, elle a décidé donc que je ne peux pas parler anglais, que je n’ai pas appris l’anglais.
Holly crap !! God know she’s not the only one, not even the first one !!
Alors quoi ?! Je vais laisser une fille que je connais même pas depuis un mois m’apprendre ce que j’ai appris (ou là, prise de tête cette phrase) en dix !!?!!
Non, je me prouve, et je prouve à celles à qui je parlais toujours en français, qu’elle a tort ! Enfin, elle ne m’a pas entendu, mais je me suis prouvée à moi-même que c’était vrai !! J’ai parlé en anglais avec mon autre amie française (qui elle craint de n’avoir rien apprit en six mois à force de gagatisé avec un marmot de sept mois). Et là, confirmation : presque plus d’accent français et une aisance dans le parlé. Mais cette amie là à une explication toute faite : pour elle, j’avais déjà un très bon niveau d’anglais avant de partir !
Damn it !! Why I always have to fight against stupid stereotype like that !!?!!
Donc personne ne s’est dit que c’était une question de volonté, d’adaptation au contexte, à la culture, au pays ?! Que mon cours de science social, de tango, que mes quatre mois en tant que seule française des clusters des environs y étaient pour quelque chose ?! J’étais nulle en anglais à l’école, au collège, au lycée. Je comprenais très bien, certes, je répétais et traduisais à mes voisins distraits, oui, je répondais aux questions rendant dingue les profs qui croyaient me poser des pièges…mais : je faisais du petit nègre, mes phrases ressemblaient à une bouillie pour édentés, mes copies étaient plus vide que le cerveau lobotomisé d’un mouche écrasée.
Si mon anglais est bon, imparfait mais propre à être parler couramment, humour comprit, c’est parce que je ne fais pas les choses à moitié : j’adore les films en VO, ici c’est le paradis, j’adore les comics, ici c’est le paradis…je lis en anglais (ok, toujours le même livre depuis un ou deux mois, le même Stephen King, chapitre par chapitre chaque jour) mais je lis en anglais, je parle avec les mamans anglophone à l’école, je parle avec la policière avant de traverser (je négocie avec ceux qui veulent mettre des PV à ma motte de beurre automatique), je parle avec les gens à l’école de danse des filles, au cours de piano, dans les magasins…(je me suis même faite draguer la seule fois où je suis allée en boite et il m’a dit que j’avais un très bon british anglais…bon depuis le british est devenu la patate chaude américaine).
Même mon jumeau dit que j’ai un accent américain maintenant…je veux dire, je baigne dans l’anglais, faudrait être con ou asiatique (oh mon dieu, le politiquement correct se fait la male…désolée mais les asiatiques ici sont ceux qui le parlent et le comprennent le moins, même les mexicains font mieux…ceci étant dis, je ne remets pas en doute l’intelligence des asiatiques !!) pour pas apprendre l’anglais ici.
Ok, ok, c’est con de faire une guerre pour si peu mais merde ! Ca fait dix mois que des filles qui passent leur temps à engueuler des enfants en anglais et qui pourtant ne savent utiliser que see ya parce que ça fait typique, me soutienne que je n’ai pas pu apprendre l’anglais avec une famille française, que j’ai pas pu savoir l’anglais sans prendre des cours ici alors que merde…I’m good at english !! I can even do ironic joke with it !!
Je veux dire, c’est pas pour me vanter, mais je vais me vanter : je maîtrise l’anglais !! On peut me laisser toute seule dans une pièce rempli d’américains, je ne me sentirai pas perdue, paranoïaque mais pas perdue. Je le comprends, je le pratique et j’ai eut besoin de personne pour ça !! Juste moi !
Encore une de mes victoires personnelles qu’on ne veut pas m’attribuer ! Est-ce que j’ai la tête de la fille qui n’arrive à rien ? Derrière mes yeux assassins, observateurs ? Est-ce que j’ai la tête de celle qui cède à la facilité, qui n’arrive pas à surmonter les défis ?
En tout cas, je n’en ai pas le caractère !! Bien trop combative, forte et hargneuse pour ça !!
Ceci étant dit…
I’m looking foward to see you again my friend. Take care of youself and have a beautiful night ! Peanut is in the house, USA, and she’ll never let it go !!
En fin de compte, non, je n’aurai jamais pu être scout !! Mais j’aurai aimé en faire des biscuits !!
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mercredi, 21 mai 2008
Presque la fin du nouveau départ...
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mardi, 20 mai 2008
N'avoue jamais...
Tout à l'heure, au volant de ma motte à beurre, je me suis dis:
"En fait, j'aime bien ma vie! Parfois elle est merdique et un peu dure, mais j'aime bien ma vie"
Et c'est vrai, j'ai une vie toujours en mouvement comme mon humeur, j'ai pas de chance mais je me débrouille pas trop mal avec l'équilibre bonne chose mauvaise chose, et même si parfois ça me déprime de vivre ainsi...je vais pas si mal...mais le fait que je sois une râleuse me force à ne pas trop admettre!! Prenez note!!
16:31 Publié dans Temps morts... | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Wah! C'est gore!!
« Je suis désolé Wendy, mais je n’ai aucune confiance en des êtres qui peuvent saigner pendant cinq jours sans en crever !! »
(Pardon, vieux restes de South Park…)
00:33 Publié dans hors catégories | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

