jeudi, 26 juin 2008
Politquement correct
Je ne sais pas si c'est elle qui ne m'aime pas
Ou moi qui ne l'aime pas
mais y'a un os.
Depuis le début je le sens
y'a comme un silence qui plane quand on est toutes les deux
une sorte d'amère hypocrisie
de bonne éducation face à l'animosité, l'éléctricité,
pour faire bonne figure face aux autres...
enfin, je m'en fous, on ne se verra bientôt plus du tout.
03:15 Publié dans Notes d'humeurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Matt Groening, ce génie…
- Of course I am, did you try getting mad without power ? It’s boring, no one listen to you ! »
(Les fans anglophones, anglophiles, ou courageux reconnaîtront)
Je veux le DVD du deuxième film de Futuramaaaaaaaaaa !!!!!
Déjà que je vais rater les deux prochains (on m’a suggérer de prendre un avion pour aller en Angleterre le chercher !!)
Je le veux ! Je le veux ! Je le veux ! (Comment ça taper du pied ne me fera pas l’avoir plus facilement ? d’oh !!)
(édit du lendemain: je n'arrive pas à le trouver ce putain de DVD!! Il y ait nulle part!! Je suis en mode fan hystérique, je le veux, je le veux, je le veux, je le veux...et je l'aurai pas avant le week end...ouin!! aaaaahhhh!!! ouin! c'est nulle!)
03:09 Publié dans hors catégories | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Histoire de point de vue.
Nous somme rentrés de la piscine depuis deux minutes, les filles ayant constatées que leur père est à la maison sont intenables. La petite s’immobilise devant le mur avant les escaliers. Son père est dans la cuisine, moi je suis en bonne voie de passer entre la petite et le fauteuil pour à mon tour aller dans la cuisine. Je la vois faire des petits mouvements de balancier, parfois on dirait qu’elle est déb…bref…
Tout à coup, inévitable, elle donne un grand coup de tête au mur. Un peu sonnée, un peu vexée, elle se tourne vers moi d’un air mitigé entre pleures et colère : « Le mur m’a tapé ! ».
L’accusation ridicule m’émeut et avec un sourire, la main sur sa tête brune, je dis : « Non, mon cœur, c’est toi qui a tapé le mur ! ». Elle se met à pleurer. Le papa, qui était sorti de la cuisine pour voir, la prend dans ses bras.
Il a un geste incontrôlable : fou rire.
Moi aussi, je pars…la petite pleure de plus belle. Je me bouche le nez pour m’empêcher de rire, mais j’ai dû mal.
Elle me rappelle moi…Le mur m’a frappé…
Oui moi aussi je suis victime des murs violents, des trottoirs méchants et des portes mal élevées ! Mais je crois que le plus drôle, c’est cette faculté à accuser le mur parce qu’on veut pas admettre que c’était stupide de penser qu’en frappant la tête dessus on n’aurait pas mal.
Décidément, j’adore cette gamine. Avec ses grands yeux marrons et ses réflexions tellement innocentes et franches…son regard sur le monde me donne tant l’impression d’avoir été comme elle à une époque…oui, oui, je sais qu’elle me ressemble.
C’est tellement étrange quand on sait que mon sang ne coulerait pas dans ses veines, même si je le voulais.
(rien à voir : je veux épouser mon host : en l’espace de deux minutes il m’a cité du young Frankenstein, il a rit avec moi des stéréotypes français dans les films américains, en plus il aime les comics, les films de super héros, les Disney et les films d’animations,…)
02:36 Publié dans Enfants ou non? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 25 juin 2008
Crétin!!
Je cherchais des images pour ma dernière note, des images de wonder woman: 
Et je suis tombée sur ça:
evidement je l'ai fais et voilà le résultat:
Tu es Supergirl
Fine, musclée et féminine.
Tu es honnête et contre toutes formes d’injustices
Hulk……………70%
Wonder woman..68%
Green lantern…..65%
Spider-Man…….60%
Batman………….60%
The flash…………60%
Superman………..50%
Robin …………..45%
Catwoman……….35%
Iron man…………35%
Je lui avais dis: pas de cap, pas athlète, pas acrobate! Bon, j'avais pas précisé pas blonde mais bon...
Remarque ça pourrait être pire, j'aurai pu être Hulk!! Et puis qui sait, j'ai peut être une chance de me tapper Superman version Lois et Clark!!!
02:58 Publié dans hors catégories | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Woman with balls
Encore une fois, le Brézil a bloqué le passage et je ne peux pas passer...à moins que...
Derrière à droite un tas de briques, je sais pas ce que mes host leur ont demander de construir mais...A gauche, un super 4x4 jeep noir. Au milieu, l'espace d'une voiture si on s'y prend bien.
J'en ai un peu marre de devoir aller parader devant cette dizaine de mecs bronzés qui rigolent grassement et parlent en portugais quand je leur demande de bouger avec le sourire. eux, ils se foutent de moi...forcement moi femme, eux mecs!! 
Un qui bosse, dix qui regardent. Faut bien tenir la pelle!
Ils veulent avoir un sujet de conversation?! Ben qu'ils racontent ça! Je recule, prudement, doucement mais sûrement...je suis entre les briques et le 4x4 sans en toucher aucun lorsque l'un des ouvriers, en fait on dirait le chef (vue que la voiture n'est pas une camionette, qu'il est pas plein de terre ou torse nu) arrive en courant:''je vais la bouger''. J'ouvre ma fenêtre...dommage: "I wasn't so bad!". Je lui dis en soulevant les sourcils, sourire victorieux aux lèvres. Il recule, je continus mes manoeuvres et vais chercher les filles.
15min après, je me regare devant le garage. Le 4x4 est bien garé de l'autre côté de la rue. Au moins ils ont compris...Je fais le tour de la voiture et jette un coup d'oeil: rien. La voiture n'a rien. Je le savais! J'avais raison!
Y'a un ouvrier là bas, toujours le même, il me regarde avec un sourire.
"T'as jamais vu une nana avec des couilles?!" j'ai envie de lui hurler avec panache. Mais non...je ferme les portes et je rentre.
Je suis une distraction pour eux, ils sont une distractions pour les filles.
Je ne sais pas pour combien de temps ils en ont dans le jardin de mes host (s'ils font une muraille je suis dans la merde!) mais au moins ils savent que j'ai du courage dans les quatre pneus!

Je crois que ce pays m'a donné la fièvre de la conduite sportive et surtout de la confiance en moi, incroyable en voiture. Parce que niveau défi, j'ai toujours été partante!
Prenez ça les p'tits gars!!!
02:32 Publié dans Temps morts... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 24 juin 2008
Handsome Boy
When you knocked on my door…
I gave you my key !
**
Putain, si seulement…
La grande est entrain de lire sur le fauteuil, la petite dessine sur la table de la cuisine (enfin sur du papier), moi je nettoie.
Syndrome de cendrillon…
La sonnette résonne dans toute la pièce…j’ai pas techniquement le droit d’aller ouvrir mais déjà la grande balance son livre et se précipite…je cours après elle, elle a encore moins le droit d’ouvrir. Ca doit être un livreur.
Voyons voir…ah ben non !
On dirait…
Le prince charmant…
Ta gueule, hormone, tu délires !
J’ouvre la porte mais je reste dans l’ouverture, surtout pour qu’aucuns de mes monstres ne sortent. Du coup, avec l’agitation des deux petites filles, je le fixe avec des yeux d’homme des cavernes, à deux doigts de sortir « Qu’est ce que tu me veux ?! » d’ailleurs je commence la phrase en anglais : « What do you… » Mais je me stoppe. Dans ma tête y’a cette phrase : « Eh, abrutie, depuis combien de temps t’a pas vu de mec, toi ?? ». Je me trouve impolie et pas du tout civilisée…je m’arrête et le regarde. Il a l’air surpris. Tu m’étonnes, on dirait un de ses lunatiques paranoïaques, surtout que je retiens la petite de sortir du bras droit et la porte de la gauche (la grande est sur la gauche).
Il se présente…il est
Charmant…
Il est un des représentant du parti d’Obama…franchement avec un physique pareil, et des yeux comme ça (faiblesse pour les yeux bleus), il arriverait à me faire voter Bush, ce con !! Il est vraiment beau…ça me saoule de devoir lui répondre que j’ai pas le droit de vote dans ce pays…et de lui dire que je suis pas résidente non plus quand il insiste…peux pas me demander mon numéro plutôt, non ??! Servent à rien ces mecs !!
Damned !!
Remarquez, avec deux enfants dans les pattes, ça ressemblerait un peu à Enchanted…vous savez quand le crétin prince essais toutes les portes et qu’il tombe sur une femme avec une chié de moutards qui lui répond : « Trop tard mon gars ! ».
Y’avait un peu de ça…j’étais désolée.
J’ai refermé la porte, verrouillée mon musée…ma tour…et j’ai repris mon ménage.
De toute façon, un mec aussi beau, avec un aussi beau sourire, il a forcement déjà une princesse…
Bref, dans la maison, les trois filles reprennent leur place, je rappelle à la grande que j’aimerai qu’elle n’aille pas répondre à la porte, et me demande pourquoi, je dis qu’on ne sait jamais…
« But he was nice ! » me répond elle en anglais. « Oui et beau mais c’est pas la question…je lui dit en souriant.
- He was handsome !! ». Alors j’insiste un peu sur ça pour lui faire froisser le nez dans une grimace fous moi la paix…et je souris…oh oui, he was handsome...
Handsome boy !
C’est un avion, c’est un oiseau… ??
Non, mais j’aurai aimé que se soit mon prince !!
Bah…c’était pas ma porte non plus !!
20:28 Publié dans Temps morts... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 22 juin 2008
Je vide mon sac, en vrac…
« Minimise les risques d’accident en ne prenant pas la voiture ! ». Merde alors, moi qui rêvait de faire une course de char avec une Audi A6 !! Bon ben on se contentera de voir si la motte de beurre fond au soleil, et si je me fais trop chier…je la ferai foncer dans le garage ! Si je ne fais qu’enlever le frein a main, ce n’est pas vraiment roulé, non ?!
**
Welcome in hell, toots !
**
Dernier message subliminal de la nuit (ou premier de la journée)
If you, if you could return
Don't let it burn, don't let it fade
I'm sure I'm not being rude
But it's just your attitude
It's tearing me apart
It's ruining everything
And I swore, I swore I would be true
And honey so did you
So why were you holding her hand
Is that the way we stand
Were you lying all the time
Was it just a game to you
But I'm in so deep
You know I'm such a fool for you
You got me wrapped around your finger
Do you have to let it linger
Do you have to, do you have to
do you have to let it linger
Oh, I thought the world of you
I thought nothing could go wrong
But I was wrong
I was wrong
If you, if you could get by
Trying not to lie
Things wouldn't be so confused
And I wouldn't feel so used
But you always really knew
I just wanna be with you
And I'm in so deep
You know I'm such a fool for you
You got me wrapped around your finger
Do you have to let it linger
Do you have to. do you have to
do you have to let it linger
And I'm in so deep
You know I'm such a fool for you
You got me wrapped around your finger
Do you have to let it linger
Do you have to, do you have to
do you have to let it linger
You know I'm such a fool for you
You got me wrapped around your finger
Do you have to let it linger
Do you have to, do you have to
do you have to let it linger
**
Le hasard n’existe pas !!
Hard Rock café, Boston, quelques part entre le jour et la nuit, fin de journée, début de soirée. Les filles parlent politiques, mathématiques, je ne sais pas trop, je n’écoute pas trop. Je suis perdue dans un vide sidéral, une de mes absences…je reconnais les premiers accords, mais contrairement à d’habitude, je ne souris pas. « Ah non ! C’est pas vrai que… ». Sharonna me regarde, je me tais, lui expliquer serait vain. C’est MA chanson, définitivement MA chanson. Je le proclame, je le réclame, personne ne me l’enlèvera, c’est ma chanson, version Phil Collins en plus, moi j’aurai préféré les Dixie Chicks mais bon…c’est pas juste, en ce moment avec mes tremblements, mes angoisses et tout mon flippage actuel, je n’avais pas eut le temps à y penser du tout à ce célibat de merde, je n’avais plus eut le temps ni l’occasion de m’en plaindre…(sauf hier quand ma host m’a demandé innocemment si j’avais pas eut de petit copain durant l’année) à ce moment précis j’étais à cent lieux de là, où je sais pas, mais pas sur cette planète…en fait j’étais nulle part et le retour à la vie, les yeux bloqués sur l’écran éloigné du restau bruyant, finissant par redécouvrir la conversation de mes compagnes, me fit comme un poignard. J’ai été trop épuisée moralement pour sourire à cette ironie du sort qui me poursuit, comme ça…comme si je savais pas déjà…You can’t hurry love
**
Réflexion de minuit
Et quelques…
J’ai l’impression d’être une hypocrite, j’ai l’impression de vivre la vie de quelqu’un d’autre…comme si j’étais morte.
Un fantôme.
Depuis quand mon silence est-il devenu du je m’en foutisme ?!
Depuis quand je cède les bras devant une bataille ?!
Depuis combien de temps ai-je abandonné ?!
Cela semble une éternité.
You don’t know me, you don’t even care…
« Ma dernière vraie journée entière à Boston !!
- Ben justement, pourquoi tu ne veux pas rester plus ?!
- Je suis nazze… ». Pour faire quoi ? Pour vous regardez parler en souhaitant non pas être ailleurs mais être ici, même à Boston, entrain de marcher sous la douce chaleur descendante à 23h, mais pas avec vous. En espérant le miracle qui mettra un peu de piment dans ce qui ressemble à une dépression ? T’entendre me dire que je devrai aller en boite pour rencontrer un mec, que de toute façon y’a que là qu’on les rencontre (et donc que je finirai seule puisque je veux pas aller en boite), entendre l’autre me dire que je devrai sauter de partout parce que l’autre fois après cinq petites tomates (pas cerises faut pas exagérer) j’étais callée ? Que je devrai pas m’angoisser pour mon estomac, mon appétit parce qu’elle qui est aussi mince et plate qu’une planche à repasser passe sa journée à dire qu’elle se trouve énorme devant Sharonna qui est ronde ?! Que je devrai enfermer ma personnalité dans une boite et jouer avec elles le même jeu que je jous avec ma host : je n’ai pas d’esprit, je n’ai pas de vie, je suis morte à l’intérieur, sers toi de moi… ?!
Deux semaines…et quoi ?
Un voyage dans un paradis… « Moi j’aurai peur de me faire chier ! ». Ben non, moi j’ai pas peur de me faire chier, ça fait des mois que je me fais chier, que chaque parcelle de ma personnalité profonde, celle que j’aime se transforme en une douleur de ne pouvoir l’exprimer, de devoir passer du sourire à l’envie de pleurer car celle que je suis ne cadre dans aucun décor…que la solitude que je ressens et bien plus qu’une incapacité à être sociable mais plutôt un sentiment d’infériorité et d’impuissance qui me donne l’impression que même si j’ai perdu du poids, que je me trouve jolie je suis toujours aussi attirante qu’une moule asthmatique pourrissant dans la poubelle de trois semaines d’un boucher qui aurait raté son métier et qui m’aurait confondu avec un œil de bœuf.
Ce n’est pas la fin qui est dur, c’est le recommencement.
Ce n’est pas que je ne connais pas mon avenir, c’est que je n’en ai pas. Parce que ce que j’aimerai faire plus que tout, aujourd’hui je n’arrive plus à le faire, je ne les compte pas mais ça fait plusieurs mois que je n’ai pas réussi à raconter quelque chose dans la continuité, mon imagination c’est arrêté, stoppé, comme les battements de mon cœur. Je suis de glace, de marbre.
Je n’arrive pas à être compatissante, je n’arrive pas à penser aux autres…je suis enfermée dans ma tête à chanter des chansons tristes et déprimantes et à me raconter des histoires sensés me faire tenir le coup mais qui m’enfonce un peu plus dans un puit sans fond.
Ce n’est un de mes nouveaux pics de dépressions…c’est autre chose…
Une fissure dans la carapace…toc, toc, toc…plus rien.
Je ne ressens plus rien.
Si, si…de la rage.
La rage de les entendre encore me répéter que mon anglais aurait été tellement mieux si j’avais été dans une famille anglophone, la rage de les attendre, la rage de n’être qu’un boulet qui roule après elles, de les entendre me proférer des conseils dont je ne veux pas, de vivre sous leurs règles, leurs tabous, leurs complexes, leurs idées…si différente de celle que je suis…pourtant je suis. Parce que j’ai plus le courage de me battre, parce que si à trois elles pensent que je suis…ça doit être vrai.
Et déjà il est une heure du matin…et la larme de mon œil gauche ne veut pas sortir mais embrouille ma vue…maintenant elle roule, doucement, sans bruit sous les pas de mon clavier.
Elle me chatouille, elle me dérange, elle finit sur un mouchoir jusqu’à la prochaine.
Même plus de virulence dans mes larmes, dans mes pleurs…eux aussi sont fatigués, eux aussi ne servent à rien.
Et si je me faisais chier ? Pas pendant deux semaines, pas pendant dix jours à Hawaii, je serai sans doute seule comme toujours et je me convaincrais que c’est parce que c’est ce que je voulais profondément, mais toute ma vie.
Si je passais ma vie persuadée qu’elle serait mieux si je n’étais pas moi et qu’effectivement « au bout d’un moment faut bien payer les factures » (venant d’une fille qui a bac+6 deux fois, c’est facile a dire à quelqu’un qui a un bac L, option théâtre,+1 coup de bol, n’est ce pas) que cette année n’a eut que le mérite de me dire que si je tombais enceinte maintenant je me fouterai en l’air, que je suis partie pour avoir envie de rester malgré l’impossibilité, que mon anglais ne leur semble pas bon au point qu’avec elles j’ai de nouveau l’impression d’être au lycée à l’époque où je traduisais les questions du prof aux autres mais où j’étais incapable d’aligner trois mots sans faire du petit nègre mon dieu mais c’est quoi cette prononciation de merde ?! Au point où moi-même je doute de pouvoir le parler si bien, ayant perdu du français…pensant profondement qu’à présent que je ne maîtrise même plus ma propre langue maternelle, qu’apparemment mon anglais n’est qu’une illusion d’apprentissage, parce qu’il faut bien qu’il y ait un point positif…
Quel est le point positif de cette histoire ?
Je me connais ?
Non. Je croyais que je me connaissais, que je m’aimais…
Mais je m’ennuie, je suis léthargique.
Je m’active pour ne pas voir que je suis pathétiquement paumée et que ses gens qui me jugent sans me connaître, qui n’ont pas encore vécut les phases par lesquels je suis passée et qui ne les passeront pas puisqu’elles n’auront jamais à vivre comme moi quatre mois avant de les rencontrer d’être la seule française des environs avec cette réputation d’être facile sexuellement, chiante, prétentieuse, et trop en demande, en critique. Et ça, grâce à moi, je veux dire, ok, c’est prétentieux mais je suis celle qui a construit le groupe.
Aujourd’hui je les ressens comme ingrate, je trouve la situation injuste et en plus je me trouve prétentieuse.
Je suis prétentieuse et égocentrique.
Et franchement, franchement, ce n’est pas ça que je voulais devenir en mettant les pieds ici. J’aurai aimé devenir humble et forte, stable, je me trouve ridicule, stupide et j’en suis fatiguée.
Je suis fatiguée.
J’ai l’impression d’en crever…crever d’une fatigue morale, physique, psychique, que chaque parcelle de mon corps abstraite ou concrète, n’est qu’un morceau de porcelaine à briser, avec un première ligne mon cœur et ma santé mentale…aussi tenté que l’un et l’autre ait pu un jour avoir une place.
07:22 Publié dans Temps morts... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mercredi, 18 juin 2008
Old food never die, it just gone bad !!
Ca fait dix mois et demi que je suis là et que je suis là…à un peu plus de deux semaines de la fin, faut peut être pas qu’elle espère me changer !!
Ce matin, en deux minutes elle a réussit à me pourrir mon humeur non pas bonne mais stable, linéaire…
Pourtant c’était bien parti, j’avais même été folle de joie de la voir porter le tee shirt que je lui avais offert pour son anniversaire hier, pour aller travailler. Ben non…
Les petites attendaient leur petit déjeuner, parce qu’évidement elles m’avaient demandé quelque chose de cuisiné à la dernière minute, et elle m’a dit que je n’avais pas à trop les presser, que les petites pouvaient arriver un peu plus tard pour leur dernière journée entière d’école. Je regardais ma montre, pour les œufs. Ma host me dit de ne pas me stresser. Je donne les œufs aux filles et attends sans rien dire, contenant mon envie de les presser…maman a dit que…
Je regarde de nouveau ma montre, mais en silence. Ma host me lance encore de ne pas m’inquiéter.
« Je pense que tu sais que je suis nerveuse tout le temps…je lui lance
- Ca c’est sûr !
- Je ne peux pas m’en empêcher !
- Ben essaie parce qu’après avec les filles… ». Elle ne finit pas sa phrase, parce que les filles écoutent. Mais je sais ce qu’elle veut dire !
Putain mais est ce que je lui ai demandé d’être moins con, moi ?!
Ca fait des années que j’essaie de ne pas être nerveuse, anxieuse tout le temps ! Ca fait des mois qu’elle insiste sur le fait qu’elle veut que ses gosses soient à l’heure, prête à temps etc. Ca fait des mois qu’elle me met la pression sans en avoir l’air.
Ok, ok, je suis encore plus nerveuse et électrique que d’habitude, parce que je suis épuisée et que tout se bouscule dans ma tête...mais si elle croit qu’elle n’y ait pour rien, le doigt dans l’œil ! Elle me fait travailler plus tard, me donne des nouveaux sujets de tensions, elle me fait chier parce qu’à deux semaines de la fin je pourrai pas demander à l’agence de me changer de famille ou de régler les problèmes !! Alors mes nerfs, qu’elle les laisse tranquille ! Surtout, surtout si elle pouvait éviter de taper dessus…
« Il reste trois semaines, tout c’est bien passé jusque là, alors je voudrais que ça finisse bien et… » Si tu veux que ça se termine bien, tu fermes ta gueule, tu me laisse gérer tes monstres et par pitié, pitié…fous la paix aux traits de mon caractère que je n’arrive pas à combattre moi-même !! Je veux dire, je suis comme ça depuis toujours ! Je contrôle mes nerfs tant bien que mal mais faut de temps en temps éviter d’appuyer sur le bouton self defense si on ne veut pas que j’explose !!
Enfin, tout ça pour dire que définitivement j’ai bien fait de ne pas accepter de faire une deuxième année avec eux ! Avec elles…
Je commence à détester les filles, toutes les filles en général ! Toutes des emmerdeuses !
So watch your steps ‘cause if I do, you’ll need a miracle !!
17:26 Publié dans Enfants ou non? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
lundi, 16 juin 2008
Si ça ne s’appelle pas une crise de nerf…
Toutes les deux minutes, quelque chose vient me frapper en pleine poitrine avec une force herculéenne…un problème résoudre…
Je crois que c’est ce que les croyants appelle : Dieu qui nous teste.
Ma vie est une boule de nœuds, une bataille insensée et éparpillée en plusieurs bataillons de différents horizons, que je dois mener de front, de côtés, de derrière…
Je suis cernée, dans un merdier incroyable !
Une chose se règle, une autre se dérègle…
Je reçois mes informations pour mon vol de retour en France…
J’efface accidentellement le mail avec mon e-ticket pour Hawaii.
Je règle le premier en l’envoyant à ma mère…
Je rerègle le premier en passant vingt minutes avec un mec au téléphone pour me rendre compte que…putain j’suis conne…c’est pas la bonne agence. Ensuite j’appelle la bonne agence, je tombe sur une charmant fille à l’accent hindoue incompréhensible à qui je fais répéter toutes les trois minutes alors que j’ai un horrible accent français.
Lorsqu’elle me reconfirme le tout, j’aurai envie de hurler : merci mon dieu.
Premier sourire de la journée.
Bon, ensuite ? Ben je m’angoisse. Moi qui me disais que je rentrerai en France, trouverait un taffe pour août, pour l’hiver et ensuite que je trouverai du taffe en Australie pour un an…voilà que maintenant j’aimerai bien que la famille improbable me contacte pour voir si vraiment je peux revenir avec un visa de travail…si je pourrai profiter de Boston un an de plus en ayant pu revenir en France un mois et demi…
Et puis, ce soir je dois amener les filles à la piscine, à Boston, dans une partie de Boston que je ne connais pas. Alors j’ai peur de me perdre, j’ai peur de…j’ai peur, j’suis angoissée…
Je dois acheter une troisième valise aussi et dès que je l’aurai je commencerai à empaqueter : cadeaux, France, Hawaii…tout en laissant les vêtements pour les trois semaines (en fait deux puisque je l’achète jeudi) à venir…le week end prochain est mon dernier week end à Boston et le samedi je bosse, et puis après avec les filles c’est soit : laser game, ciné, piscine…Je suis nulle au laser game (mais j’adore me faire tirer dessus et je me prend les palissades !!), je voudrais aller voir le film Maid of honnor en anglais donc avant de rentrer (et comme il est plus si récent ici faut que je me bouge), et la piscine…ben non, j’ai pas envie, à Hawaii y’en a une (et puis je veux pas exposer mes jambons tant que j’ai pas assez de poil pour épiler) mais bon, je suis pas seule au monde. Dimanche ? Shopping à Braintree (après Boston) et repas chez Sharonna. Le repas c’est cool…mais le shopping…j’ai encore deux trois trucs à acheter ici, c’est vrai, mais comme je veux pas me transformer en panier percée avant d’arriver à Honolulu…ben voilà…donc l’argent me stresse, surtout que je sais pas si j’aurai le droit au 200$ de bonus de mon agence.
Je suis tellement tendue qu’un masseur serait capable de se faire des entorses aux doigts sur mon dos…plus que d’habitude. Le pression que je ressens est si forte que je n’ai plus faim, que je ressens le besoin de sucre, presque celui de boire, et surtout, surtout…je suis toujours à deux doigts de pleurer et mes mains tremblent (pas mon œil, ouf pas de baisse de tension).
Pour couronner le tout, je me sens seule, seule, seule…partout, tout le temps, à chaque instant…je retourne de plus en plus souvent et dangereusement faire l’autruche dans ma tête…
Je suis au bord de la crise de nerf !
Merci de me réserver une chambre en institution psychiatrique en rentrant, ou pire, à la morgue…je vais faire une attaque ! En fait c’est ça, si encore une chose tourne pas rond chez moi (et pourtant là c’est un beau carré) je crois que je vais faire un bon gros ulcère bien dégueu et mortel !!
J'éttouffe!!!!
20:13 Publié dans Notes d'humeurs | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
dimanche, 15 juin 2008
No one else
17:18 Publié dans Temps morts... | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


