mardi, 01 juillet 2008
Sir Nistre DelaMarmaille, au feminin
Si j’avais le temps de rencontrer quelqu’un qui oserait me poser la question, je lui répondrais dans un grand sourire, l’air convaincue, sans doute vêtu d’un tailleur rose à motif hideux :
« Je suis sinistre de la marmaille ! ». Puis comme une publicité pour mon activité, le slogan de ma boite : « Quasiment injoignable, surbookée et prête à imploser. » toujours avec un sourire commerciale genre j’adorerai mon travail si seulement je me rappelai ce que c’est.
Samedi, pleinement consentante, j’ai travaillé plus de 24h d’affiler, pas toujours éveillée mais en pleine possession de la responsabilité et des mômes et de la maison de Plymouth. De 8h30 le samedi à 13h le dimanche. Et pourtant je semblais toujours débordé de cette affolante énergie que les pubs au lapin m’envie. Mon host qui avait conduit six heures avait l’air d’une loque à côté. Dans la voiture pour rentrer à Belmont, j’étais la seule, à part mon host mais ça va sous le sens, à rester les yeux ouverts tout le long, sans somnolence, la musique dans les oreilles et les mouvements incessants de droite à gauche pour regarder le paysage qui me faisait l’impression d’être en pleine overdose de café sans en avoir bu de la journée.
Ce matin, le réveil a été brutal malgré mon couché non tardif étant donné que je m’étais endormie après onze heures et levée à 8h30 et que pour réveiller les filles il a fallut que j’aille les chercher dans le lit de leur parents ce qui, malgré l’absence de ses derniers, m’insupporte au plus haut point (pour moi, la chambre des parents est un sanctuaire sacré où je n’aime pas mettre les pieds).
Sachant qu’hier soir j’ai aussi appris que les filles n’iraient plus au camp, puisqu’il semblait craignos et ennuyeux, donc que je n’aurai plus de pause dans la journée, excepté les 45min du matin quand elles sont dans la piscine. Donc à peu prêt dix heures (suivant si elles se lèvent plus tôt ou si mes host rentrent plus tôt, mais bon ça varie toujours d’une demi heure) de travail non stop avec la satisfaction d’avoir finit à 19h, de me sentir HS à 20h de ne pas vouloir m’endormir après 22h30 et devoir choisir entre : regarder un film, faire mes valises (un an dans les pattes), écrire ou hurler à la mort jusqu’à ce que ma voix parte en live.
Aujourd’hui j’ai donc pu courir à la banque et à la poste (heureusement les banques américaines n’ont pas des queues d’une heure sinon ça aurait été impossible) pendant que les filles barbotaient, m’asseoir dans l’herbe un quart d’heures avant de les récupérer, les ramener à la maison, les faire s’habiller, me poser sur leur lit pendant qu’elles faisaient des puzzles, faire le repas, les faire manger, débarrasser la table, vider le lave vaisselle propre de trois jours, ranger la vaisselle qui putain c’est pas la mienne pourquoi elle est là, aller au parc, faire de la balançoire (avant d’avouer aux filles que si je continuais j’allais vomir ou tomber dans les pommes au choix), au ballon, les regarder essayer de se tuer, les ramener à pied à la maison, les faire peindre, faire le repas, les faire manger, les laver et réussir le paris d’avoir éviter la télé de la journée, pour avoir le regard désobligeant de mon host quand sortit de ma douche en chemise de nuit j’ai dû aller faire un check up de comment mettre ses putains de vélo de merde sur le portique de la voiture parce que pendant la journée j’ai pas réussi, aussi parce que pour des vélo de gosses ils sont pas léger (ou alors je suis vraiment à bout de force), que je me les étais pris dans la gueule et que j’avais stoppé net le massacre en abandonnant avant de tout fracasser à coup de la première chose qui me serait venu à la main et de hurler comme une dératée. Enfin, bref…demain, vélo…chouette ! (Qu’on ne compte pas sur moi pour en faire).
Il me reste quatre jours, quatre putains de jours avant de pouvoir aller m’ennuyer seule à Hawaii, et de me prendre la plus belle cuite que les américains n’auront jamais vu de leur vie, commençant peut être par réussir l’exploit de dormir tout le trajet jusqu’à Honolulu (devant me transférer à l’aide d’un monte charge avec les bagages à Huston) après avoir réussit (ou pas) à faire une nuit blanche dans un aéroport bostonien un jour de fête national.
Je suis gravement au dessus de mon seuil de tolérance et la pression n’a pas le temps de descendre. Que personne ne vienne me dire qu’être au paire est un travail de planqué, qu’on fout rien.
Je suis dans un état tel de nerf, de fatigue, que quand je m’endors je rêve de boulot, de gosse, de remarque désobligeante…que la dizaine d’autre problème à régler comme mon avenir, reste des dossiers en souffrance, que ma dose de sucre a dû chuter malgré ma volonté à en ungurgiter encore et encore (les brownies de ce week end c’était de la torture et je vous parle pas des milky way) J’ai l’impression de m’ouvrir les veines devant le diable pour qu’il me réponde : « ouais, pas terrible, coupure trop profonde, mauvais et tellement, tellement commun !! Demain essaie plus dure encore pour ton prochain suicide ! ».
Je suis le sinistre de la marmaille. Pas le temps de répondre au téléphone même pour dire : « attend je te rappelle les filles mettent le feu à la maison du voisin ». Laissez un message à ma secrétaire (en l’occurrence ma boite email) et j’essayerai de répondre entre deux noyages de gosses dans une baignoire remplie au quart.
Je vais faire mes valises…avant de me faire des films (vous vous rendez compte que j’ai même pas le temps de m’imaginer dans les bras d’un beau natif hawaïen avec ses conneries, hein ? hein ?)
(by the way…samedi pendant qu’elles regardaient casper, j’ai écris le début de Psychopathe à la hache parce qu’après deux ans, plus, j’ai enfin trouvé le nom, la raison de celle-ci seulement j’ai pas le temps de recopier la page pour vous en faire part (j’avais pas mon clavier) et la fan hystérique que je suis a réussit à trouver le film de futurama que j’ai regardé à 22h samedi soir, interrompue par une petite fille curieuse mais sur grand écran !)
02:38 Publié dans Enfants ou non? | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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