jeudi, 21 mai 2009

La censure du mal être.

On vous dit que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort…

On vous dit que quand tout va mal ça pourrait être pire…

On vous dit que vous êtes jeune que vous avez le temps…

Et puis on vous dit de vous bouger, de prendre les choses en main, de ne pas rester les bras ballant…

 

Il faudrait relever la tête et sourire. Se forcer

Se dire que notre cœur n’est qu’une partie superficielle de notre corps, utile que par ses battements…tant qu’il bat, c’est qu’on va pas si mal…

 

On vous dit d’arrêter de déprimer…

On vous dit que rien n’arrive sur un plateau d’argent…

On vous dit que si on a mal, c’est normal…

Et puis on vous dit de supporter votre sort en faisant bonne figure…

 

Notre vie se résume à ça, nous la génération désenchantée

Nous les enfants que l’éternité à frapper : ne te plains pas.

Ne jamais se plaindre, personne n’aime les geignards.

 

Et pourtant, on nous dit aussi que si on ne dit rien, les autres ne peuvent pas savoir

Mais les autres ne veulent pas savoir.

C’est la censure du mal être.

 

Tu ne vas pas bien ? Je m’en fous, je suis pire.

Tu n’as qu’à apprendre à ramer.

 

On s’y fait petit à petit…

On se fait à cet état qui devient habituel…

On sourit, on rit, on vit…

On n’oubli pas qu’on a mal, mais on ne s’amuse plus à délimiter les zones touchées.

On n’oubli pas qu’on va mal, mais on se dit que seul l’action de notre corps réparera l’inactivité de notre cerveau…

Zone sinistré…

On censure le mal être.

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