dimanche, 16 août 2009

What a day!

J’avais crus qu’y retourner pour une journée, y travailler pour une braderie, aurait été moins mouvementé, je veux dire pour ma psyché. Aujourd’hui, j’ai une gueule de bois, des courbatures et je me souviens : What a day !

 

Ce n’est pas seulement de les revoir tous, mes collègues (femmes), mes patrons (hommes ;p), de retravailler avec eux comme si ça faisait pas presque quatre mois que je n’étais plus employée là, ce n’est pas seulement le soleil qui a brûlé la peau des filles en débardeurs, les clients qui restent les mêmes, sympas ou chiants, c’est l’ambiance d’il y a quatre mois qui perdure.

 

C’est moi penchée sur un carton de pantalons, de grandes marques à petit prix, entrain de replier le plus gros pendant que derrière moi mon amie britannique décide de me pousser dedans, stoppé dans son mouvement par ma tête qui se relève, étonnée. « Y’en à qui bosse ! » m’a dit une voix. Et moi j’ai aperçu, le cœur montant et redescendant, celui qui m’a jetée en fin de saison dernière (« Come on, he litteraly dumped me ! »). Toujours aussi beau, toujours ce sourire charmeur, charmant, un peu comme celui d’un gamin qui va en faire une bonne et en est fière, les yeux droits dans les miens attendant mon sourire, que je lui offre (en rougissant mais je m’en fous je suis bronzée et j’étais en plein soleil) naturellement. Il porte une chemise blanche, je craque. Je porte une chemise rouge/rose, j’étais penchée quand il m’a vu alors si ça s’trouve il n’a pas vu que la chemise, qui perd un bouton (heureusement là où ça ne dérange pas).

Ca, c’est le premier souvenir. La première chose qui me fait dire que mon hiver prochain risque d’être plus dur que je ne le pensais. Moi je croyais que c’était avec l’autre que ça allait être dur, mais je n’avais pas pris en compte cette attirance inexpliquée et que je ne maîtrise pas. Je pense qu’on peut dire que nous nous entendons bien, qu’on est ‘pote’ mais y’a toujours ce truc quand il me regarde, ce truc qui me torture…

 

Qu’importe !!

 

Le soir je vais boire un verre avec mes collègues, avec ma sœur, avec la femme du patron qui me faisait peur…je découvre qu’elle est très sympa et finit par me rendre compte que je la tutoies depuis le début de la journée, et qu’elle n’a pas eut l’air d’en avoir quelque chose à faire.

J’attends que ma sœur revienne en discutant avec la femme de mon autre patron, et je finis ronde en buvant du rosé avec son fils. Là, il me présente un pompier alsacien alors que ma sœur est reparti en vadrouille.

Je passe un moment dans une conversation agréable avec lui. Je ne suis pas encore trop saoule.

On change de bar, je n’ai pas envie mais bon ma sœur est passée de déprimée à fêtarde alors je prends sur moi, je suis. Je bois encore, avec le pompier, puis quand je reviens des toilettes et que tous sont partis sauf mon patron et sa femme…je discute avec eux. Je suis complimentée sur ma personnalité par mon patron, je ne sais quoi dire.

Au bout de quelques heures, je cherche ma sœur, avec son sac (je ne suis pas une tapisserie) je la trouve dehors et lui sors : « Je suis saoule, je veux rentrer ».

Elle veut aller en boite. Je ne veux pas. L’ami du fils du patron, celui dont j’ai trouvé son porte monnaie sous mon pied dans l’autre bar, insiste. J’entre avec eux et l’alsacien. Quand ma sœur me laisse seule avec lui, genre ‘je vais te caser ma fille’ je soupire intérieurement. Je discute encore avec lui, mais là, franchement, il me gonfle. Il blablate plus que moi et n’arrête pas de me vanter son département natale, ses vignobles et en fait…il n’arrête pas de me parler de ses nombreuses murges, à croire qu’il n’a fait que ça ! En plus, encore un plus jeune (qui m’a dit que j’étais mieux sans mes lunettes). Quand il part fumer, je rêve que ma sœur revienne, déjà j’aurai plus l’air de la prolongation du bar (y’a rien de mieux pour se sentir belle et désirable), pour lui dire : « File moi les clés de chez toi, je me casse ». Mais j’attends et j’ai trop de bonne éducation pour être comme…Elle revient. « Ca va ? demande-t-elle.

-          Je me fais chier, et toi ?! ». C’est sorti tout seul. Elle me dit qu’elle me croyait avec l’alsacien. Ben oui, j’ai passé une partie de la soirée avec lui parce qu’il était gentil et que j’avais juste envie de pas passer la soirée seule à regarder ma sœur parler comme tant d’autres fois avant. L’observer rire, être dans son élément dans les endroits ou moi je ne me sens pas à ma place (ou trop en se qui concerne les bars). Elle rajoute qu’il drague une fille à côté, assez fin de sa part, assez garce, je lui réponds que franchement j’en ai rien à foutre. Je suis au stade ou l’alcool est bien dans mes veines et que j’ai juste envie de partir.

Je fais un dernier effort devant le sourire désarmant de celui qui se prétend le mari de ma sœur (ouais celui qui avait à peine calculé ma présence dans le premier bar) et je la suis dehors. On rentre, je balance mes fringues, je me jette dans le lit, je fais des rêves bizarres, je ne me souviens que vaguement m’être levée pour éteindre mon portable qui sonne à cause d’un réveil pré enregistré.

 

Je me dis deux choses :

  1. Pas de souci, je passe souvent mes soirées avec des garçons par ici, mais je ne les ramène jamais chez moi.
  2. Ceci est sans doute un avant goût de mon hiver à venir, sauf si je décide de virer Hermite, encore.

 

 

Peanuts, cacahouète saoule et seule.

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