mardi, 13 octobre 2009

What futur?!?

(En imaginant que je ne meurs pas d’une overdose de cannelle…)

 

A mon âge, on est censé avoir la vie devant nous et un future bien tracé…Allez expliquer ça à quelqu’un qui ne tient pas en place !

Lors d’un entretien d’embauche, un charmant patron de grand magasin de sport m’avait demandé, innocemment, avec tous les jobs que j’avais pratiquée (à 24 ans et en commençant à travailler à 16, j’ai eut le temps de changer six fois de métiers, petits ou gros, glorieux ou chiants…) se qui lui prouvait que j’étais vendeuse et que je resterai dans son entreprise, loin de mon département natale.

Ma réponse fut ‘’Moi’’. Je suis ma seule garantie. Quand je m’engage, je m’engage…

Anyway…Rien ne prouve que je sois vendeuse, puisque je ne suis vendeuse que l’hiver. Comme rien n’a prouvé que je fus factrice, serveuse, plongeuse, femme de chambre…puisque le seul travail rémunéré que j’ai fait pendant un an sans interruption, personne ne considère que se soit un travail et pire, le seul travail pour lequel je me sente totalement faite pour n’est qu’une histoire de coup de bol, talent, piston, patience et diète si on ne travail pas à côté.

Moi, je suis écrivain.

C’est quoi mon futur ?

Prof ? Il aurait fallut que je continue mes études. (Mon café pue plus que ce qu’il est mauvais, tant mieux !) Mais une mauvaise élève qui devient professeur…je ne l’ai jamais sentie.

Mon avenir, moi je le verrai bien dans des fuites à l’étranger…mais c’est pareil, quel futur ? La découverte, la compréhension…pouvoir pratiquer mon anglais ? Bah…faudrait-il pas mieux que j’arrête de courir ?

Alors…en y pensant bien…mon avenir quand j’y pense, je le verrai bien dans un bureau, devant un ordinateur, répondre au téléphone et puis tout à coup à avoir à me lever et courir partout. Mettre en pratique mes capacités sans avoir l’impression de ne travailler que pour manger.

J’ai penser au journalisme…rien de grandiose, je ne veux pas passer à la télévision, même écrire des chroniques de chiens écrasés…mais pour ça, faut des études. Trois ans le cul sur une chaise, non merci. Je n’ai pas été capable de le faire il y a trois ans, ce n’est pas aujourd’hui que j’arriverai à ne pas dessiner, écrire, parler, pendant un cours passionnant.

 

Alors voilà, mon avenir, il est là. Dans l’incertitude. Je suis prête à toute, mais ne peut rien.

Je suis un peu perdue, quoi. Et c’est parce que je suis consciente que ma génération, que mes contemporains le sont autant que moi que je me permets de l’écrire, là, sur cette plateforme.

 

Chaque jour je me dis que je trouverai, chaque soir je me résigne à devoir restée dans le flou. C’est fatiguant à la longue de ne pas avoir de futur !

A mon âge, on n’est plus trop insouciant, surtout quand la vie active n’est plus un mythe, du tout. Travailler n’est pas le problème ! Le problème est de ne pas se retrouver frustrer dans un travail qu’on aura choisit sur un coup de tête, sur une frayeur de lendemain en famine.

Peanuts

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