mercredi, 14 octobre 2009

Où qu'Il soit...

Dans ces cas là, les mots ne servent à rien. Ou si…ils font mal, très mal.

C’est oppressant, c’est étouffant…

Pourtant on les respire, par politesse, par éducation.

C’est fou comme ça devient vite un coup de pied dans la ruche. Tous les gens un peu proches, tout les gens qui se rapprochent, se font indubitablement piqués.

Les non allergiques restent cois, comme si de rien n’était, en se retenant juste de gratter, parce que gratter ferait apparaître un bouton plus gros, une douleur plus profonde, même si au début ça soulage.

Ceux qui sont allergiques sentent tout de suite que le bouton s’étale, que le bouton enfle à vue d’œil et qu’ils ne pourront pas l’ignorer. Les plus affectés se feront aider par un comité d’urgence, les autres prendront leur mal en patience, en ne pensant qu’à ça, où qu’il soit…

Mais au final, la piqûre n’est jamais ignoré, n’engendre jamais l’indifférence.

La décence voudrait qu’on n’en parle pas. Parce que le bouton est disgracieux. Ou bien en famille, s’il ne se situ pas sur une partie trop intime.

Les conseils sont appréciés, mais finalement les mots de servent à rien. On doit attendre que le bouton s’en aille. Qu’Il s’en aille…

On est touché sans s’en rendre compte. Ou on se rend compte qu’on est touché.

Je ne devrai pas en parler, je ne devrai pas y penser. Pourtant, je ne peux m’en empêcher. Cette chose me démange, cette chose m’oppresse. Parce que le bouton des autres me donne envie de hurler. Parce que leur douleur me montre à quel point la mienne est insignifiante.

Il faut parler d’autre chose, il faut continuer pour que le bouton ne cicatrise pas.

Mais on ne voit que ça. On le voit, on le sait, il nous démange comme un membre amputé.

C’est oppressant, c’est étouffant…

Dans ces cas là, les mots ne servent à rien. Ou si…ils font mal, très mal.

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