samedi, 27 juin 2009

Deux petits anges ricains...avant la route du Ricard.

Pendant un an je vous ai conté mes fantastiques (ou horrifiques) avantures avec mes deux petits anges ricains, et maintenant je peux bien le dire, pendant un an je me suis vue attribué le rôle de maman de subsitution, mes petits démons étaient mes petits rayons de soleil...Eh bien voilà, je croyais qu'elles m'oubliaient lentement et non. Elles m'ont téléphoné aujourd'hui mes filles, de leur petites voix fluettes, dans un bon français, elles m'ont dit qu'elles étaient en France, en vacances et je ne pourrai même pas les voir. A J-2 pour mon départ, pas si loin pas si près, je regrette de ne pas avoir su plus tôt.

Elles me manquent. J'aurai eut envie de les serrer dans mes bras, de les embrasser, de...les voir. la grande doit être plus grande, la petite moins petite...j'ai presque envie de pleurer.

Quand je pense à elles, au fait qu'elles me manquent, j'ai le manque de Boston qui revient. C'est horrible.

Alors au final, grâce à elles, et puisque cette rubrique avait pour but de répondre à la question: est ce que je voudrais des enfants un jour...je vais dire oui, pas le plus tôt possible mais pas trop tard, et si j'ai deux filles au lieu d'un garçon, alors tant pis...

 

mercredi, 02 juillet 2008

Je vais les suicider!

Ils ont décidés de faire de mes derniers moments ici un Enfer.

Si ça avait été leur sommeil, leur confort qui aurait été remit en question, je te jure qu’ils auraient réussis à leur dire non à leur pisseuse !

Il est huit heures du matin, je suis hors de moi.

J’ai entendu le bout de papier se glisser sous ma porte ce matin…ok, bon, j’ai des instructions pour dans une heure et demi…je vais me rendormir, enfin convaincre mon corps que sept heures et demi n’est pas une heure à laquelle on est volontairement prêt à se lever…on frappe à la porte, on m’appelle : ma host. Bon, ben quand faut y aller…

« Bonjour. » Je crois que mon grognement, je ramasse le mot et j’essaie de déchiffrer pendant que tu parles ont dû vouloir dire bonjour. « Donc les filles sont restées chez leur amis… » Super ! « Elles doivent y être à dix heures c’est ça à la natation ? » ben ouais, on vois la mère impliquée… « Donc va les chercher vers neuf heures, le temps que tu arrives à les sortir il sera neuf heure et demi… » Et là commence la liste que tu veux pas qu’on te fasse avant le café, le petit déj’, le sceau d’eau froide sur la gueule pour te réveiller : « Prend leur un petit truc pour déjeuner, prend leur maillot de bains, la crème solaire, on a laissé notre plat aussi là bas, récupère le, tu peux t’organiser avec Cozette si tu veux ». Cozette ? C’est l’au paire en voie de rematch des amis de mes host, elle doit être ravie elle aussi !!

Je dodeline de la tête, je n’ai pas le courage de faire une phrase, je dis d’accord, de toute façon avais-je vraiment le choix ? Et je vais m’asseoir sur mon lit pour relire le mot, je me balancerai bien en arrière mais…

Enclenchement de la pile électrique…allons au toilette et c’est parti pour une journée de fous…parce qu’en plus j’ai une playdate de 15h30 à 18h30 ce soir (en fait je prie pour qu’elle soit annulée) chez l’amie de la grande (cette petite peste aura gagné ça m’énerve) je sais pas ce que je vais y faire pendant que les enfants jouent, mais qu’est ce que je vais me faire chier je sens…en plus après faudra courir en rentrant pour manger et se laver…chouette !!

J-2…

mardi, 01 juillet 2008

Sir Nistre DelaMarmaille, au feminin

Si j’avais le temps de rencontrer quelqu’un qui oserait me poser la question, je lui répondrais dans un grand sourire, l’air convaincue, sans doute vêtu d’un tailleur rose à motif hideux :

« Je suis sinistre de la marmaille ! ». Puis comme une publicité pour mon activité, le slogan de ma boite : « Quasiment injoignable, surbookée et prête à imploser. » toujours avec un sourire commerciale genre j’adorerai mon travail si seulement je me rappelai ce que c’est.

 

Samedi, pleinement consentante, j’ai travaillé plus de 24h d’affiler, pas toujours éveillée mais en pleine possession de la responsabilité et des mômes et de la maison de Plymouth. De 8h30 le samedi à 13h le dimanche. Et pourtant je semblais toujours débordé de cette affolante énergie que les pubs au lapin m’envie. Mon host qui avait conduit six heures avait l’air d’une loque à côté. Dans la voiture pour rentrer à Belmont, j’étais la seule, à part mon host mais ça va sous le sens, à rester les yeux ouverts tout le long, sans somnolence, la musique dans les oreilles et les mouvements incessants de droite à gauche pour regarder le paysage qui me faisait l’impression d’être en pleine overdose de café sans en avoir bu de la journée.

Ce matin, le réveil a été brutal malgré mon couché non tardif étant donné que je m’étais endormie après onze heures et levée à 8h30 et que pour réveiller les filles il a fallut que j’aille les chercher dans le lit de leur parents ce qui, malgré l’absence de ses derniers, m’insupporte au plus haut point (pour moi, la chambre des parents est un sanctuaire sacré où je n’aime pas mettre les pieds).

Sachant qu’hier soir j’ai aussi appris que les filles n’iraient plus au camp, puisqu’il semblait craignos et ennuyeux, donc que je n’aurai plus de pause dans la journée, excepté les 45min du matin quand elles sont dans la piscine. Donc à peu prêt dix heures (suivant si elles se lèvent plus tôt ou si mes host rentrent plus tôt, mais bon ça varie toujours d’une demi heure) de travail non stop avec la satisfaction d’avoir finit à 19h, de me sentir HS à 20h de ne pas vouloir m’endormir après 22h30 et devoir choisir entre : regarder un film, faire mes valises (un an dans les pattes), écrire ou hurler à la mort jusqu’à ce que ma voix parte en live.

Aujourd’hui j’ai donc pu courir à la banque et à la poste (heureusement les banques américaines n’ont pas des queues d’une heure sinon ça aurait été impossible) pendant que les filles barbotaient, m’asseoir dans l’herbe un quart d’heures avant de les récupérer, les ramener à la maison, les faire s’habiller, me poser sur leur lit pendant qu’elles faisaient des puzzles, faire le repas, les faire manger, débarrasser la table, vider le lave vaisselle propre de trois jours, ranger la vaisselle qui putain c’est pas la mienne pourquoi elle est là, aller au parc, faire de la balançoire (avant d’avouer aux filles que si je continuais j’allais vomir ou tomber dans les pommes au choix), au ballon, les regarder essayer de se tuer, les ramener à pied à la maison, les faire peindre, faire le repas, les faire manger, les laver et réussir le paris d’avoir éviter la télé de la journée, pour avoir le regard désobligeant de mon host quand sortit de ma douche en chemise de nuit j’ai dû aller faire un check up de comment mettre ses putains de vélo de merde sur le portique de la voiture parce que pendant la journée j’ai pas réussi, aussi parce que pour des vélo de gosses ils sont pas léger (ou alors je suis vraiment à bout de force), que je me les étais pris dans la gueule et que j’avais stoppé net le massacre en abandonnant avant de tout fracasser à coup de la première chose qui me serait venu à la main et de hurler comme une dératée. Enfin, bref…demain, vélo…chouette ! (Qu’on ne compte pas sur moi pour en faire).

Il me reste quatre jours, quatre putains de jours avant de pouvoir aller m’ennuyer seule à Hawaii, et de me prendre la plus belle cuite que les américains n’auront jamais vu de leur vie, commençant peut être par réussir l’exploit de dormir tout le trajet jusqu’à Honolulu (devant me transférer à l’aide d’un monte charge avec les bagages à Huston) après avoir réussit (ou pas) à faire une nuit blanche dans un aéroport bostonien un jour de fête national.

Je suis gravement au dessus de mon seuil de tolérance et la pression n’a pas le temps de descendre. Que personne ne vienne me dire qu’être au paire est un travail de planqué, qu’on fout rien.

Je suis dans un état tel de nerf, de fatigue, que quand je m’endors je rêve de boulot, de gosse, de remarque désobligeante…que la dizaine d’autre problème à régler comme mon avenir, reste des dossiers en souffrance, que ma dose de sucre a dû chuter malgré ma volonté à en ungurgiter encore et encore (les brownies de ce week end c’était de la torture et je vous parle pas des milky way) J’ai l’impression de m’ouvrir les veines devant le diable pour qu’il me réponde : « ouais, pas terrible, coupure trop profonde, mauvais et tellement, tellement commun !! Demain essaie plus dure encore pour ton prochain suicide ! ».

 

Je suis le sinistre de la marmaille. Pas le temps de répondre au téléphone même pour dire : « attend je te rappelle les filles mettent le feu à la maison du voisin ». Laissez un message à ma secrétaire (en l’occurrence ma boite email) et j’essayerai de répondre entre deux noyages de gosses dans une baignoire remplie au quart.

Je vais faire mes valises…avant de me faire des films (vous vous rendez compte que j’ai même pas le temps de m’imaginer dans les bras d’un beau natif hawaïen avec ses conneries, hein ? hein ?)

 

(by the way…samedi pendant qu’elles regardaient casper, j’ai écris le début de Psychopathe à la hache parce qu’après deux ans, plus, j’ai enfin trouvé le nom, la raison de celle-ci seulement j’ai pas le temps de recopier la page pour vous en faire part (j’avais pas mon clavier) et la fan hystérique que je suis a réussit à trouver le film de futurama que j’ai regardé à 22h samedi soir, interrompue par une petite fille curieuse mais sur grand écran !)

jeudi, 26 juin 2008

Histoire de point de vue.

Nous somme rentrés de la piscine depuis deux minutes, les filles ayant constatées que leur père est à la maison sont intenables. La petite s’immobilise devant le mur avant les escaliers. Son père est dans la cuisine, moi je suis en bonne voie de passer entre la petite et le fauteuil pour à mon tour aller dans la cuisine. Je la vois faire des petits mouvements de balancier, parfois on dirait qu’elle est déb…bref…

Tout à coup, inévitable, elle donne un grand coup de tête au mur. Un peu sonnée, un peu vexée, elle se tourne vers moi d’un air mitigé entre pleures et colère : « Le mur m’a tapé ! ».

L’accusation ridicule m’émeut et avec un sourire, la main sur sa tête brune, je dis : « Non, mon cœur, c’est toi qui a tapé le mur ! ». Elle se met à pleurer. Le papa, qui était sorti de la cuisine pour voir, la prend dans ses bras.

Il a un geste incontrôlable : fou rire.

Moi aussi, je pars…la petite pleure de plus belle. Je me bouche le nez pour m’empêcher de rire, mais j’ai dû mal.

Elle me rappelle moi…Le mur m’a frappé

Oui moi aussi je suis victime des murs violents, des trottoirs méchants et des portes mal élevées ! Mais je crois que le plus drôle, c’est cette faculté à accuser le mur parce qu’on veut pas admettre que c’était stupide de penser qu’en frappant la tête dessus on n’aurait pas mal.

Décidément, j’adore cette gamine. Avec ses grands yeux marrons et ses réflexions tellement innocentes et franches…son regard sur le monde me donne tant l’impression d’avoir été comme elle à une époque…oui, oui, je sais qu’elle me ressemble.

C’est tellement étrange quand on sait que mon sang ne coulerait pas dans ses veines, même si je le voulais.

 

 

(rien à voir : je veux épouser mon host : en l’espace de deux minutes il m’a cité du young Frankenstein,  il a rit avec moi des stéréotypes français dans les films américains, en plus il aime les comics, les films de super héros, les Disney et les films d’animations,…)

mercredi, 18 juin 2008

Old food never die, it just gone bad !!

Paroles et toujours des paroles…que tu sèmes au vent…

 

 

Ca fait dix mois et demi que je suis là et que je suis là…à un peu plus de deux semaines de la fin, faut peut être pas qu’elle espère me changer !!

 

Ce matin, en deux minutes elle a réussit à me pourrir mon humeur non pas bonne mais stable, linéaire…

Pourtant c’était bien parti, j’avais même été folle de joie de la voir porter le tee shirt que je lui avais offert pour son anniversaire hier, pour aller travailler. Ben non…

Les petites attendaient leur petit déjeuner, parce qu’évidement elles m’avaient demandé quelque chose de cuisiné à la dernière minute, et elle m’a dit que je n’avais pas à trop les presser, que les petites pouvaient arriver un peu plus tard pour leur dernière journée entière d’école. Je regardais ma montre, pour les œufs. Ma host me dit de ne pas me stresser. Je donne les œufs aux filles et attends sans rien dire, contenant mon envie de les presser…maman a dit que…

Je regarde de nouveau ma montre, mais en silence. Ma host me lance encore de ne pas m’inquiéter.

« Je pense que tu sais que je suis nerveuse tout le temps…je lui lance

-         Ca c’est sûr !

-         Je ne peux pas m’en empêcher !

-         Ben essaie parce qu’après avec les filles… ». Elle ne finit pas sa phrase, parce que les filles écoutent. Mais je sais ce qu’elle veut dire !

Putain mais est ce que je lui ai demandé d’être moins con, moi ?!

Ca fait des années que j’essaie de ne pas être nerveuse, anxieuse tout le temps ! Ca fait des mois qu’elle insiste sur le fait qu’elle veut que ses gosses soient à l’heure, prête à temps etc. Ca fait des mois qu’elle me met la pression sans en avoir l’air.

 

Ok, ok, je suis encore plus nerveuse et électrique que d’habitude, parce que je suis épuisée et que tout se bouscule dans ma tête...mais si elle croit qu’elle n’y ait pour rien, le doigt dans l’œil ! Elle me fait travailler plus tard, me donne des nouveaux sujets de tensions, elle me fait chier parce qu’à deux semaines de la fin je pourrai pas demander à l’agence de me changer de famille ou de régler les problèmes !! Alors mes nerfs, qu’elle les laisse tranquille ! Surtout, surtout si elle pouvait éviter de taper dessus…

 

« Il reste trois semaines, tout c’est bien passé jusque là, alors je voudrais que ça finisse bien et… » Si tu veux que ça se termine bien, tu fermes ta gueule, tu me laisse gérer tes monstres et par pitié, pitié…fous la paix aux traits de mon caractère que je n’arrive pas à combattre moi-même !! Je veux dire, je suis comme ça depuis toujours ! Je contrôle mes nerfs tant bien que mal mais faut de temps en temps éviter d’appuyer sur le bouton self defense si on ne veut pas que j’explose !!

 

Enfin, tout ça pour dire que définitivement j’ai bien fait de ne pas accepter de faire une deuxième année avec eux ! Avec elles…

Je commence à détester les filles, toutes les filles en général ! Toutes des emmerdeuses !

 


podcast

 

So watch your steps ‘cause if I do, you’ll need a miracle !!

 

vendredi, 13 juin 2008

Le ciment commence à prendre !!

Je rentre dans la quatrième dimension…

Je viens d’entrer dans l’absolu non sens…le choc des cultures ?!

Le choc tout court !

 

Ce soir ma host m’a engueulé…parce que j’avais dit à ses filles qu’elles mangeaient ‘comme des cochons’, on aurait dit que je les avais insulté de la pire injure qui soit, le genre à rallonge que les américains ponctuerait de bitch et de fuck.

Evidement andouille n’est pas bon non plus.

Non parce que si l’on commence comme ça, les enfants perdent le respect.

 

Je l’ai regardé quand elle m’a dit ça, elle qui semblait sur le point d’exploser en mère protectrice exemplaire (sans hurler cependant, là est la nuance), et moi choquée comme si elle m’avait donné une gifle pendant une crise d’hystérie (presque la bouche ouverte comme le poisson léthargique que j’ai souhaité être aujourd’hui).

J’ai ravalé mon éducation française (décidément parfois j’ai l’impression que mes parents m’ont traumatisés sans que je le sache avec ces conneries) et j’ai dis « d’accord, je comprend…mais qu’est ce que je dis alors ?

-         Tu leur dis qu’elles mangent salement.

-         Ok. » Mes yeux sont devenues plus ouvert que ceux d’Igor dans Young Frankenstein.  Ma tête à dodeliner comme l’ami gendarme de oui-oui un jour de bourrasque et j’ai fermé ma gueule, vaincue. Terrassée. Je me suis retrouvée con.

 

Je crois que là réside la plus grande surprise de tout mon séjour : l’enfant roi et aussi un enfant à qui on ne peut donner de surnom affectueux impliquant des animaux : cochon, singe, chèvre, vache…ce sont des insultes mesdames et messieurs !!!

J’ai l’impression que tous les jours j’emballe les filles dans du papier bulle, ou dans une bulle aseptisée. J’en ai des frissons

 

Donc si dire à un enfant : « Tu manges comme un cochon » est inacceptable, dire « Connard » (tiens aujourd’hui c’était la journée nationale des connasses au volant) est punissable de la peine de mort, c’est ça ? Je comprends mieux pourquoi la grande faucheuse me suis depuis que je suis là !! (Par contre je sais pas se qu’elle attend ! elle est super sadique !!)

 

Ensuite, pendant que je cherchais la grande pour la douche, me remettant doucement du choc qui fait que je me suis aperçue que mes parents m’avaient insultés et méprisés toute mon enfance, ma mère en particulier qui ne m’a jamais aimé puisqu’elle m’a toujours nommé Saucisse, grenouille, biche, puce se qui est affreusement humiliant (et embarrassant devant tes copains), ma host est venue, calme et m’a dit : « C’est la première fois que je te parle comme ça… » Et je sais pas pourquoi, les larmes sont remontées…elle a dû les voir…je lui ai dis que je comprenais (en fait c’est plutôt je comprends pas mais j’accepte, c’est ses gosses !) elle m’a dit : « Aller un hug ». C’était mignon, je n’ai pas sourit à ce moment là, trop surprise (je n’arrive toujours pas à me faire aux hugs  à l’américaine, ça me met mal à l’aise mais bon, ça aussi je respecte…pour quelqu’un qui manque de respect à une enfant de sept ans qui traite sa mère de « she’s the devil » quand elle a le dos tourné…pas si mal).

 

Je ne lui en veux pas, je suis juste sur le cul !!

J’aurai jamais crut que je puisse encore être surprise (consternée, blasée, hors de moi) après tant de temps…après dix mois !!

M’enfin, je n’ai plus que trois semaines à leur parler comme si j’avais avalé une plante hipie qui passe mal, comment elle m’a dit ma copine ? Ah oui, comme si j’étais morte. J’ai l’impression que je dois parler aux filles comme si rien ne m’animait…

mercredi, 11 juin 2008

Les enfants ne sont pas MON avenir!

Je suis encore hors de moi, je crois que c’est l’humeur du mois :

Mois de juin 2008, celui de mon premier ulcère, et du plus grand flot de gros mots retenus au fond de ma gorge, sur le bout de ma langue…

 

Assise sur mon lit, tranquille, en pyjashort, entrain d’écrire mon journal. Il est 20h40.

La grande entre dans ma chambre. Je relève la tête prête à l’engueuler pour son impolitesse (parce que ça commence à bien faire) quand elle referme la porte. Elle m’a pas vu, ça a dû la perturbée (c’est ça crois que je suis pas là ça me fait des vacances !!). Elle frappe. Elle entre.

« Faut que tu bouge la voiture…

-         Je suis en pyjama !

-         Papa y peut pas se garer t’es en travers ! » je t’en donnerai des en travers moi…je suis pas parfaitement droite mais son allée de garage elle peut tenir deux camions citernes côte à côte alors…bah, j’aurai pas le dernier mot avec eux.

« Ok, dis lui que je descends ! » Elle me suit dans mon placard où je veux enfiler un jean et un pull (malgré la chaleur). Oh !! « Vas dire à papa que j’arrive ! 

-         Non, c’est maman ! » connasse !! j’en étais sûre, y’a que toi pour venir me faire chier à 21h alors que tu ferai mieux de foutre tes gosses au pieux ! C’est tellement dur de prendre les clés et de bouger la voiture, arrière, avant, garer, ranger et la nounou n’avait pas besoin de se rhabiller ! Les gens riches croient que tout le monde c’est leur bonne à disposition.

(Bonsoir, comment je peux te faire enrager ce soir ? tu semblais si calme !)

« Ouh c’est quoi ça ?! ». Putain Mais tu vas y aller dans la cuisine dire à ta mère que je viens que je puisse au moins enfiler mon pantalon sans témoin dans mon placard ?!

 

« J’arrive !! Peux tu sortir de mon placard ?! ».

Bon…le garage…euh, non la petite va pas aller se jeter sous les roues de la voiture tout de suite. « Aller les filles, on rentre !

-         Mais maman est dehors !

-          Je ne la vois pas dehors alors je ne vous laisse pas sortir !

-         Mais elle sort les poubelles !

-         Mais écoutez (bon sang) elle rentre par le jardin ! ». Moi j’entend la petite hurler, normal. Bon chaussures, voiture, chaussures, porte, clé…hurlement de partout dans la cuisine. Suis hors de moi faut que j’aille m’enfermer dans ma chambre…J’ai jamais traversé aussi vite une cuisine moi…

Toc, toc, toc… « OUI ! ». Celui là était un tantinet extenué, épuisé…vous faites chier

Ma host. Elle me demande si tout va bien, on dirait que ma montée de tension c’est perçu au milieu des cris d’agonies d’un caprice sans pleurs.

Je me calme en me forçant à sourire et à reconnaître, intérieurement, que ça ne valait pas le déclenchement de la bombe. Au fond, ce n’est pas ma host qui m’a gonflé, c’est la grande. Avec ces ordres, ces je suis pas les tiens et surtout, surtout, cette façon qu’elle a de penser que le monde tourne autour de son nombril ! A sept ans ! C’est beaucoup présomptueux !! Depuis quand le monde a-t-il été créer déjà ?!

 

Des enfants ? Non, pas ceux des autres !

De toute façon, je crois que ce soir mes ovaires sont devenues kamikazes et ont explosés afin de préserver ma santé mentale, et la santé physique des autres !!

vendredi, 16 mai 2008

Nounou, ça veut dire quoi "bitch"?!?

Je me bats contre une enfant de sept ans et vous savez quoi? Je trouve ça navrant...narvant de constater que grace à cela, je ne veux plus avoir d'enfants, je ne veux plus avoir de filles, j'accépterai sûrement jamais qu'un mec me touche de peur de me reveiller de nouveau sept ans après avoir été dans le coma en m'apercevant que j'ai accouché de deux pisseuses sans m'en rendre compte.

 

La maternité ça craint!!1012091801.jpg

 

 

My Life suck !!

 

mercredi, 14 mai 2008

A un moment, j'ai juste plus pu...

En neuf mois, je n’ai jamais été aussi énervée, j’en suis sûre !!

Elle a réussi à tuer ma bonne humeur !

Pour des maths, bien sûr des maths !!

Je ne sais pas si elle se foutait de ma gueule ou si elle est vraiment aussi co…bête !

C’est pas possible !! Ok, ces maths sont dures mais elle a fait exactement la même chose avec sa mère ce week end !! Non, non elle se fout de moi.

Je lui ai hurlé dessus, elle a sourit.

J’ai crut que je l’étranglais, vraiment…j’avais envie de lui sauter sur le poil mais j’ai continué, sèchement, méchamment, moi dans un jour de tempête : « Rigole et je te file un time out ! On ne mangera pas avant que tu ais finis tes maths !! Tant que tu ne trouveras pas, on ne mangera pas ! Tu peux y passer la nuit, je m’en fous » Seulement, contrairement à ses parents, moi quand je dis ce genre de chose, je m’y tiens.

J’ai décidé de me mettre activement à mon travail pour pas la tuer ou me barrer, les laissant seules. La petite est allée se mettre sur le canapé, surprise de me voir ainsi (ben oui, voilà ce que ça donne une nounou poussée à bout) la grande a commencé à renifler…je me suis calmée, je lui ai dis doucement de se calmer et de réfléchir…mais la réponse, je lui ai vaguement soufflé, épuisée…épuisée de devoir me battre avec cette envie de la massacrer verbalement alors qu’elle n’a que sept ans, épuisée de me retenir de pas lui en coller une.

Mais à nouveau, je l’ai juste vexé…une princesse n’a peur de rien !!

J’en ai parlé nerveusement au papa quand il est rentré, après une lecture en anglais soporifique de la grande et leur sortie.

Si je ne connaissais pas les limites de ma patience, elle les a trouvé. Mon frère avait tenté mais avec lui je jetais l’éponge, avec elle, je ne savais pas que j’en avais aussi le droit. J’en avais les larmes aux yeux.

Au repas, à la douche, à la lecture, ça allait mieux…je crois que le problème c’est qu’on a toutes les deux  un caractère de feu, elle est têtue et gâtée, je suis têtue et résistante. Je ne m’écrase pas devant sa majesté des chieuses !!

 

Moins de deux mois…moins de deux mois…

 

Mais après ? Il ne faudrait peut être définitivement pas que j’ai d’enfants, jamais…parce que je les tuerai !! Je ne serai pas une bonne mère !!

 

Cette année ici va me faire finir dans une prison ou dans un asile !!

mardi, 06 mai 2008

Même les princesses font caca…

Mais les nounous elles n’ont pas le droit !!

 

Vous dire si aujourd’hui la journée a été de celle que je classerai : heureusement qu’il me reste moins de deux mois et surtout : heureusement que j’ai pas été suffisamment con pour signer une deuxième année !!

Vous croyiez qu’une ligaturation des trompes à vingt deux ans…

 

Non, mais vous allez pas me dire que c’est normal que ses pisseuses (oui ben je suis à bout) attendent que je trône pour m’appeler en hurlant et mettre la maison à feu et à sang ?

 

Je ne veux pas d’enfant !!

 

Si, si pardon, un ! Un seul et unique garçon avec le sal caractère de sa mère mais qui saura que si on ne laisse pas sa mère tranquille aux toilettes, là c’est lui qui va en chier !!

 

Non, non, vous en faites pas, ça vira pas trop au pipi-caca…c’est juste que là c’est la goutte d’eau !!

Je peux me retenir de les étrangler pendant encore deux mois mais pas d’aller aux toilettes !!

 

Peanuts, et là non moins passionnante vie de son colon !!

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