jeudi, 15 octobre 2009

Je veux pas te raconter ma vie...

Autant sourire au téléphone, ou lors d'un apéro, à ma grand-mère, à des amis beaucoup plus vieux, quand on me demande: "Et alors les amours?/Toujours pas de copain?". Répondre un non gentil comme si j'm'en foutais bien, qu'il est vrai que j'ai pas le temps de me faire ch** avec ça, et que ça me dérange pas d'être seule. Raconter, quand on insiste, qu'au fond c'est mieux comme ça et les entendre me répondre que j'ai bien raison (et surtout, surtout le temps)

Autant parfois quand on me demande pourquoi je vais pas là, pourquoi j'annule un plan qui ne m'arrangeai pas de toute façon, j'avoue que là j'ai pas envie d'en dire plus. Je peux pas. Et c'est tout. "Pourquoi?". Parce que je ne serai pas là..."Ah bon, tu seras où?"...Si je voulais te le dire, je l'aurai fais tout de suite!

Je veux pas raconter ma vie!!

Je suis quelqu'un de bavard. Bon, quand je me lance dans un monologue sur moi, ma vie, mes oeuvres, d'accord. Là vos questions sont les bienvenu mais si je reste mono(sylabique cette fois), c'est que je ne veux pas parler. Je ne veux pas m'étaler. Je veux pas rendre de compte parce que j'ai décidé de faire un truc qui me plait à la place d'un qui me semble une scéance de torture. J'en ai marre de me justifier.

Je ne veux pas raconter ma vie...alors me la demander pas. Surtout pas maintenant qu'elle ne m'aparait pas comme un sujet à mettre en avant. Et si on parlait cinéma? Musique?

Peanuts

mercredi, 14 octobre 2009

Où qu'Il soit...

Dans ces cas là, les mots ne servent à rien. Ou si…ils font mal, très mal.

C’est oppressant, c’est étouffant…

Pourtant on les respire, par politesse, par éducation.

C’est fou comme ça devient vite un coup de pied dans la ruche. Tous les gens un peu proches, tout les gens qui se rapprochent, se font indubitablement piqués.

Les non allergiques restent cois, comme si de rien n’était, en se retenant juste de gratter, parce que gratter ferait apparaître un bouton plus gros, une douleur plus profonde, même si au début ça soulage.

Ceux qui sont allergiques sentent tout de suite que le bouton s’étale, que le bouton enfle à vue d’œil et qu’ils ne pourront pas l’ignorer. Les plus affectés se feront aider par un comité d’urgence, les autres prendront leur mal en patience, en ne pensant qu’à ça, où qu’il soit…

Mais au final, la piqûre n’est jamais ignoré, n’engendre jamais l’indifférence.

La décence voudrait qu’on n’en parle pas. Parce que le bouton est disgracieux. Ou bien en famille, s’il ne se situ pas sur une partie trop intime.

Les conseils sont appréciés, mais finalement les mots de servent à rien. On doit attendre que le bouton s’en aille. Qu’Il s’en aille…

On est touché sans s’en rendre compte. Ou on se rend compte qu’on est touché.

Je ne devrai pas en parler, je ne devrai pas y penser. Pourtant, je ne peux m’en empêcher. Cette chose me démange, cette chose m’oppresse. Parce que le bouton des autres me donne envie de hurler. Parce que leur douleur me montre à quel point la mienne est insignifiante.

Il faut parler d’autre chose, il faut continuer pour que le bouton ne cicatrise pas.

Mais on ne voit que ça. On le voit, on le sait, il nous démange comme un membre amputé.

C’est oppressant, c’est étouffant…

Dans ces cas là, les mots ne servent à rien. Ou si…ils font mal, très mal.

mardi, 13 octobre 2009

Vaut mieux dire des conneries, ça repose...

"[...] Elle dit que tu peux perdre deux kilos en un jour...Comment tu fais?

- Je me saoul au whisky et je vomis sur sa pelouse!"

 

 

What futur?!?

(En imaginant que je ne meurs pas d’une overdose de cannelle…)

 

A mon âge, on est censé avoir la vie devant nous et un future bien tracé…Allez expliquer ça à quelqu’un qui ne tient pas en place !

Lors d’un entretien d’embauche, un charmant patron de grand magasin de sport m’avait demandé, innocemment, avec tous les jobs que j’avais pratiquée (à 24 ans et en commençant à travailler à 16, j’ai eut le temps de changer six fois de métiers, petits ou gros, glorieux ou chiants…) se qui lui prouvait que j’étais vendeuse et que je resterai dans son entreprise, loin de mon département natale.

Ma réponse fut ‘’Moi’’. Je suis ma seule garantie. Quand je m’engage, je m’engage…

Anyway…Rien ne prouve que je sois vendeuse, puisque je ne suis vendeuse que l’hiver. Comme rien n’a prouvé que je fus factrice, serveuse, plongeuse, femme de chambre…puisque le seul travail rémunéré que j’ai fait pendant un an sans interruption, personne ne considère que se soit un travail et pire, le seul travail pour lequel je me sente totalement faite pour n’est qu’une histoire de coup de bol, talent, piston, patience et diète si on ne travail pas à côté.

Moi, je suis écrivain.

C’est quoi mon futur ?

Prof ? Il aurait fallut que je continue mes études. (Mon café pue plus que ce qu’il est mauvais, tant mieux !) Mais une mauvaise élève qui devient professeur…je ne l’ai jamais sentie.

Mon avenir, moi je le verrai bien dans des fuites à l’étranger…mais c’est pareil, quel futur ? La découverte, la compréhension…pouvoir pratiquer mon anglais ? Bah…faudrait-il pas mieux que j’arrête de courir ?

Alors…en y pensant bien…mon avenir quand j’y pense, je le verrai bien dans un bureau, devant un ordinateur, répondre au téléphone et puis tout à coup à avoir à me lever et courir partout. Mettre en pratique mes capacités sans avoir l’impression de ne travailler que pour manger.

J’ai penser au journalisme…rien de grandiose, je ne veux pas passer à la télévision, même écrire des chroniques de chiens écrasés…mais pour ça, faut des études. Trois ans le cul sur une chaise, non merci. Je n’ai pas été capable de le faire il y a trois ans, ce n’est pas aujourd’hui que j’arriverai à ne pas dessiner, écrire, parler, pendant un cours passionnant.

 

Alors voilà, mon avenir, il est là. Dans l’incertitude. Je suis prête à toute, mais ne peut rien.

Je suis un peu perdue, quoi. Et c’est parce que je suis consciente que ma génération, que mes contemporains le sont autant que moi que je me permets de l’écrire, là, sur cette plateforme.

 

Chaque jour je me dis que je trouverai, chaque soir je me résigne à devoir restée dans le flou. C’est fatiguant à la longue de ne pas avoir de futur !

A mon âge, on n’est plus trop insouciant, surtout quand la vie active n’est plus un mythe, du tout. Travailler n’est pas le problème ! Le problème est de ne pas se retrouver frustrer dans un travail qu’on aura choisit sur un coup de tête, sur une frayeur de lendemain en famine.

Peanuts

lundi, 12 octobre 2009

Si elle n'est sincère...

Est-ce qu'une larme...?

Est-ce qu'un mot...?

Est-ce qu'une réaction...?

Est-ce que rien...?