mardi, 15 septembre 2009

Damn que je deteste attendre!!

Je me sens seule et desemparée et j'en ai franchement marre!!

Je ne vois pas l'intêret d'être raisonnable, je ne vois l'intêret d'être forte face au silence radio. Qu'est ce que je peux faire de plus? Du harcelement?! Je sais d'experience que ça ne marche pas, au contraire...et puis au fond, c'est peut être mieux comme ça...peut être qu'il ne le faut pas, ni l'un ni l'autre.

Noircir des pages pour rien...des choses qui prennent de la place sur mon disque dur alors qu'elle n'apporte rien. Après tout, peut être que je ne dois pas être lue, peut être que je suis mauvaise, je me rends pas compte...peut être que c'était une perte de temps cet été à écrire. j'aurai dû me trouver un travail à l'année et m'y tenir. J'aurai pas été heureuse mais au moins j'aurai su où me situer aujourdhui...

Et puis ce putain de voyage...personne ne me repond. PERSONNE. Non, ma boite mail n'est pas pleine...non, mon téléphone ne marche pas bien...non, le facteur n'a pas paumé mon courier. La banque, la sécu, eux m'ont trouvés, pourquoi pas le reste alors?

Pourquoi ce qui a de l'importance finit toujours par échouer?

J'aurai préféré être aveugle en fin de compte, ça m'aurait occupée...je n'aurai plus penser qu'à mes yeux. Mes yeux vont trop bien, j'étais trop heureuse de ne plus être myope. Ca doit être ça, l'unique chance de mon année: ne plus voir flou...et encore. Mes yeux ne voient plus flou mais ma tête...

Je ne vois pas l'intêret de tenir les reines, de ne pas baisser les bras. Faire confiance? Oui mais à quoi?

Si seulement j'avais un signe, mais non...

Moi qui ne le supporte pas, je me retrouve plongée dans le silence. Peut être que je suis devenue sourde!

On devrait tourner sept fois sa langue dans la bouche, parfois...

« Tes seins sont de plus en plus petits, non ?! »

 

C’est gentil de me le faire remarquer…

dimanche, 13 septembre 2009

Where no one knows my name...

J’aimerai être une inconnue quelque part.

 

Ou tout simplement à un endroit où personne ne pourra se vanter de me connaître mieux que moi, ou du tout. Etre anonyme, exotique, étrangère…Juste être une inconnue quelque part. Comme je l’étais à Boston. Au fond, c’est pas la ville qui me manque, c’est se sentiment de plénitude, être enfin au bon endroit au bon moment, dans MA maison faite de grands magasins, de plans d’eau avec des saules pleureurs, de quai plein de vents donnant sur l’océan, et la paisibilité (je sais, ça n’existe pas) d’être seule mais pas seule, au milieu de tant d’autre gens, heureux ou pas, d’être inconnu quelque part. Pire, j’ai envie de ne pas comprendre ce qu’on me dit, de sourire bêtement, de rire face à l’incompréhension et d’apprendre petit à petit à me connaître, là où personne ne me connaît. Where no one knows my name…

jeudi, 10 septembre 2009

Femme sans lunettes...

Que tous ceux qui veulent se faire opérer de la myopie, au lasik, ne lisent pas ça…on ne devrait pas savoir avant, il ne faut lire les manuels que lorsque le micro-onde explose pour se rendre compte qu’on n’aurait pas dû y mettre le chien…

Hier, toute d’orange vêtue (pour être sûre d’avoir toujours un ‘sens’ des couleurs après l’opération), j’ai quitté mon département très tôt pour une ‘grande’ ville, pour une clinique privée ou l’on m’a privé d’un défaut de l’œil, qui me faisait voir la vie de trop près.
Mon père, dans sa grande inquiétude, je me demande plus de qui je tiens, m’y a emmener avec une belle heure d’avance. (Lui tient de ma grand-mère qui m’avait fait le même coup le jour de mon permis pour que je puisse angoisser pendant une bonne heure…). Alors après le pain au chocolat (mon dieu, si ça avait dû être mon dernier repas…alléluia !) et un café (alors que j’avais pris mon cachet tranquillisant qui me donnait l’impression d’être saoule) qui ne m’a fait aucun effet, nous sommes allés au cabinet de mon ophtalmologue.
En avance.
L’assistante m’a demandé de la suivre pour un examen pré op, et là à jouer à un jeu hilarant qui consiste à rester les yeux ouverts à fixer le centre d’une cible, sans fermer les yeux. Il a fallut que je me chante ‘dancing queen’ à tue tête dans mon crâne pendant dix bonnes minutes pour me convaincre de ne pas fermer mes paupières comme si une bombe se trouvait dessous, bien moins drôle que quand je m’entraînais à pleurer au lycée…
De plus en plus nerveuse, je me rassois à côté de mon père.
L’assistance revient me chercher, souriante, gentille. Me fais assoire sur un fauteuil et là, me mets des charmantes charlottes de pied, une blouse et des gouttes dans les yeux. Et là, regardez mademoiselle *** de la visite pas du tout effrayante !!, une jeune femme est installée à côté de moi, les yeux sous une sorte de paire de lunettes de labo (moi j’avais déjà rangé, pour toujours, mes lunettes, donc en plus je voyais flou) qui a l’air dans le sucrage. Et puis on vient mettre une belle charlotte sur mes cheveux (un peu plus de noir sous mes…ah non, pas le droit au maquillage !) et là, allez on y va. En route mauvaise troupe ! (JAI CHANGé D’AVIIIIISSSS ! Même pas vrai…)
Une table d’opération, une femme dans une blouse bleue qui me dit bonjour et me demande comment je vais…ça doit être mon ophtalmo !
Allongez vous, relaxez vous, surtout ne bouger pas vos bras du long de votre corps… (Pourquoi ? devrai-je avoir de subite envie d’étrangler la praticienne ?!)
Et un morceau de scotch sur l’œil gauche… « Pourquoi bougez-vous tant ? » me demande-t-on en me remontant le menton. Je ne bouge pas, je respire !
« Allez, on met l’écarte paupière ! » Va-t-elle commenter TOUT ce qu’elle fait ?! Et puis c’est quoi ce truc là ? Un instrument de torture…c’est pire que celui du gynéco ! (Oui ben c’est quand même moins naturel d’avoir l’œil ouvert en permanence sans le fermer, jamais…franchement quelqu’un qui n’aurait pas de paupière…)
« Je fais un petit trait sur l’œil pour être sûre de bien replacer le capot correctement ! » Ben oui, elle va tout me raconter ! C’est rassurant, hein ?!
Et ça, c’est quoi ? Ca pique ! Oh mon dieu…elle m’a ouvert l’œil ! Mon œil est grand ouvert, si elle fait une attaque, là, maintenant, je vais rester là avec un œil ouvert ! « Comment ça va ? » super, je crois que c’est moi qui vais faire une attaque. Je n’ai jamais senti mon cœur battre aussi fort. « Fixer bien la lumière verte ! ». Quoi la grosse tâche devenu rouge ? Je crois que c’est ça… « Vous le voyez le trou noir ? » NON, je ne vois plus rien ! Et je n’arrive même plus à chanter !! Arg…et la vision reviens, est-ce une bonne chose ? Bof…Fixer un point vert c’est pas…c’est quoi ce souffle sur mon œil ? « C’est le laser qui travail, ça va ? ». Ca sent pas le brûlé ici ?? « On va replacer le capot… ». Bon sang, oui, j’ai envie de l’étrangler…
Un coup de scotch sur l’œil droit, et on recommence avec la gauche. CHOUETTE !!
« Vous avez de très petite cornée… » Là, maintenant, ça me fait une belle jambe…que je ne pourrai plus jamais voir d’ailleurs ! « Vous êtes originaire de Savoie, non ? » Qu’est ce que ça peut te foutre ?! Sérieux, fait la conversation avec ton assistante, comme tout à l’heure, quand tu lui disais à quel point tu était mal installé et pas à l’aise tout en mettant un coup de…scalpel ?...dans ma si petite cornée ! JE VAIS TE TUER !! (Et j’ai juste dis tranquillement, du moins ce que j’ai réussi à articuler après un long pourparler avec ma bouche qui voulait rester muette, « Oui ».). « C’est pour ça, les gens du nord on des cornées plus grosse…la votre est de onze ! ». Mais qu’est ce que je me fous de ma cornée ?! Je ressens de nouveau le picotement du ‘’je t’ouvre joyeusement le capot’’ je suis pas une voiture, merde ! « Ca va ? ». Je suis sur le point de partir en courant mais y’a de nouveau le trou noir alors ce serait con de s’enfuir avec un œil scotché, l’autre avec un écarteur, une ventouse qui fait des trous noirs, et une moitié de drap bleu sur la gueule…c’est même pas Halloween ! *Soupir*
« Eh bien ! Ca c’est bien passer pour moi ! ». Evidement, c’est toi le docteur ! « Et vous ? ». Je ne suis pas morte ! (« Très bien. » quelle lèche cul !)
L’assistante en blouse bleue m’emmène sur mon fauteuil à côté de celle avant moi. Ma cinglée d’ophtalmo (vue plus tard comme mon génie d’ophtalmo) viens la voir : « Comment ça va ?
- J’ai les yeux qui me brûlent, j’ai maaaaaalll ! Et ça gratte ! ». Hum…HUM…AAAAAhhhh ! Ca veut dire que moi aussi je vais avoir mal ? *fond en larmes intérieurement parce qu’avec les coques transparents c’est pas évident de faire autrement* Bon, je suis là pour une demi heure…je me repose…la douleur sera inévitable…la lumière du couloir m’agresse comme si j’étais un vampire…je vais bien…j’ai envie de dormir…de dormir…j’ai pas mal…je veux dormir…Oui mais si je dors et que je ronfle ?! Oh mon dieu, peut pas dormir ! Non mais je veux dire, je suis sur le dos, l’autre jour mon ronflement était si horriblement ressemblant à celui de ma grand-mère que je me suis éveillée en sursaut !! Je peux pas dormir…oui mais je veux dormir…quelle heure il est ? ça fait une demi-heure ?...mon papa vient s’asseoir à côté de moi… « Comment ça va ?
- Bien. J’ai pas mal. » et j’ai dû mal à parler…je suis fatiguée…mon docteur revient…une petite demi heure de plus, hein ? O.BLI.Gé ! Et elle part déjeuner ! Saleté !! J’ai pas mal, je veux dormir !! Je veux plus de lumière…ta lumière m’emmer**…pas dormir…pas dormir…nouveau patient en face de moi…lui dort ! lui ronfle pas…pas dormir…tiens, j’ai l’impression que je vois déjà bien…hum saleté de lumière…
Le docteur revient enfin. « Eh bien, ça cicatrise déjà bien ! Ca va ? ». J’ai l’impression d’avoir un gros cil au milieu de l’œil Et les coques m’empêchent de l’enlever. (Traduction « Ca gratte »)
« Oui, c’est souvent comme ça. Les yeux clairs, bleus, ont généralement mal et les yeux foncés disent souvent avoir un grain de sable sur l’œil ! ». Merci mes yeux marrons ! Ah ah, prends ça ma sœur tu vas en chier plus que moi ! J’ai pas mal, j’ai pas mal…
Aller, on sort…Oh le soleil…pas le soleil…je suis mon père en regardant ses pieds, pour pas le perdre, à travers mes coques et mes lunettes de soleil…j’ai envie de dormir…
« On est où ? Je demande à mon père. ». Eh bien au restau. Merde alors, j’ai dormi deux heures sans même le savoir. Je le suis à l’intérieur. Tout le monde me regarde…oui, c’est vrai, j’ai l’air d’avoir coupé la cage d’un hamster pour me l’être collée sur la tronche…mais au moins je ne gratte pas énergiquement mon grain de sable imaginaire. Mes sourcils me gratte…pourquoi je ne peux pas gratter mes sourcils ? Et mon nez ?...*gros soupir*
« Regarde maman… » Murmure un gosse. Au moins, je l’amuse…*plus gros soupir*. J’avais très faim mine de rien. Bon, on rentre…
Je mets mes gouttes et je dors. Et je dors, et je dors et je dors…jusqu’à 19h30. Là je mange et regarde la télé ! Je regarde la télé, sans lunettes !! C’était pas arrivé depuis…plus de dix ans !! Ah ah c’est trop cool ! Par contre, si on pouvait éteindre toutes les lumières de la maison…
Ce matin, je me lève avec mes coques…je vois le monde à travers les coques…faisant des contorsions de l’œil pour voir dans à travers les petits trous…c’est pas déconseillés par le docteur j’espère…
Mon génie d’ophtalmo. Première assistante. Plus de coque !! Je vis, je vois…je vois, je vois, je vois…tralalala…
Attente d’une demi heure. Je mets mes lunettes de soleil. Le soleil dehors, la lumière dedans…je ne veux pas de lumière, pas de lumière…
Deuxième assistante. « On va lire ». On va lire ! De près, de loin ! Je lis, je lis, je lis…C’est impressionnant !! Je lis, sans lunettes, sans lentilles, sans coques…sans fautes ?!
Encore de longues, très longues minutes…mes lunettes de soleil…
Le docteur. « Si je ne savais pas que je vous avez opéré, je n’y aurait pas crut, vos yeux cicatrises très vite ! ». Ouais, je sais, mon corps, mes yeux, sont formidables !!
« Bon, pas de maquillage ni de piscine avant lundi…c’est en général ce que tout le monde demande ! ». Aller dans la piscine avec du maquillage ? J’ai l’air si superficielle ?
« Pas de graisse, pas de crème dans l’œil » oh si, ça j’adore ! J’ai juste demandé si je pouvais mettre ma crème de jour ! Le scotch m’a arraché les pommettes, j’ai mal ! Un comble, j’ai pas mal aux yeux, j’ai mal aux pommettes !
Et les coques… « Vous pouvez les jeter ! »…même la nuit ? « Oui, si vous vous frottez les yeux pendant la nuit, vous aller avoir si mal que ça vous réveillera et…vous ne le ferez pas ! Votre œil est cicatrisé en surface, pas dedans. » CHOUETTE ! « Donc, pas de coups sur l’œil ! ». Mince, va falloir que j’évite les portes et que j’annule mes cours de boxe ! Zut ! « Vous pouvez conduire quand vous vous en sentirez prête ! ».
On va attendre que j’aie plus peur de la lumière et du soleil…hein ? En plus, c’est fou comme ça me fatigue…par contre…je peux écrire ! Si, si…si je suis fatiguée, j’arrête une demi-heure. Mais je peux écrire.
Donc j’écris.

CQFD


Peanuts, cacahouète plus myope !
(Ps : même pour être narcissique et se regarder dans le miroir, c’est mieux !!)

mardi, 08 septembre 2009

Why should I be anxious?

Tomorrow I'll be fine or tomorrow I'll be blind.