mercredi, 07 mai 2008
Ennuie nocturne...
Je vais finir comme ça, c'est sûr!!!
Ca hurle dans la pièce à côté…c’est normal, les enfants ça hurlent, tout le temps, et de cette façon insupportable comme si on leur avait coupé les pieds sans anesthésie…
J’ai finis par m’y faire, les murs de cette chambre sont épais comme du papier de verre…
Panne de l’écrivain…musique à fond…quelque chose ne va pas…
La fatigue ? Ce faire réveiller à sept heures du matin par un bébé de cinq ans qui veut son biberon, ça a de quoi faire des naître des cernes…pas chez les parents, les parents, eux, ne font plus de grasses matinées depuis des années. Vous avez deux valoches, qui ne passeraient pas dans les tourniquets d’aéroports, sous vos petits yeux rouges.
La solitude ? Personne ne partage votre lit, mais les mômes des autres partagent votre vie. Cela vous brise les rêves de maternité plus rapidement que les bijoux de famille que vous n’avez pas.
Je viens de lire un texte publié sur le net…je déprime, ce mec est un génie de simplicité. Moi je suis trop compliqué…et puis là, franchement, j’ai besoin de sang…une cavalcade d’hémoglobine pour me faire oublier que je ne dormirai pas avant minuit ce soir encore. Même si je me couchais à vingt deux heures, je passerai deux heures à me relever, allumer la lumière pour écrire trois idées et finalement j’irai allumer le PC pour taper.
Les cris s’intensifient…qu’ils l’étranglent et qu’on en parle plus !! Habiter une chambre de bonne attenant à l’appartement d’une famille nombreuse…faut être con !! Tu m’étonnes que le loyer était pas cher…au moins j’ai une vue imprenable par ma fenêtre à barreaux…une vue incroyable sur l’usine à métaux…elle fume comme un pompier…je me ferai bien une cigarette…je peux pas, je suis sous patch…je me fumerai bien un patch !!
Moi aussi j’aurai envie de crier, là maintenant, face au soudain silence d’à côté…ils l’ont peut être tuer ? Tant pis, tant mieux…m’en fous. Je suis insomniaque !!
Tiens c’est la pleine lune...ceci explique cela. Il fait pas un peu froid, ici ? Le chauffage a dût encore tomber en panne. J’étends mon pied, frappe d’un coup sec… « Merde quelle saloperie ! »…ça marche !! Mais j’ai mal !! Si seulement j’avais gardé Laurent avec moi…il me l’aurait bricolé définitivement ou m’aurait réchauffé à sa façon féline de petit mec doué…mais non, fallait que je le largue !! Je sais même plus pourquoi…sûrement un coup de tête, la pièce est déjà si petite à un alors à deux…ou alors c’était à cause de la Nathalie …cette grande perche anorexique qu’il s’est tapé pendant mon séjour aux Maldives avec ma mère…
Toute façon, j’aurai pas fait ma vie avec lui…c’était un puceau des sentiment !! Tout ce qu’il voulait c’était une bonne et moi…moi je suis bonne à rien et à personne !!
Putain c’est reparti…combien ils ont de gosses déjà ? Oui, oui, trois, je sais, j’étais là à la conception !! S’ils veulent que je les aide à la machette…
Pourquoi je suis restée dans cette chambre depuis aussi longtemps ? C’est vrai que j’ai eut à un moment donné les moyens de sortir de mon 20m2 mais plus je me sens angoissé, confiné dans un espace restreint, claustrophobe et plus mes livres se vendent. Je me demande ce qu’en penserait Stephen King !! Dans le Maine, y’a que des étendus sauvages, des forêts, de l’air pure, non ?! Moi, je suis presque aussi à l’aise que si j’avais emménagé dans un clapier en face d’une usine à couenne de cochon !!
Je n’avais pas une bouteille de vodka quelque part ? Si, si, sous la pile de cosmo !! Ben oui, l’autre abruti c’est barré avec le martini donc je me cantonne à la lecture plutôt qu’à la biture…enfin, ça c’était avant que je me rende compte que ma féminité me donner envie de finir bourrer !!
Merde !! Elle est vide !!
Quelle heure il est ? 22h ? Non, les drugstores ne sont plus ouvert…j’ai bien une bouteille d’alcool à 90° dans la salle de bain, mais je la garde pour le jour où je m’ouvrirai enfin le crâne en glissant dans la baignoire, comme à chaque fois que j’essaie d’en sortir entière…
La dernière fois que j’ai eut une partie de jambes en l’air dans cette chambre/studio de la mort, mon partenaire à crut que j’étais une femme battue qui se cachait de son époux…il est parti sur la pointe des pieds avant que je le prenne en flagrant délit…parfois les hurlements de marmots, ça a du bon !!
Bon…pas d’alcool, pas de cigarettes, pas de bouffe non plus (à croire que le hachis Parmentier que je mange depuis deux semaines peut aussi se périmer, merci maman), pas de baise, pas d’inspiration…qu’est ce que je fous ?
La télé ? Non, c’est pathétique de regarder des films à l’eau de rose quand häaggen dazz à fermer les portes de votre freezer ! En plus la blondasse, là, qu’on voit partout, j’ai l’impression de la voir faire le grand écart inversé dans mes draps…ceux que j’ai brûlé et balancer sur l’abruti numéro un.
Un livre ? Ah, ah…pour me rappeler que je suis plus capable d’en écrire un, lisons en un !! En plus je les connais par cœur, même le dicco de suédois !! (Laurent était traducteur, mais il a pas eut besoin de traduire les injures qu’il c’est pris dans la gueule, en plus de mon poing, le jour où je l’ai foutue dehors).
Si je jouais à : « Qui se cache sous le lit ? » dans le lit…non, peut pas dormir…même sans les pleurent du chiard…peut pas dormir. Et puis que ce soit mon lit ou mon placard, c’et bien trop le bordel pour que le croque mitaine y trouve ça place…dans ma tête aussi d’ailleurs…
Je n’avais pas des somnifères quelque part ? Qu’est ce que c’est que ce truc ? Depuis combien de temps c’est là ? C’est quoi ce cacheton ? C’est pas à moi…y’a un smiley dessus…apparemment quelqu’un dans cette chambre à déjà eut envie de se repoudrer le nez, sans passer par le nez…ouvrons la fenêtre…on sait pas, un junkie pensera peut être que ce sera noël en juin !!
Si je faisais un ménage, tiens, pendant que les effluves de dehors ne m’assomme pas…le gosse a cessé de hurler, les trois en fait…je suis tranquille pour une nuit au moins…qu’est ce que je vais faire demain ? Je n’ai pas un vieux rasoir qui traîne quelque part…vu l’état de mes jambons…non !!
Si j’allais m’inscrire au chômage pour changer ? En passant je pourrai passer dans une agence matrimoniale…sur Internet, trouver l’âme sœur au milieu des pervers…oh et puis merde…si moi aussi je me mettais à hurler ?!
« Ca va pas, non ?!? ». Non, mais c’est l’hôpital qui se fout de la charité !! L’autre tape sur mon mur, avec un balai sûrement. « Y’en a qui veulent dormir ! ». Il ne va pas me gonfler longtemps…
« TA GUEULE USINE À NIARD !!! ».
Ca soulage. Je suis sûre que c’est lui qui vient frapper à ma porte. « Tu vas la fermer connasse ?!
- Ca donne vachement envie !! Va plutôt te reproduire !! » Je le vois dans mon Judas, il a des yeux de fouine, et une gueule de babouin ! « Je vais appeler les fliques !
- C’est ça…dis leur bonsoir de ma part ! ».
J’ai enfin trouvé une occupation…rendre dingue les voisins…pourquoi j’y ai pas pensé ? Après tout, ça fait un sacré longtemps, un sacré cinq ans qu’ils me les brisent…musique à fond…si je mettais mes talons…où ils sont déjà ? Ah voilà…ou là, je suis pas stable moi…j’aurai pas bu ? Dix cafés dans la journée, sans cognac, ça compte ?! Aller…dansons…
Les marmots se réveillent tous en braillant…j’suis trop forte !! Mieux que le suicide !! L’autre empaffé m’aurait dit : « Voyons, Gigi, arrête tes conneries !! » avant d’essayer de m’attirer dans le pieu pour me calmer…j’aurai gémit comme une actrice porno, juste pour le rendre fou…au fond, mes sautes d’humeurs, ils les aimaient bien…
Sa sonne à ma porte… « Je t’ai dis d’aller te faire…
- Police nationale madame…ouvrez la porte.
- Mademoiselle ! » Je lui répond au poulet en ouvrant la porte, un peu con…
« Votre voisin nous a signalé des nuisances sonores, je suppose que vous n’ignorez pas que passé vingt deux heures, vous devez respectez…
- Ouais, ouais je sais, mais j’en avais marre d’entendre ses gosses crier alors je me suis dis que si je transformais la chambre en boite de nuit, tout irait mieux !!
- Pouvez vous arrêter votre musique ?!
- Je peux. ». On se regarde en chien de faillance avec l’autre con derrière qui est satisfait dans l’encadrement de sa porte. Je lui balancerai bien ma godasse dans la tronche…
« Mademoiselle, s’il vous plait ! Ne nous forcez pas à intervenir… ». C’est pas déjà ce qu’ils font ? Mes petits poulets sont deux, une grande gigue que ça a l’air de gonfler royalement de devoir faire le papa-de-l’ado-rebelle au milieu de la nuit, et un sympathique petit brun qui se retient de rire face à l’absurde de la situation. « Allons, dit il avec un sourire… ».
Je vais éteindre la musique…un peu déçue…même pas assez de sujet pour ma page blanche. En parlant d’aller quelque part… « Dites…je retiens les deux policiers…vous voulez pas m’embarquer ? Je me fais un peu chier ce soir !! ».
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mercredi, 30 avril 2008
Ebauche...debut...incomplet.
Sussions sans faim…j’aimerai bien pouvoir sourire mais quelque chose en moi me l’interdit…sans doute ces deux canines jaunâtre qui me poussent là ! Et puis, il n’y a que la nuit que je peux sortir, au moment où seuls les pouilleux peuvent me voir. Ou les psychopathe !
Etrangement, ces derniers ne m’approchent pas…ils savent que nous ne jouons pas sur le même tableau : je tue pour manger, il tue pour tuer. Je respecte cela.
J’aimerai finir ma vie ivre morte, ayant bu trop de sang embourbé, dans les bras d’un loup garou un soir de pleine lune…mais bon, après trois cents ans d’attente d’un compagnon de beuverie sanguine, et la capture de mon créateur, je me suis résolue à n’être qu’un pion sur l’échiquier du diable : « Mange petit vampire, mange…que je mette en échec l’humanité ! »
18:10 Publié dans Nouvelles diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 03 avril 2008
Petits bouts de Kennedy
La vie n’est qu’une amère déception et Kennedy la vivait allongée sur le dos, à observer le plafond. Ma jeune héroïne avait une maladie, curable avec le temps, que l’on nommait : désillusion.
Ca faisait déjà plusieurs mois qu’elle passait ses heures de libre à fixer la peinture jaunit de sa chambre provisoire avec son Ipod sur les oreilles. La fenêtre n’était pas loin, alors forcement elle pouvait aussi pleurer en voyant le vent frapper les arbres reverdissant. Le soleil parfois atteignait le bout de ses pieds cependant sa tête restait toujours dans l’ombre, comme entourée d’une auréole nuageuse. Sa vieille peluche dans le bras, même pour un an elle ne l’aurait pas abandonnée, des soupirs dans sa voix éteinte…de la déprime dans les oreilles, instantanément elle ne vivait plus. Pendant une heure ou deux, elle était morte sur son lit. Aussi physiquement que mentalement. Incapable de bouger, incapable de se lever, incapable de détacher ses yeux de sa misère affective.
(Je ne la finierai probablement pas, celle là non plus...parce que j'ai l'impression d'avoir tout dit.)
01:45 Publié dans Nouvelles diverses | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
jeudi, 24 janvier 2008
Un ange (tré)passe, un démon le (ra)masse...
La porte du bar s’ouvrit dans une fumée rouge aux vapeurs de souffre. Un être diabolique et irrésistiblement vicieux y pénétra. Il fendit la foule environnante d’un regard hautain qui voulait dire : « Dégage de ma route ! ». Les talons de ses chaussures cirés claquaient comme les chevaux de l’enfer, d’où il devait sans doute revenir.
Personne ne songea à le contredire car, malgré le fait qu’il ne devait pas dépasser un mètre quarante cinq, il était devenu le maître incontestable de toutes les épaules et oreilles gauches qu’ils avaient dû guider, depuis maintenant plus de dix millénaires. Il avait aidé des grands hommes comme des petits, trouvant à chaque fois le mot choc qui évincerait à jamais l’ange qui lui ferait concurrence sur la droite.
Il fit tourner sa canne, tel un Charlie Chaplin sans moustache et en vêtements émeraude de Lepreuchaun, et rabaissa un peu plus son chapeau melon vert jalousie sur ses profonds yeux noirs de mort. Chacun de ses mouvements transpiraient la puissance. Ce qui faisait sa force ne relevait pas seulement de l’art de la manipulation des esprits, ni même du fait de choisir des êtres faibles pour les guider, non…Lui était le meilleur parce qu’il était le seul démon à écouter vraiment les êtres humains sur lesquels ils se perchait régulièrement. Il avait vite comprit que son intérêt passait par celui de son interlocuteur. Si la pauvre âme manquait sévèrement de confiance en elle, Lui en offrait plus que de raison. Il apprenait à ces êtres de chaire et de sentiments à n’en faire aucuns, du moins de ne jamais laisser ceux des autres faire obstacle. Il donnait les ficelles à son pantin afin qu’il devienne le marionnettiste des autres et ça, les hommes adoraient !
Chaque soir après son travail bien accompli, Lui se dirigeait dans ce bar pour démons d’épaules avec la conviction d’avoir fait mieux que son mieux pour que son protégé soit bien dans sa peau et cruel avec les autres.
Le ciel n’avait jusqu’à présent pas trouver d’ange rivalisant avec ce petit être au apparence de Dandy. Le cerveau qui se cachait sous la tignasse rousse frisée ne permettait pas à un ange blond et doux de murmurer des mots d’amour aux oreilles des humains. Assez de démons se faisaient battre par une créature en jupette avec harpe intégrée, pas Lui.
Pourtant, depuis quelques années, il avait une concurrence très rude de l’autre côté du cou de sa nouvelle écoutante, et cela ne lui déplaisait pas.
Eténia était là, assise au milieu des démons environnants, ne semblant même pas mal à l’aise à côtoyer un damneur éternel autour d’un verre. Elle ne buvait pas d’alcool, non, juste un petit verre d’ambroisie. Cela avait d’abord surpris le barman qui, fantôme neutre dans un lieu d’échauffement des esprits, c’était habitué à n’en servir qu’au groupe des toges et ailes blanches dans le fond du bar, ceux là même qui illuminaient toute la pièce avec leur auréole, et puis il comprit…elle n’était pas un démon. L’ange guerrier. Tous l’avaient surnommés ainsi, même le grand patron. Parce qu’elle n’avait jamais peur. Malgré ses milliers d’années d’existences, elle était un ange moderne. Rien que son physique pouvait en témoigner : des cheveux noirs comme l’ébène du jardin d’Eden, des mèches rouges comme le sang du Christ et deux grands ailes blanches avec rangés de plumes rouges, dont les os apparent étaient digne de la plus noire des nuits. Mais le plus incroyable, ce qui faisait sa force, son poids, sa supériorité de rang avant même de devenir un ange adulte étaient ses deux grands yeux vermeils, signe qu’elle avait affronté ceux de leur créateur à tous, ce que même les démons eux-mêmes n’avaient jamais fait.
Lui regarda le pilier de comptoir jaunâtre à côté de la belle. Il le réveilla en le tapotant de sa canne et lui dit d’un ton sec mais avec classe : « Merci d’avoir chauffé ma place…casse toi ! ». Les yeux violets de la créature dépassée (pas assez effrayant, il avait perdu sa place de monstre du placard) s’allumèrent de rage mais il s’inclina, Lui n’était pas le démon à qui on tenait tête, à moins d’être une sublime ange aux longues jambes et talons aiguilles. Le petit être en costume, avec nœud pap’, vert monta sur le tabouret avec la dextérité d’un enfant de cinq ans. Il commanda un whisky et se tourna vers Eténia avant qu’elle ne puisse ouvrir la bouche : « Entre deux brûlage de soutif comment tu t’en sors avec notre pucelle ? ». C’est en tenant le manche de son épée, avec un sourire charmant et sadique, qu’elle répondit seulement : « Elle pense à devenir nonne ! ». Le visage de Lui ne s’empourpra pas, ne blêmit pas, il lui rendit son sourire avec un air pervers. Cette petite prétentieuse n’aurait pas le dernier mot, jamais aucuns anges n’avaient le dernier mot devant lui. « Parfait, elle ne pourra commettre que plus de pêcher ainsi ! Et puis, tu ne la laisseras jamais faire, je le sais. Pfff, le paradis envoie une féministe pour me contrer…il n’avait plus de prêcheur ?
- Je ne suis pas féministe ! Je n’ai simplement pas confiance dans les hommes !
- Oh, tu es lesbienne !
- Je suis un ange, je ne peux pas…
- Oh, allez, tu crois qu’ils naissent comment les bébés anges, hein ? Et puis Tichaï c’était quoi, hein ? hein ?
- C’était ma jumelle pauvre con ! ». Touchée. Lui avait envoyé sa première salve et n’avait pas raté sa cible. Il connaissait tout de l’ange, jusqu’à la couleur de ses sous vêtements (se qui n’était pas un exploit en soi vu que les brettelles et la dentelle dépassait de la robe fendue de la demoiselle). Il savait son passé, son rôle dans la troisième guerre entre ciel et enfers, sa survie à la fin de la première planète bleue humaine, sa présence auprès de la Gardienne des Mondes lors de la rébellion des ogres, ses rapports ambiguë avec un Sage et enfin son lien de parenté plus ou moins établie avec les gardiens de l’Anouncka, le monde interdit, qu’elle portaient fièrement autour de son cou. Une guerrière peut être, mais aussi fragile qu’une rose en cristal, une pichnette et…plus d’ange. Les anges suprêmes étaient vraiment inconscients !
« Bon, et toi le nain, t’as toujours pas réussit à l’empêcher d’être aimable ?!
- Si tu n’avais pas été là…
- Elle porterait déjà la hache ?
- Et ta tête en trophée !
- Je ne suis pas Méduse et franchement, tiny winy petit lutin grincheux, tu n’as pas la prestance d’Athéna ! ».
Un point partout, balle au centre. Elle l’avait vexé, ou plutôt énervé ou plutôt…comment savoir ? Son petit visage rond ne souriait plus mais aucune rage ne semblait l’ébranler. Il souleva les sourcils, avala son verre de whisky et en commanda un autre. Rien ne pourrait l’atteindre de la part d’un ange. Quoiqu’elle sache sur lui, Lui n’en avait cure. Un démon n’avait ni regret, ni sentiment, ni douleur (à part physique ! mais Eténia ne pouvait le toucher sous peine des foudres divines, même les plus vils créatures avaient le droit de vivre et quand bien même, la loi divine interdisait aux êtres d’épaules de tuer leur opposant dans la course du gain d’âme) juste un cerveau rempli de méthodes peu scrupuleuses pour démolir les murs qui se dresseraient devant eux.
« Tu connais son destin comme moi, Lui, tu sais qu’elle ne commettra jamais de crime et qu’elle ne sera jamais foncièrement mauvaise, pourquoi t’acharne tu ?
- J’en ai marre des âmes pourries jusqu’à la moelle depuis le début ! Une belle âme est bien plus précieuse qu’un tueur. Je laisse la fange pour les cochons !
- Tu es pédant !
- Merci. Mais tu n’es pas mal non plus ! Crois tu vraiment que tu puisse quoique ce soit pour elle, pour son bonheur, toi qui n’arrive même pas à garder vivant les gens qui t’entourent ?! ». Deuxième but pour Lui. Eténia en avait une larme au coin de l’œil…Tichaï, Gabrielle, Kaya, et tant d’autres encore…il lui semblait que sa cicatrice au cœur la brûlait toujours. Pourquoi tous avait-il succombé au feu divin ce jour là et pas elle ? L’image de la poussière, des ruines, des portes de l’Anouncka s’ouvrant sur le visage courroucé du tout puissant, (cette fois elle fut bien obligé de baisser les yeux tant la lumière était aveuglante), le sang partout, les cris, et enfin le silence…tout avait disparu sauf sa jumelle…et après quelques années de calme, de paix, d’ennuie mortelle sur une planète morte avec pour seuls abris les catacombes des anciens enfers et les nuages gris du paradis d’antan…rebelote, une guerre d’un autre genre, plus grande mais moins impressionnante que sa guerre civile et utopique à elle, une Gardienne désoeuvrée, un sorcier qui s’ignore, un Sage barge(pour qui elle était tombé, à son grand désarroi), un Troll débile, une fée enceinte et un guerrier blessé…des ogres et un être des terres avec un complexe à la Cortex et plus rien, du tout. Elle avait dû tout recommencer sur la nouvelle planète bleue, sur la nouvelle Terre, celle qui recommençait les mêmes erreurs…à obéir à des anges suprêmes plus jeunes qu’elle et qui lui répétaient que tout n’était qu’un éternel recommencement ma sœur, à croire qu’ils avaient tous fumés de l’opium, à en vouloir vérifié s’ils n’avaient pas des dreads locks sous leur capuchon divin…à les écouter dire que les démons c’étaient mal (mais comprenant tout à fait qu’elle ait pu en douter à cause de sa jumelle catacombesque), que les anges étaient supérieurs…toutes les mêmes merde qui avaient fait éclater les guerres dans son monde…Eténia, complètement perdu dans sa tête frappa du poing. Lui, souleva les sourcils. « Je ne les garde peut être pas en vie mais au moins je suis sûre qu’ils n’ont pas à subir ses conneries divines qui nous perde tous !
- Est-ce que tu vas bien ? demanda-t-il, délicieusement sceptique.
- Les démons c’est pas bien…reprit-elle sur un ton débile, imitant les anges supérieurs…les anges c’est mieux parce que ça vie dans le ciel !
- Plus d’ambroisie pour l’ange !!
- Mais enfin ne vois tu pas ? lui dit-elle en le tirant par le col. Nous sommes tous autant cons les uns que les autres ! Enfermés dans une toge inconfortable ou portant les cornes et la queue pointue ! Trop bornés à croire les conneries des messagers de notre père et ne pas comprendre les miettes qu’il a laissé avant de partir s’enfermer loin de la déprime latente ! Aucun de nous n’est supérieur à l’autre en fin de compte, nous sommes tous coupable d’exister !
- Cela doit-il nous empêcher d’en profiter ? demanda Lui, en se penchant vers elle, il comprenait trop bien tout à coup. Voilà pourquoi j’aime les esprits non pervertis par l’idiotie environnante ! Ecoute, je ne voulais pas te toucher à ce point là, tu sais, c’est juste que j’ai besoin…
- Je sais, le nain, je sais…mais justement ! Pourquoi ressent on le besoin de blesser le camp ‘’ennemie’’ ? juste parce que trois pèlerins divins, n’ayant jamais mis les pieds dans les couloirs, l’entre monde, ou un autre monde et encore moins aux portes de l’Anouncka, nous ont dit ça ? Si l’ont apprend pas à certains humains à ne plus suivre les traces établies par les moires aveugles…ce monde va finir comme le mien. Mais quelque part je suis contente que tu sois mon adversaire sur cette course contre la stupidité !
- Pourquoi ? tu me crois trop faible pour toi ?
- Au contraire, tu es grand !
- Arrête de te fouttre de ma gueule !
- Non, tu es grand, vraiment. Tu as détourné du droit chemin des tas et des tas d’âmes destinées à être bonnes, ok, ça c’était peut être pas l’idée du siècle, mais tu as aussi aider certaines d’entre elles à s’affirmer, à sortir du chemin de pierre, de la lapidation mentale par les supposément plus fort. Un peu se que tu as fait avec elle…
- Alors c’est pour ça que tu… ». Lui s’interrompit. Autour d’eux, anges et démons les dévisageaient. La fraternité entre les deux clans était impensable. L’animosité. L’animosité était le mot d’ordre et les créatures divines étaient des soldats, près à réparer les erreurs des humains (ces stupides bestioles qui avaient décidés de couper leur lien avec les mondes divins pour s’unir et former une nouvelle race, impuissantes). Eténia se leva. L’ambiance alentour la rendait malade. Mais elle tenait tout de même à sauver la mise du démon, que sa réputation soit sauve était essentielle pour leur plan (commun et pourtant non élaboré ensemble). « On se voit sur le lobe, grincheux ! si tu arrives à voler ! ». Lui sentait déjà l’odeur écoeurante des roses rouges et du musc lui monter à la gorge, avec son repas, et s’efforça de sourire sadiquement, cruellement, à l’ange étrange et unique : « Il n’y a pas besoin d’avoir des ailes pour voler, mon ange ! » puis il disparut dans une fumée ocre et acre.
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mardi, 08 janvier 2008
Juste dix minutes et une envie d'écrire...
Déjà ses yeux mi clos se posaient sur le mur en fac d’elle.
Comment arrivait-elle à trouver cette chose hideusement belle plus intéressante que ce qui se passait dans son propre dos ?
Sans doute parce que, voilà, rien n’était plus paisible, plus apaisant que la contemplation d’un dégradé de grise, de noir, de blanc cassé…omelette murale où le blanc et le jaune se brouilleraient dans la masse graveleuse de cette invention totalement humaine.
Une larme s’échappa de son œil paresseux et roula jusque sur le sol.
Si une chose, une seule, pourrait sortir de cette pièce, se serait celle-ci.
La goutte de pluie éphémère que le ciel se dépêcherait d’engorger dans tout son être nuageux.
Sa main se déploya doucement pour sentir le frisson d’une mauvaise isolation.
Mais elle était trop loin. Elle ne pouvait que se contenter de la paille pointue qui s’enfonçait dans ses pieds charnus.
Elle bredouilla quelques paroles dans un latin incertain puis se tut.
Elle voulut pencher sa tête vers un peu de lumière, cependant elle n’eut comme réponse divine qu’une torche se consumant, à lui en brûler la rétine.
Qu’avait elle donc fait ?
Rien, c’était ça sa faute.
Restée impassible devant l’agonie, la folie, l’étouffement.
Elle était demeuré aussi interdite que devant se mur infranchissable.
Se demandant si un jour il céderait.
Le gouverneur avait cédé, le mur, lui, bien que n’ayant pas l’envergure de l’homme puissant, resterait de marbre…ou plutôt de briques.
Elle ne l’avait pourtant pas tué.
Elle avait juste observé et c’était assez.
L’air du cachot se faisait de plus en plus humide…
Les coups de fouets de plus en plus épais.
Jamais elle ne cria.
Sa maladie était bien plus douloureuse que des lacérations bovines.
Muette.
Ainsi attachée, ainsi arçonnée, elle se sentait comme un jambon dans une chambre froide.
Et son cœur n’avait qu’à s’accrocher.
De toute façon, les dés étaient jetés, elle allait en crever.
14:05 Publié dans Nouvelles diverses | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
mercredi, 18 juillet 2007
Break me, shake me, wash me!
Ils m’ont jetés, là, au milieu des déchets…Qu’est ce que j’ai fait ? Je l’ai dorloté, aimé, attendu jour après jour sans bouger et il me jette ?
Je sens une eau putride se faufiler à travers mon corps non imperméable, ma bouche reste close, comme cousue mais mes yeux sont grands ouverts ! Ca pique, ça brûle…
Je me noies, je crois…une sorte de mousse s’infiltre sur les traces du passage enfantin de celui qui jadis me tenais la main…
Pourquoi je n’ai même pas un tuba ? Et puis c’est quoi ça ? Une culotte !?
Mais où je suis ?
Ca tourne, ça vole, je me cogne contre des parois…il fait noir…je ne suis pourtant pas à Aquasplash ! Je n’en ai plus le droit, parce qu’après j’ai des champignons et on a faillit m’amputer !
Sans mes jambes, il ne m’aurait plus aimé !
Enfin le grondement du tonnerre, les vagues, l’odeur pestilentiel de…chaussettes sales ?...ont cessés ! Une lumière m’envahit…quelqu’un tend les bras vers moi et me pose dans une…corbeille ? Je n’ai pas le temps de réaliser que déjà je suis recouvert d’un truc humide…pff, j’en ai marre !
Me voilà maintenant pendu par les oreilles, mon corps ballote dans le vent, j’ai un peu froid…
Combien de temps je vais encore tenir ? J’ai rien fait de mal !
On me décroche, on me repose sur mon lit…comme un malade…s’il le pouvait, mon nez coulerait…est-ce qu’il ne se lassera jamais de me traîner dans la boue ? De me frapper…
De m’embrasser ?!
Il me prend dans ses bras comme s’il ne c’était rien passé, comme si j’avais toujours été le même après ses années difficiles…dans quelques temps, il ne voudra vraiment plus de moi.
C’est promis, jamais plus je ne voudrais me réincarner en ours en peluche ou alors celui d’une jeune fille en fleur pour me faufiler contre son cœur…
Teddy
19:51 Publié dans Nouvelles diverses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 28 juin 2007
Bunny
Lorsqu’elle entra dans le bar, personne ne put détourner le regard de sur elle. Ses longs cheveux immaculés et son teint laiteux, peau diaphane, la rendait porcelaine. Cachée, malgré la chaleur estivale, sous un long trench-coat beige, elle était fantomatique. Une apparition car elle semblait flotter dans l’allée entre les tables et le bar.
Avec ses lunettes de soleil rondes et noires, son chapeau de la même couleur et sa bouche peinte de rouge carmin, elle semblait sortir d’un vieux policier en noir et blanc. Une femme fatale, mystérieuse.
Elle alla, tête haute, dignement s’assoire au fond de la salle, là où la lumière tamisée procurait un semblant d’intimité.
Je ne compris pas tout de suite comment une telle beauté pouvait ainsi se terrer dans l’ombre, loin des yeux de tous.
Elle dû capter mon regard insistant, qu’elle trouva agaçant, car lors de mon approche avec mon plateau sous le bras, prêt à bredouiller mon sempiternel : « Je vous écoute ! »…elle ôta ses lunettes et fixa sur moi ses deux billes vermeils d’albinos et lança avec un humour sarcastique : « Un jus de carotte ! ».
Plus tard, quand enfin elle consentit à céder son numéro de téléphone au pauvre barman que je suis, par curiosité pensa-t-elle, je lui avoua n’avoir jamais trouvé aussi attirante et sexy la réincarnation du lapin de Sacré Graal de toute ma vie !
14:20 Publié dans Nouvelles diverses | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
mardi, 19 juin 2007
Elizabeth. (statue de glace)
Paysage aux tons pastel d’un hiver qui ne fait que débuter. A gauche, des boulots, blancs, majestueux, avec une touche de rose, en bande. L’un d’eux est plus en avant, le chef sans doute. A droite, les mêmes arbres, mêmes couleurs, plus petits. Effet d’optique qui fige la forêt dans le tableau. Au premier plan, des arbustes encore bien marron, dont les petites fleurs rose bonbon et comme les cerisiers, attendent patiemment que le froid les tue. Au milieu, seule dans l’espace et de dos dans sa robe blanche à double jupon et nœuds roses bonbons, Elizabeth.
On ne voyait d’elle que ses longs cheveux bruns onduleux remontés dans un chignon bas et son panier d’osier remplie de petites fleurs pré hivernales. Ses vêtements et son chapeau se fondaient si bien dans la masse lourde du manteau neigeux.
Elle avançait à petits pas rapides vers le cœur de la forêt. Elle espérait trouver la paix.
Elizabeth n’était pas mariée. Pourtant à cette époque là, son âge la rendait vieille et plus que bonne à marier. Vingt ans, c’était presque trop tard et bientôt elle serait la risée du village.
Le village, elle s’en moquait.
Pourtant, face aux désirs de son père, une fille ne pouvait que se plier. Elle épouserait un riche marchand qui lui promit de la combler.
Elizabeth ne l’aimait pas. Elizabeth aimait un soldat parti au front avant l’été. En rentrant, il l’épouserait.
Pour tous, il était mort en héros, pour son pays, pour sa patrie…
Le mariage avec le marchand se décréta donc quelques mois après.
Elizabeth traversait la forêt, cueillant des fleurs, jouant avec la neige.
Son cœur n’était cependant pas à la fête. Le lendemain, sa virginité serait vendue à un inconnu.
Au abord du lac non entièrement gelé, Elizabeth crut avoir pied.
Doucement sur ses talons, claquants, elle avança sur la glace, y perçant de petits trous.
Elle écoutait attentivement les craquements de l’eau solidifiée en regardant le bleu du ciel déclinant.
Dans le coin, là, il y avait un dernier rayon de soleil.
Les yeux d’Elizabeth laissaient glisser des perles de pluie le long de ses joues roses et pures.
Demain elle ne serait plus une enfant, demain elle n’aurait plus le temps. Aujourd’hui, il aurait fallut rentrer.
Elizabeth laissa sa robe blanche, comme celle des mariées, s’engouffrer dans l’eau glacée pour attraper les fleurs qui lui avaient échapper. Il n’y avait plus de glace.
Le corps frémit, s’engourdit et Elizabeth se laissa couler. Un jour on la retrouverait, enfin elle le reverrait.
Couronné de gloire, victorieux sur son cheval de neige, il revint au village, le soldat. Courant dans les rues pour aller honorer la promesse faite à sa dulcinée…apprenant bien trop tard qu’Elizabeth c’était noyée…
Grâce au pinceau de Cambour.
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jeudi, 14 juin 2007
Il y a quelque chose de pourri au royaume de la vie!
Confiance.
Doucement, elle sentit couler l’eau pure et cristalline le long de sa trachée desséchée.
Doucement, elle sentit glisser la glace pillée dans le fond de son gosier.
Soudainement elle sut que ce n’était pas de la glace que l’on avait brisée. Cela n’avait rien de froid, cela n’avait rien de frais, cela ne passait pas sans heurt.
Du verre.
Tout à coup, l’eau avait le goût de sang.
Tout à coup, la voix se trancha.
Il n’y avait plus rien à faire. Le verre brisait ses cordes vocales. Elle ne pouvait tirer aucun apaisement dans le hurlement car il n’y avait plus de voix. L’autre, face à elle, jubilait. Enfin la fête pourrait commencer. Il n’avait besoin que d’une chose.
Une batte de baseball.
Brutalement, il la frappa.
Brutalement, elle fut déjà à terre.
Un coup précis, violent, avec une force inouïe, dans chacun des genoux pour qu’elle ne puisse s’enfuir. Le cri ne venait toujours pas. Qu’est ce qui peut bien être le plus douloureux ? Le silence ou la violence ? Apeurée comme un animal blessé, se sentant inférieur, le sang sortait de sa bouche haletante.
Surprise.
Soudain, elle comprenait.
Soudain, il se rapprocha.
Ce qu’il voulait faire, elle le savait. Un monstre de sadisme, perverti par des rêves débridés de soumission à l’extrême. Il n’avait jamais supporté qu’elle réussisse sans avoir besoin de lui. Elle n’avait jamais consentit à ouvrir les jambes à tort et à travers. Il était debout, près à donner encore un coup, au cas où…Elle enfourna sa main dans une de ses bottes à talon.
Le papillon.
Ouvrir, planter, tourner…
Ouvrir une plaie et entendre hurler.
Le sang ne coule plus chez la même personne. La batte s’échappe et rate la tête d’une cigarette brune pas encore fumée. La femme se relève, comme elle peut, profitant de l’instant. Ayant retiré le couteau, elle se faufile dehors. Son but premier est de se sortir de ce trakenar, mais impossible de prévenir qui que soit. Pas sans mots.
Hôpital.
En rampant y arriver.
En rampant se faire remarquer.
Tout le monde est gentil, compréhensifs, hypocrites avec la chanteuse prostituée. Elle ne peut leur en vouloir, elle ne veut pas leur parler. La police l’interroge avec du papier. Elle écrit mal leur langue alors ça prend un peu de temps.
Fuite.
Sirène hurlante, insolente.
Sirène tardive, bateau déjà parti.
Il ne reste qu’une marre de sang et du verre pilé, brisé sur le sol matelassé. Les traces de pas se continu jusqu’à l’extérieur. Il est parti. Il n’allait pas resté là à attendre. Elle ne serait pas revenue.
Epilogue.
Bruyamment, on retire la chose gangrenée…
Bruyamment, on torture le méchant.
On ne peut qu’admirer sa ténacité, dix jours sans boiter, planquer dans une boite à sardine pas très propre. La police le retrouve couvert de mouche, le pied en formant un autre. L’idiot ne sait même pas se soigner. On l’enferme à vie.
Sa voie.
Le sourire en bandoulière…
Le sourire d’être vainqueur.
Elle reprend vie, elle apprend à signer et à parler. Son cœur meurtri se remet. Elle ne chante plus, elle lutte pour toutes celles qui n’ont pas de couteau.
Pearl
15:25 Publié dans Nouvelles diverses | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
lundi, 14 mai 2007
Le placard.
Allongée là, tel le gagnant d’un jeu de cache cache, je regarde, par les trous horizontaux de ma prison volontaire, la lumière que je ne veux pas atteindre. Est-ce que j’ai les larmes aux yeux ? Oui. Est-ce que je me cache ? Oui. Est-ce que j’ai peur ? Non. Se cacher sans avoir peur cela peut paraître idiot. Mais si je suis là c’est que je ne veux ni de leur pitié ni de leur supériorité. Ils ne pleurent jamais devant moi, je ne le ferai pas devant eux. Si le placard parait si noir c’est tant mieux. Ici je suis bien. Allongée sur le sol en bois d’une armoire énorme. Normande ? Je ne sais pas. En tout cas, ici je suis bien. Recroquevillée sur moi-même, oubliée du monde, triste mais calme. Les portes refermées sur ma solitude, qui viendrait me chercher là ? Pourquoi les gens ne comprennent-ils pas qu’au fond je préfère m’enfermer dans un placard, dans une cabine de toilettes, une cabine de douche, plutôt que de pleurer devant eux ? Et si jamais quelqu’un se prend l’idée d’y mettre un cadenas alors tant mieux. Je pourrai rester toute ma vie à regarder le monde de ce judas improvisé. D’ailleurs je crois que je vais rester là. Passé ma nuit ici, vivre ma pseudo vie là. De toute façon qui viendrait me chercher dans un placard ? Qui viendrait me chercher tout court ? La peur de l’enfermement ne m’atteindra pas, c’est ouvrir cette porte qui m’insupporte. Que le temps file, que le temps passe, moi je reste là. Reprenez votre monde il n’est pas pour moi, merci.
Pearl
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