vendredi, 17 juillet 2009
L'ami imaginaire.
Je suis né par besoin, je suis mort par oublie.
Je suis un ami imaginaire.
Mon nom ? Indéterminé.
Mon âge ? Un inconnu.
Mon sexe ? Indéfini.
Mon créateur ? Un ancien enfant.
Avant j’étais tout, aujourd’hui je ne suis rien.
Je suis un ami imaginaire…
Je ne peux rien y faire.
On m’a aimé, on m’a désiré
Puis on m’a quitté.
Je suis né pour n’être qu’une oreille, je suis mort sans parler.
Je suis un ami imaginaire.
Ma vie ? Un néant.
Mon corps ? Inexistant.
Mes hobbies ? Incompris.
Ma famille ? Lui.
Avant j’avais tout, aujourd’hui je n’ai rien.
Je suis un ami imaginaire…
J’ai le défaut de déplaire.
On ne m’a jamais vu, en moi on n’a pas crus
Puis à la fin on m’a déchu.
Je suis né dans ses pleures, je suis mort dans son cœur.
Je suis un ami imaginaire.
Mon passé ? Celui de son esprit.
Mes vêtements ? Ceux de ses rêves.
Mes mots ? Ceux de sa bouche.
Ma nationalité ? Celle qui l’arrange.
Je suis né par intérêt, je suis mort sans regrets.
J’étais un ami imaginaire…
J’ai eut la faiblesse d’en être fier.
17:05 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
jeudi, 21 mai 2009
La censure du mal être.
On vous dit que ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort…
On vous dit que quand tout va mal ça pourrait être pire…
On vous dit que vous êtes jeune que vous avez le temps…
Et puis on vous dit de vous bouger, de prendre les choses en main, de ne pas rester les bras ballant…
Il faudrait relever la tête et sourire. Se forcer
Se dire que notre cœur n’est qu’une partie superficielle de notre corps, utile que par ses battements…tant qu’il bat, c’est qu’on va pas si mal…
On vous dit d’arrêter de déprimer…
On vous dit que rien n’arrive sur un plateau d’argent…
On vous dit que si on a mal, c’est normal…
Et puis on vous dit de supporter votre sort en faisant bonne figure…
Notre vie se résume à ça, nous la génération désenchantée
Nous les enfants que l’éternité à frapper : ne te plains pas.
Ne jamais se plaindre, personne n’aime les geignards.
Et pourtant, on nous dit aussi que si on ne dit rien, les autres ne peuvent pas savoir
Mais les autres ne veulent pas savoir.
C’est la censure du mal être.
Tu ne vas pas bien ? Je m’en fous, je suis pire.
Tu n’as qu’à apprendre à ramer.
On s’y fait petit à petit…
On se fait à cet état qui devient habituel…
On sourit, on rit, on vit…
On n’oubli pas qu’on a mal, mais on ne s’amuse plus à délimiter les zones touchées.
On n’oubli pas qu’on va mal, mais on se dit que seul l’action de notre corps réparera l’inactivité de notre cerveau…
Zone sinistré…
On censure le mal être.
20:05 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
dimanche, 15 juin 2008
A ne pas attraper...
Je suis comme l’herpès, je m’installe pour rester !
On me combat, on me soigne, on me traite…
Pourtant je suis toujours là.
Présente, discrètement là où l’on ne me voudrait pas…
Prête à pourrir la vie, la peau, de mon hôte.
Je suis comme l’herpès, je ne pars jamais bien loin !
On m’évince, on m’écarte, on prend ses précautions…
Pourtant je ne bouge pas.
Fidèle, attachante à la moindre parcelle non atteinte…
Prête à gratter la surface, l’irriter, pour assouvir ma soif de possession.
Je suis comme l’herpès, je reviens quand on s’y attend le moins !
05:05 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 10 juin 2008
Wedding
Elle avait dit oui,
Il avait dit non.
Elle était en blanc,
Il était en noir.
Il n’avait plus envie,
Elle n’avait plus de vie.
Il a sauté le pas,
Elle a sauté du pond.
19:02 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
mardi, 03 juin 2008
L’art de se convaincre que tout ira bien…
On se fait des plans sur la comète,
Des montagnes sur des conneries,
Des films sur des paillettes,
Mais rien ne se passe…
On dirait plutôt que ça nous efface,
Ses jeux de procuration
Ses persécutions de l’esprit pépère
Qui pensent à perdre ses repères
Pour l’essence de la vie.
On plante des rêves dans nos esprits,
Dans nos âmes renfermées,
Juste pour pouvoir avancer.
Mais au fond, ce sont des prédictions vaines
Car rien n’en découle
Qu’un peu plus de chagrin
Et un trop plein de déception.
Ca nous amuse cinq minutes
Et puis ça nous irrite.
Mais déjà on ne peut pas s’en passer.
On s’en est trop gorgé,
Un autre fixe, un autre trip…
Un rire, un soupir…
On fait des plans sur la comète,
Des montagnes sur des conneries,
Des films sur des paillettes,
Mais rien ne se passe…
On est toujours là,
Face au mur blanc et sans vie
De notre chambre d’hôpital psychiatrique
Factice.
Alors on pratique à nouveau l’art
L’art de se convaincre
Que tout ira bien…
Quand même !
03:23 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
vendredi, 02 mai 2008
YOU...can't break me.
Prends moi, jette moi
Je ne suis qu’une marchandise
Avoue le moi !
Tu as besoin de moi
Mais tu ne me veux pas
Je ne suis qu’un outil
Je n’ai pas d’autre vie
Que de te servir
Et fermer ma gueule !
Je vais le faire bien,
Je vais le faire jusqu’à la fin
Sourire aux lèvres et innocence feinte
Moi aussi je sais jouer le jeu
De la parfaite personne
Bien sous tout rapport.
Quand tu n’auras plus besoin de moi
Je partirai
Comme Mary Poppins avant moi
Sachant très bien au fond
Que tu me regretteras
Et cette vengeance subtile
Me fera tenir debout et active
Pendant au moins deux mois !
I’m strong, It’s my weakness…
18:21 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
vendredi, 18 avril 2008
Gone get a life...
Le temps, la vie, détruit les choses qui semblaient pures.
18:51 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
mercredi, 09 avril 2008
J'y pense...je me lance!
Je t’apprendrais la patience en t’imposant le silence.
Tu verras ma démence aux limites de l’innocence.
Tu pratiqueras l’absence comme d’autres l’abstinence
Avec souffrance je te trouverai rance
Et c’est dans l’indécence que tu exigeras ma clémence.
Je t’apprendrais la patience face à mon silence.
02:28 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
dimanche, 06 avril 2008
A table!
On se repaît de la misère des autres, comme si elle était une brebis rôtie bien dodue.
On laisse couler sur leurs chaires meurtries le jus si gras mais si bon afin de les déguster, en toute légitimité.
Une fois l’animal mort, il ne faut pas gâcher.
Mangeons mes amis, mangeons…
Les rêves des autres ne sont pas les nôtres, alors avalons les et dans un bruit salvateur, apprécions les.
Ne respectons plus rien, mais empiffrons nous jusqu’à l’excès.
On nous tend une main faible et tremblante, nous arrachons l’aile pour y mordre à pleines dents.
L’humanité est ainsi faite, chacun son goût, chacun son four…que les moins résistants nourrissent les autres !
On se repaît de la misère des autres, sachant très bien qu’un jour ils feront de même,
Car on ne peut pas être fort tout le temps.
Ne croyez pas que notre obésité de vampirisme humain nous sauvera de la chute…
Nous roulerons un peu plus vite dans le plat c’est tout.
Mais je suppose qu’il n’y a aucune culpabilité à ne faire que manger, c’est vital,
Ce n’est pas comme si on tuait la bête en ne l’aidant pas à échapper au chasseur…
Ce n’est pas comme si on la condamnait à finir une pomme dans le fion en regardant ailleurs…
D’ailleurs non, ne regardons pas ailleurs ! Affrontons l’horreur en nous léchant les babines…
On se repaît de la misère des autres, en espérant qu’elle ne soit jamais la notre.
18:13 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
mercredi, 02 avril 2008
-Arrêt cardiaque-
Brûle moi de l’intérieur si je me nois
Si je ne peux plus briller, jette moi !

02:33 Publié dans Poèmes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
