lundi, 31 mars 2008

Vieux démons...

J'y pense encore parfois, quand je me sens pathétiquement célibataire (et endurcie par la vie) 

 

 

 

 

 

Il s’est marié le mois où je suis partie…c’est bizarre à dire.

Le mois où je suis née.

Y’a pas de hasard.

Après savoir si c’est le présage que j’attendais…

Celui qui me dira que je finierai toute seule, avec sept chats

Juste parce que c’est avec moi qu’il aurait été marié aujourd’hui si j’avais pas…

Bah, oublions.

Je l’ai oublié. Du moins je suis plus amoureuse.

On n'oublie jamais rien, on vit avec.

 

 

 

 

 

Des fois ça fait encore mal, mais la peau n'est plus à vif...j'ai pas encore totallement tournée la page.

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jeudi, 27 mars 2008

Je suis prête!


podcast

http://fr.youtube.com/watch?v=svxP2LjBg_4

 

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Espérons juste que je ne trébucherais pas cette fois !!

mercredi, 26 mars 2008

Message personnel (pour LN, coucou, ouvre-moi !)

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J’avais écris un truc super beau, mais crétin l’a effacé ! (Merde j’ai une bouffée de chaleur, c’est bientôt dix heures faudrait que j’aille me coucher !!)

 

Tant pis, je recommence !

 

J’avais envie de répondre à ta note sur ton blog (j’ai trois notes de retard, pardon) mais ta plate forme (j’ai apprit un mot aujourd’hui, alors je l’utilise) veut pas parce que ‘’je suis pas un membre de myspace, il faut que je m’inscrive d’abord, blablabla’’ et comme j’aime pas obéir aux machines…

 

Je sais que parfois tu passes par ici, alors le jour où…sache enfin que oui, oui je pense à toi et même pire, horreur (et dame nation), tu me manques !!

 

Mais ce n’est pas le sujet !

Je voulais dire à ton ami pas drôle que je ne me suis pas enfuie de la France pour te fuir toi, mais pour me fuir moi ! (Et crois moi, Nouchka non plus ne te fuis pas, nous nous cherchons). Justement, je n’ai jamais été aussi proche de toi depuis que je me connais.

J’ai toujours eut honte de moi tu sais, par rapport à toi. Tu as toujours été là. Au lycée le matin tu venais me réveiller (même après mon redoublement quand je vivais dans un autre bâtiment), tu me supportais à chaque repas, tu me faisais même mon lit quand je décidais que je voulais pas arriver à l’heure en classe et que tu voulais faire la route avec moi, pour chanter tout le long…je te revois encore au bout de mon lit à lire mes mangas…quelques éclats de rire de temps en temps…et moi j’étais une petite conne ! Je prenais un malin plaisir à te faire chier, à te contrarier. Butée, bornée, stupide. Mamour m’a fait remarquer un truc très juste l’autre jour à ton propos : « Tu ne la supportais pas quand elle était là et pourtant elle te manquait quand elle était pas là ». Tu as toujours été là. C’est moi qui ne l’étais pas. Pas parce que je ne t’aimais pas, pas parce que je ne te supportais pas (je crois que je trouvais un malin plaisir à trouver le sujet de discorde avec toi) parce que j’avais peur qu’un jour je ne trouve pas. Plus. Ma dernière année de lycée a été la plus dure, douloureuse, un peu parce que j’ai eut peur de te perdre. Y’avait plus ma LN pour me sourire dès le matin, me prendre dans ses bras et supporter la petite boule de nerf que j’étais. Tout le monde était parti mais toi plus sûrement.

Pourtant aujourd’hui tu es là. Je sais que tu penses à moi comme je pense à toi. Pire, tu sembles avoir oublié, pardonné celle que j’ai été. Je ne sais pas comment j’ai pu faire pour qu’un ange comme toi reste ami avec un monstre comme moi mais je t’en remercie. C’est pour ça que je me fous que tu ne donnes pas de nouvelles, parce que toi, tu es là. Et ton sourire, ton rire…tu es merveilleuse !

Autrefois, je fuyais une relation amicale comme ça, car en arrivant au lycée, je n’avais aucun amis et j’avais peur qu’en m’en faisant ils partent. Les gens de ma classe je n’essayais pas de les décourager de s’intéresser à moi, que je n’en valait pas la peine, parce qu’ils n’étaient là que le jour, ils ne voyaient que se que je voulais donner, alors s’ils partaient, refusaient de rester, je m’en foutais (sur le coup, attention je sais que mes meilleures amitiés se sont faites en grande partie au lycée) mais toi, tu étais toujours là et je ne voulais pas que tu puisses un jour partir sans me donner une raison de ne pas le regretter. Raté. Tu serai partie définitivement, j’en aurai crever, y’aurai eut un creux, là, dans mon cœur qui a grandit (lapsus révélateur, j’ai faillie mettre mon cœur de granit).

Mais tu es là. Tu es toi. Et je t’aime.

Quand je reviendrai, je te prouverai que tu comptes pour moi ! Pardonne moi encore une fois d’avoir dû m’exiler, loin de tout et de tous, me voilant la face pendant trop de temps, pour réaliser à quel point tu me manquerais si tu ne faisais pas partie de ma vie !

Grâce à toi, je n’ai plus peur d’être seule parce que je sais que mon cœur est plein. Tu fais partie de ses rares amitiés qui perdureront après ma découverte de moi, la petite garce à la hache qui dissimule l’incroyable…non je le dirai pas là, je veux pas que tous le sache, toi tu le sais, mes autres amis le savent (Nouchka, Mon jumeau, Mamour…désolée si j’en oublie mais…en fait non, ou alors pour l’instant)…ici je ne suis plus sûre de rien, à part des personnes comme toi qui ont remplis ma vie sans que je le vois et aujourd’hui je sais, que ce sera avec encore plus de plaisir que je me lancerai dans tes bras, toi la seule blonde que j’aime (et qui s’assume autrement que ‘’châtain clair’’) !!

Ne me remercie pas, surtout pas…mais excuse moi si encore une fois je te déçois, mais je crois que la sorcière est morte…du moins en partie.

Il ne reste que la moi qui est là, pleinement consciente que tu me manques !!

 

D’ailleurs j’en profite pour déclarer à mon jumeau, ma femme et ma nouchka (si un jour elle passe par là) que…non j’ai pas besoin de le dire, vous savez déjà que je vous aimeuh…non ?

 

Merci à ceux qui sont présents, pardon à ceux non cités, mais pour vous j’ai des doutes qu’il faut que vous m’ôtiez ! Mes amis, vous êtes les piliers de ma nouvelle fondation (comme je connais les filles elles vont aimer que je les traite de pilier…allez tant que c’est pas de bar, hein ? et mon jumeau va encore trouver ça mignon !!)

 

Je ne sais pas comment j’ai fait, quelqu’un devrait me le dire, mais j’ai trouvé le moyen de me faire des amitiés qui surpassent le changement radical, espérons que vous ne changerez pas d’avis quand je refranchirai les portes de la France (parce que moi, sur ce coup là, je suis sûre de moi ! C’est d’ailleurs la seule chose stable chez moi en ce moment !!)1760516259.jpg

vendredi, 21 mars 2008

Même en cent ans, je n’aurai pas le temps !

Je n’ai plus de temps, j’ai trop de temps…

Tout mon temps…qu’est ce que ça veut dire ‘tout mon temps’ ?

Mais ‘tout mon temps’ varie suivant la personne, le temps d’un enfant de quatre ans ne sera pas le même que celui de sa grand-mère centenaire !

Alors quoi ? ‘Tout mon temps’ n’est qu’une façon de ne pas se mouiller car forcement, j’ai ‘tout mon temps’ il m’en reste encore…jusqu’à quand ? Que je n’ai plus de temps !?!

Quand on attend une échéance, obligatoirement, c’est une histoire de temps.

Manquant, suffisant, ‘à temps’ ça on ne le sait jamais à l’avance.

Donc on le craint, notre père temps, car parfois il nous bat à plat de couture, il nous rattrape et on se retrouve à court de temps.

J’aurai toujours ‘mon temps’ mais pour de moins en moins longtemps !

Pourtant depuis la minute où je suis sortie du ventre de ma mère, je ne l’avais plus, ‘tout mon temps’.

J’ai du temps, beaucoup, pas beaucoup, qui êtes vous pour juger de mon temps restant alors que je l’ignore moi-même ?

Je ne suis pas à court de temps, mais je ne prend plus ‘tout mon temps’. Et parce que je sais qu’il est précieux, je prend soin du temps des autres. Ne leur fait pas gaspiller, leur en cédant de temps en temps…

Et je sors par tous les temps, ceux qui sont intemporels, qui n’appartiennent à personne, pour ne pas trop perdre ‘mon temps’.

Quand on a fait notre temps, on a plus qu’à se coucher et laisser le temps faire, mourir lentement sous le tic tac d’une horloge en retardataire. Sous le joug du temps, on apprend qu’à mon âge il faut vivre au maximum tant qu’on a le temps…Mais ai-je mon temps ? Tout mon temps ?!?

Tout mon temps…après tout pourquoi pas, pourquoi pas prendre tout notre temps et le jeter derrière nous ?!

On gagnera du temps !!

 




podcast

samedi, 15 mars 2008

Vas-y insulte le monde entier, ça soulage!!

Elle est belle, elle est fragile.

Elle ne pleure pas comme vous et moi,

Elle ne crie pas, se meurt en secret…

 

Quand on la rencontre la première fois,

On se demande quel est cet énergumène,

Si excentrique, pétillant de vie…

 

Quand on la connaît,

On se demande quel pétale fané la ferait souffrir

Et puis on sait…

 

Chacun d’entre eux…

 

Je l’ai épousé il y a six ans, pour son sourire

Je renouvelle mes vœux ce soir à cause de son âme

Si fragile, si douce, si pure…

Cristalline.

 

J’aimerai l’aider à voler

Mais on ne fabrique pas des ailes même avec de l’amour.

Je voudrais l’aider…

Mais encore une fois j’ai été trop égoïste…

Je n’ai pas prévu sa nouvelle chute.

 

Elle voudrait vous insulter,

Hurler des insanités, peut être même frapper

Prêtez lui une larme qu’elle épanche son mal

 

Elle est belle, elle est fragile.

Elle étincelle de mille éclats,

Elle n’ose pas raconter pourquoi, ce soir, ça ne va pas.

 

Alors si je n’ai qu’un encouragement

Qu’une chose que mon égoïsme n’aura pas

Ce sont ses mots,

Ceux qu’elle aimerait entendre de quelqu’un d’autre sans doute…

 

Je t’aime.

 

Alors, pleure, pleure, pleure…

N’arrête pas jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’eau dans ton corps

Parfois ça fait du bien de dire merde, de crier

Et ensuite juste pleurer…et aller te coucher !

jeudi, 13 mars 2008

Une fleur avant le pringtemps...


« C’est pas facile de pécho dans un pogo ! (Ma fleur masculine)

-         Après huit mois c’est tout ce que tu trouves à me dire ? (moi)

-         Désolé, je suis bourré ! ».

 

Et là, je me sens conne, encore. Moi aussi j’aurai pu en donner des nouvelles ! En plus il me dit qu’il pense à moi, qu’il suit mon blog…et dire qu’il suffit d’une cuite et de ma grande gueule pour qu’on se parle…faut dire qu’on a jamais été laissé tous seuls, y’avait toujours quelqu’un au milieu pour nous empêcher de communiquer. Du coup c’est comme si on avait rien à se dire !! Pourtant je me souviens d’une soirée, mes dix huit ans, où les filles l’avaient envoyés en éclaireur pour m’occuper alors que je déprimais sévère devant un feu. Je ne me rappelle pas les mots, si ce n’est le sujet et les réponses (qui maintenant en ferait rire plus d’un), mais j’avais été heureuse de notre première conversation…surprise de le voir à ma fête de départ !! J’ai toujours son dessin, là, roulé précieusement dans le truc, en attendant un cadre, parce que mon mur est un abruti qui n’adhère pas !!

En fait c’est le genre de bonne surprise que la vie vous réserve quand vous les attendez plus !

Parce que mine de rien, au fond, lui aussi me manquait ! Mais j’étais trop vexée pour l’avouer !! Je suis comme ça, j’ai le sang chaud ! D’ailleurs ça me saoule un peu de l’accueillir en grognant comme une marâtre qui attendrait son mari qui découche !!

J’ai même laissé en suspens mon roman pour lui répondre…

D’ailleurs si tu me lis (à jeun) j’t’adore toujours, quand même, mon petit bichon !!

A suivre...

 

Une vieille sorcière aigrie (d’ailleurs je suppose qu’il c’est endormie devant l’ordi ! lol)

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jeudi, 06 mars 2008

-Mars 2008- (dans la voiture)


Le pringtemps point son nez un peu tôt, il parait qu'il ne faut pas s'y fier. Mais après trois journées à 50°F, un soleil certe pas si chaud mais resplendissant, moi je reprends espoir.

Je suis peut être la troisième roue de la mobylette en ce moment (inutile et inexistante) mais je reprends du poil de la bête, quitte à rouler en solo. Il parait que les vrais amis se comptent sur les doigts de la main, ja vais sûrement devoir me couper des doigts.

C'est pas grave, avançons dignement vers notre destiné. Continuons à customiser les omelettes, à apprendre à se passer de manger, d'aimer manger. Sourire superficiellement, dire des banalités affligeantes car quand notre âme s'envole par notre bouche elle finit par redescendre dans la fenge de la bêtise latente.

Si l'espoir est un poison, je suis foutue!

Et le soleil faiblit...Il parait qu'il va pleuvoir, neiger, geler ce week end. Et après?

J'ai presque terminé ce carnet, comme l'amitié avec celle qui me l'avait offert, dans l'indifférence. On en achete un autre et on recommence. On fait un bout de chemin et puis un jour...plus rien.

-Even heros have the right to bleed-

samedi, 01 mars 2008

Face, and I think to myself, what a wonderful world…

886462975.jpgLe soleil brille. Nous sortons du métro et les palmiers font un haie d’honneur jusqu’au parc. Le panneau Universal Hollywood nous invite à une bonne journée. Devant les portes, un tapis rouge, on prend la pause comme les stars.

Enfin on entre. Il ne fait pas très chaud mais passer une journée dehors sans mon manteau de trois kilos, le pied !

On passe d’une attraction à l’autre…sourire. Dans la maison de l’horreur la voir hurler, reculer devant tous ses tueurs de films d’horreur…Croiser Shrek dehors, Bob L’Eponge, les Simpson et même cette abrutie de Dora !

516692425.jpgLundi. Je me lève vers 7h30, doucement. Je m’habille tranquillement, avale mes vitamines et mes céréales, je remets mes chaussettes de sorcière et le tee shirt que mes sœurs m’ont offert en partant, sorte de porte bonheur, de soutien inconsistant.

Je me lance, prend le bus, arrive au milieu de l’autoroute. Appelle ma mère en attendant.

Troisième bus. Tiny me sur les oreilles. J’ai envie de… « Si je m’endors et que vous voulez sortir, vous me réveillez, hein ! ». Ma voisine me sourit. Les gens m’aident, me sourient, me répondent (même les mexicains qui ne me comprennent pas). Plus aimable que ma compagne et que les gens à Boston (et je ne parle pas d’en France)

J’arrive à Disneyland, la caissière à l’entrée me complimente sur mes chaussettes, mon sourire se fait plus intense. Première personne.

Main street Usa. Les pompiers, Dingo, Micket en Chinois, Mary poppins qui chante devant le château…allons nous amuser !

« Combien vous êtes ?

-         Juste moi ! ». Les gens hésitent entre me prendre en pitié ou…mon air ravie et radieux leur fait sortir des sourires tout aussi grand. Je ne sais pas où Disney trouve ses employés mais il a fait un travail niquel, y’a pas plus aimable.

Dans la journée cinq d’entre eux m’auront fait un compliment sur mes chaussettes à différent endroit et moment de la journée ! J’aurai porté ses chaussettes en France, on m’aurait prise pour une folle, ici je suis juste originale, les autres ne vous regardent pas comme un extra terrestre, le look, on s’en fout !

Onze heures, je commence à être nazze…j’appelle un taxi, je suis pas suffisamment débile pour rentrer à Los Angeles seule !

C’était un jour parfait messieurs les Présidents, en plus l’autre dort déjà (pas trop inquiète…)

Mardi. Après avoir suivit l’autre un peu partout…Hollywood ! Je vois les étoiles sur le sol ! « Dites, je demande au policier, y’a un endroit plus loin dans la rue où on peut les voir les étoiles ? ». Continuer la rue ? Ok. Faut dire qu’on est arrivé au moment des travaux pour la remise des Oscars, ils ont bouclés la majorité de The walk of the fame. Bah, on va continuer la rue…oh regarde ! On peut rencontrer Oscar !

Wah, c’est ça un Oscar de près ? Je peux le porter et faire semblant ? Cool ! Putain, c’est lourd ce truc, ça ferait une bonne arme du crime ‘’Frapper par Oscar ‘’ ! Prend moi en photo (« Abrutie, tu aurai pu me dire qu’elle était floue avant qu’on reparte ma photo ! Damned ! »). On continue…oh voilà enfin les étoiles ! Trop bien !! Je marche sur Michael Jackson  et maintenant, sur Tom Cruise !! Si seulement ma compagnie était plus gaie…Oh ! Les empruntes de mains dans le ciment ! On peut enfin écraser quelques doigts ! Matt Damon !! (« Tu crois qu’il m’irait bien à moi Matt Damon ? », « Dean, Matt Damon vient de prendre un balai et nettoie le sol ! »)

Quoi d’autre, quoi d’autre ? Un musée ! Des statues de cire ! Je peux enfin faire chier Elvis ! Je prends trois heures pour faire le tour du musée, ça doit la faire chier ! Trop cool ! On traverse la rue et on va voir celui des records mondiaux ! Oh, le plus gros mec du monde ! On peut se peser pour comparer ! Photo, photo ! Ah ah, je suis plus légère que toi (je parle à ma thaï, pas au mec le plus gros, heureusement que je suis plus légère), même avec ses chaussures là ! D’ailleurs ça fait combien en kilos, ça ?

Aller, on rentre !1763269463.jpg

Mercredi. On va à Las Vegas, on va à Las Vegas ! Lire des comics dans le bus, se lancer dans une mini conversation dans la queue du Macdonald avec une dame qui est dans le même bus, ma thaï est encore je sais pas où et je m’en fous…

S’endormir dans le bus et se réveiller en voyant le désert défiler. Magnifique ! Mais dormir encore et rater le panneau d’entrée de Las Vegas. Sortir du bus ! On est à Las Vegas !! Trouver l’hôtel ! Putain, c’est ça l’hôtel ?! L’autre fait la blasée ! A Los Angeles, on cohabite avec les fourmis ! Cinquième étages, vue imprenable, deux lits ! Deux grands lits, un chacune ! Niquel !

Allez, tournée des casinos ! Je suis vêtue d’une chemise blanche de de ma cravate ! J’ai la classe et je n’ai pas froid ! Je me sens sexy et bien et tant pis si je dois la suivre ! Je suis à Las Végas ! Fais une photo là…Wahou !

On rentre à une heure du matin ! J’ai pas pu jouer mais je suis…heureuse !

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Jeudi, on rentre à Los Angeles. Je tiens la porte au mec derrière moi. Un mètre quatre vingt, sûrement quatre vingt kilos, tête de tueur, stéréotype des mecs de banlieues, on va éviter de lui balancer dans la gueule ! « Thanks sweetheart ! ». Le sourire revient, même les loubards sont des gentlemen, je veux rester ici ! Oh, il pleut, encore !

Santa Monica. Il pleut, il mouille, c’est la fête à la grenouille…mais la plage est belle…le ponton est chouette…

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Vendredi, Disneyland encore. La séparation m’apparaît comme une libération. Cet endroit c’est mon chez moi. Au milieu des enfants, des palais factices, des…Passer des bras de Micket à ceux de Dingo, et mes photos sont si belles !

Un bébé me regarde dans la file d’attente. Mes boucles d’oreilles sont des étoiles, il aimerait les attraper. On va apprendre à dessiner Minnie et une fois que j’ai fini, la maman du pitchoune me félicite. Oui, elle est jolie ma Minnie ! D’ailleurs j’ai du temps, je vais faire les magasins et m’acheter un souvenir, histoire d’achever mon compte en banque ! (Même ça je n’aurai pas réussi). Un Micket et une Minnie déguisés en lapin bleu et rose pour Pâques (sur le pied c’est écrit 2008) pourtant je suis pas une fan d’eux mais ils sont trop mignons et pas cher ! (« C’est les enfant de ton lapin (la peluche avec qui je dors) ? » me demande la grande en rentrant. Si un lapin autrefois rose fushia se reproduit avec une souris, ça donnera sûrement ça, oui…mais c’est limite surtout depuis que la petite lui a mis un collier rose avec un chat dessus !)

C’était pas si mal en fin de compte…j’aurai juste dût partir seule, car je ne me serai jamais sentie seule !1937122095.jpg

mercredi, 27 février 2008

Pile, such a disaster!

Au sujet de mes vacances, donc, je suis, comme les tuyaux d’arrosage, mitigée !

Voici la première partie, la chaotique !

J’en ai connu des égoïstes et des égocentriques dans ma vie mais Elle remporte l’Oscar !!

Je veux dire, quand on part à deux, on pense à deux, non ?! Non.

Dimanche matin pour lui faire plaisir je me suis réveillée à sept heures ce qui m’a demandé un effort surhumain étant donné que j’étais déjà nazze de mes six mois de travail presque ininterrompu, de l’hiver à Boston qui est déprimant et du fait qu’on soit arrivé à l’hôtel au environs de une heure du matin (sans compter les trois heures de décalage entre les deux côtes américaines). Je l’ai suivie dans le bus, j’ai exécuté ses ordres donnés sans me poser de questions, j’ai été plus docile qu’un chaton (oui parce que ce n’est pas l’animal le plus docile le chaton non plus). On est arrivé une demi heure après l’ouverture du parc des studios Universal dans Los Angeles. Elle voulait arriver pile poil à la bonne heure, je la soupçonne d’avoir commencée à faire la tronche à ce moment là. Le temps n’était pas chaud mais il faisait beau et ça faisait si longtemps qu’on avait pas pu sortir sans un manteau de trois tonnes. Bon, encore une fois, elle a le plan, la carte en main, elle va contrôler les mouvements. M’en fous j’suis en Californie, en vacances. On commence par le spectacle…ok ! Magnifique, merveilleux…à peine terminée, elle me fait me lever. « Dépêche toi ! » comme si le parc allait s’envoler. C’est elle qui a décidé de rentrer à 17h, pas moi ! Mais qu’à cela ne tienne, ce jour là je suis bonne poire, je la suis sans rien dire. Un peu moins de dix sept heures. Sur notre liste d’attractions, il n’en reste que deux. Je commence à me sentir fatiguée et mine de rien, j’ai faim, on a mangé sur le pouce toute la journée et si je ne mange pas, je vais tombée ! En plus j’ai rien prévu cette semaine. Je lui demande si on peut faire un crochet hors du parc, que je trouve au moins de quoi faire ce soir. Après quelques suppliques (putain faut supplier pour bouffer maintenant) elle accepte de mauvais cœur. Qu’est ce qu’elle me fait chier ? On a décidé d’y retourner parce qu’on a dû annuler le Grand Canyon, trop compliqué sans voiture ! Enfin, on reprend la navette pour aller prendre le métro, puis un bus et un autre (il commence à geler sévère…j’ai les mains toutes bleues), ben non, les transports en commun à Los Angeles ne valent pas ceux de Boston, on est dans l’Etat de la voiture. Entre temps elle me fait une réflexion, je me rappelle plus laquelle, et là j’explose ! En une phrase, une seule sèche, froide et aussi coupante que le vent qui nous souffle dans la gueule, le message est passé même si elle fait celle qui n’a rien entendu. Elle tente une autre percée, je me tais. Elle insiste, je lui lance un ‘’Whatever’’ qui n’a rien d’une crise d’adolescence et puis un « qu’est ce que tu veux que je te dises !?! ». Rien. Ben non, avec moi on ne gagne pas, surtout pas par défaut, mais là, la fatigue m’empêche de la ruer de coup, verbaux. Le voyage de retour est très silencieux mais ça n’a rien changé en fait. On arrive à l’hôtel, elle se pose dans le lit, j’ouvre la boite de ma pizza, jette le sachet dans lequel consciencieusement, pour pas pourrir mon sac à dos, j’avais mis la salade, et je me mets à manger. La tension est a coupée au couteau, le silence s’entend à travers la télévision en route. Elle repart à l’asseau. Le lendemain, elle veut aller à San Diego. Il faut qu’on se lève tôt pour prendre un bus. Je sens le plan foireux mais je sors de notre mini cuisine avec ma boite de pizza et je m’installe sur le lit pour parlementer. Je n’ai pas envie de me battre. Elle m’explique qu’il faut prendre un bus, mais qu’elle ne sait pas à quelle heure, qu’il nous amènera à San Diego, mais qu’elle sait pas où exactement (si c’est aussi grand que Los Angeles…), qu’ensuite il faudra trouver un moyen d’aller au Seaworld, encore une fois elle sait pas. Ca fait beaucoup d’incertitude. Elle me demande timidement si je veux toujours y aller. Oui, mais je veux des certitudes, je me lance pas dans les environs les plus dangereux des USA sans certitudes. N’est ce pas l’hôtesse de l’hôtel qui nous a dit de faire attention dans les bus, surtout pour aller à San Diego ?! Je lui propose de passer voir l’agence des bus le lendemain matin et d’ensuite aller à Universal et Hollywood, on peut bien échanger, faire San Diego le mardi, non ? Non. Elle veut y aller le lendemain, elle est butée ! (Pas plus que moi). Elle me demande si, en cas de certitude et d’exactitude du trajet, je veux l’accompagner, si je veux venir avec elle. Oui. Elle ajoute par me dire qu’il faudra se lever tôt, je dis ok. Vers quatre heures…Euh…faut pas pousser mémé dans les orties quand même !! (Elle commence à me gonfler royalement, le premier jour !!). Il est 22h. Si on n’arrive pas à s’entendre, peut être qu’on devrait se séparer. Vous avez entendu ça ? Une nouvelle bombe nucléaire a été lâchée ! Elle est un peu radicale…Je tente de négocier encore, à quoi ça sert de partir en vacances à deux si à la première, non pas dispute car le ton n’est pas monté, contradiction elle demande le divorce ? Je n’aimerai pas être son mec ! Ben oui, mais, la pauvre, elle sait comment elle est (la question est : pourquoi ne travaille-t-elle pas dessus alors ?!) mais ses amies acceptent. Quand elle est partie à Hawaï avec ses potes thaïlandaises des USA, elles ont acceptées de la suivre partout, de faire tout ce qu’elle voulait, tout pareil. J’ai bien envie de lui dire que si ses copines sont connes c’est pas ma faute, mais je le fais pas, elles ont sûrement de bonnes raisons, je les plains un peu. De toute façon, elle ira, sous entendu avec ou sans moi. Bien. Pensons cinq minutes à la perspective de rester seule sur Los Angeles…Ok. Casse toi ! Je pense que ça a dû la surprendre que je préfère partir seule qu’avec elle. Qu’est ce que je vais faire ? Ça franchement c’est pas ton problème, si tu as mauvaise conscience va voir un psy ! Non, j’exagère, ça c’est la réponse que j’aurai faite si je m’étais énervée mais je reste calme, incroyable comme j’ai pu changer, devenir adulte. Je vais partir à Disneyland ! (J’ai dis adulte ?!). Comment ? Je ne sais pas, je m’en fous ! Y’a plus de risque qu’elle se fasse agresser par une baleine que moi par Mickey ! (En plus au fond peut être que ça ne me déplairait pas !)

Mercredi passe.

Mardi matin, elle se réveille avant moi. Les hostilités ont cessés, on reste aimable, après tout on s’aime bien quand même. Toutes les deux nous sommes conscientes que c’était une erreur de partir ensemble. On va à Universal, il fait beaucoup moins beau que la dernière fois, mais on s’en fout, toutes les deux en jupes sur collant (dommage que je n’ai pas pu me séparer de mon gilet à capuche !!). On est allé voir Terminator II (cherchez pas, c’est une attraction, pas si mal,  à Universal), « C’était mieux au Seaworld », gasp !, elle est allé faire The Mummy (sans Ben Fraser pour me serrer dans ses bras et avec des loopings, non merci !!) pendant que je grollais dans le parc avec son sac, poursuivant Woody Wood Pickeur (ça doit pas s’écrire comme ça), faisant des photos du Kwik-E-Mart et allant dans le magasin opposé de notre lieu de rendez vous. (Elle a osé m’avouer avoir attendu dix minutes, aucun savoir vivre ! quand je compte le nombre de fois où j’ai poireauté pour elle dans le gèle sur Harvard Square !!). Ensuite on a essayé d’atteindre la montagne pour aller voir le panneau d’Hollywood mais…à croire qu’il me faut garder des rêves inachevés pour être sûre de revenir un jour (comme si j’avais besoin de ça)…pas possible sans voiture, et le bus pour l’observatoire ne circule pas en semaine, je suis maudite ! Qu’à cela ne tienne, allons quand même à Hollywood ! Pardon ? Thaïtown ? Elle veut aller manger dans un restaurant thaïlandais dans le quartier thaïlandais (forcement) de Los Angeles. Où sont passés ses « Moi, je veux pas dépenser d’argent pour la nourriture ! » ? Oh, je sais…c’est son estomac, pas le mien ! Allons y, je suis ouverte à toutes les cultures et puis j’ai faim ! Ok, rien n’est plus écrit en anglais, on doit y être. Première fois que je la vois heureuse, elle arrête des filles dans la rue et leur parle thaï. C’est un peu chié, comment sait-elle qu’elles parlent thaï ? Je veux dire, elle quand elle va à Chinatown tout le monde pense qu’elle est chinoise et pourtant elle ne le comprend pas ! Voilà un petit restaurant qui devrait faire l’affaire. Je me sens comme dans un pays étranger, encore, sauf que pour le coup, à part bonjour à une femme (et merci maintenant), je sais pas parler la langue ! Elle prend une soupe, on pourra partager…je veux pas partager, je veux un vrai repas, ce sera sûrement le seul de la semaine. Je veux ce truc au canard, là ! Euh…sachant que les serveuses communiquent en thaïlandais, comment je commande ? Elle le fait, mais y’a plus de canard ! Filez moi une vache ça fera l’affaire. Elle me laisse goûter sa soupe, assez épicé mais bon ! « Tu peux en prendre plus ! ». Non, désolée, on se connaît pas assez pour que je fasse le pique assiette…Mon plat arrive. « Je peux essayer ? ». Vas-y oui, la nourriture ça se parta…euh…tu essaie pas là, tu mange tout ! Ca me met même assez mal à l’aise mais ça doit être la culture. « Vous faites pas ça en France ? Me demande-t-elle voyant que si elle, elle se sert, pas moi.

-         On mange rarement dans le plat de l’autre en fait, même avec mes amies, quand on a goûté dans l’assiette ou qu’on partage quelque chose, on y met dans une autre assiette ! ». Enfin c’est ma vision des choses, mais je ne veux pas être impoli alors je la laisse continuer. Elle veut essayer le restaurant d’à côté après. Oui, pourquoi pas pour le dîner…non elle va pas manger ce soir (donc moi non plus ?)…maintenant ? Mais j’ai assez mangé moi ! Elle fait tout le temps ça avec ses amies ? Pourquoi aucunes d’elles ne voulaient partir avec elle ?!? Ouais mais moi je suis vieux jeu, un seul repas pour le déjeuner, ça me suffit, pourquoi pas un dessert ! Bien sûr, thaï ! Je sais que je ne t’arracherai pas de là facilement…non ça, ça me dit rien…non plus ! Les bananes en beignets là ! « Mais c’est pas bon ça ! » je t’ai pas demandé ton avis ! Oh, et le truc à base de noix de coco bizarre là…je tente (d’ailleurs c’est délicieux !). Bon…on peut aller sur The walk of the fame maintenant ?

Arrivée sur Hollywood, bien sûr la majorité de la route est fermée à cause de la préparation de la cérémonie des Oscars. Je demande aux policiers si on peut voir certaines étoiles plus loin, sinon ça vaut pas le coup ! Suivre la rue ? Noté ! Cette fois c’est elle qui me suit…enfin je croyais. On s’arrête devant un grand escalier où une pub pour ‘’rencontrer les oscars’’ nous séduit. On suit la piste, enfin elle part devant après fait le paparazzi, moi j’essaie de ralentir la marche en lisant les notes d’artistes sur le pavés…elle s’impatiente, elle me gonfle !

On traverse un mall pour rejoindre la rue de l’autre côté, leurs détours sont bizarres ! Oh ! Un magasin Sanrio (le créateur de Hello Kitty) ma sœur adore, y’a des soldes, je vais voir ! Wha la peluche pour la saint Patrick est à 20$ ! Pour la taille du truc, c’est pas cher ! Faut que j’en ramène une à ma sœur, bon pas d’ici je suis sûre de pouvoir trouver ça dans les environs de Boston mais… « En Thaïlande c’est… »Moins cher, je sais ! En France c’est pas plus cher, c’est introuvable ! Et donc hors de prix !

Jeudi, il pleut sur Los Angeles, mais on s’en fout, on part à Las Vegas ! Elle me fait lever à point d’heure, enfin je la réveille un peu avant sept heures (hein, mademoiselle j’ai aucune difficulté à me lever tôt !) heureusement que j’ai ses pseudo insomnie qui me réveillent à peu près n’importe quand ! (Dans ces cas là, toujours à peu près quand il faut, je rattrape toujours mon retard !). Je m’habille, on prend le bus, on arrive à l’autre station de bus dans la partie la plus craignosse de Los Angeles. (Remarque, je me suis crue plusieurs fois dans un film entre les crashs de voitures en direct, les arrestations dans le métro et l’autre diva !). On prend des billets pour le bus…ben non, y’en a pas pour 9h c’est 8 ou 10 ! Super tu t’es encore bien renseignée ! Heureusement que j’ai fait la réservation et que j’ai cherché l’hôtel là bas sinon on aurait finit dans un bordel…

Je la suis sur la strip de Las Vegas. Je suis excitée comme une puce mais elle trouve le moyen de me calmer. « Je veux visiter ça…tu n’es pas obligée de m’attendre quand je prends des photos…pars devant…je veux faire ça… ». T’as quel âge ? Quelque part, j’étais contente d’avoir cette impression de distance, solitude, comme si je n’étais pas avec elle mais avec juste moi et mon Agneau dans mon sac (qu’elle conne, elle m’a tellement baladé que j’ai oublié de le sortir !), que les autres gens croient qu’on est pas ensemble…parce qu’elle est chiante ! Toutes les deux minutes elle s’arrête pour prendre en photo les panneaux des rues (euh…Las Vegas Boulevard…c’est le même tout le long tu sais ?!) et en plus elle arrête les gens pour la prendre en photo avec (bah oui, moi elle m’envoie devant, j’obéis ! Je m’arrête qu’au feu). J’ai jamais eut honte d’être avec quelqu’un…jusqu’à ce jour là ! C’est mal ?

Elle veut voir la parade des jets d’eaux ? Pas moi. J’ai qu’à…oui, oui partir devant, seule, compte sur moi ! Je vais dans le M&M’s store et la Coca-cola store ! Appelle moi quand tu as finis de barboter ! Elle finit vraiment par m’appeler, comprenant que je ne remonterai pas la rue pour elle. Habituellement, avant de partir quand je suis avec des amies, des gens qui me font pas ch**, je m’assure qu’ils veulent vraiment rester seuls, que ça les ennuie pas, mais là…je trace ma route ! Elle me rejoint à mi chemin. On finit ce côté de la rue et on retraverse là où étaient les deux magasins d’où je viens. J’ai faim, on s’arrête dans un réseau de fast food, junk food à côté…adieu l’idée du buffet pas cher dans le casino, vu l’heure…adieu casino (je parle de jouer), de toute façon avec la chance que j’ai de toute façon ! Je la rejoins avec mes frites au fromage (si on peut appeler ça fromage) et chili. Politesse oblige, « tu veux goûter ». Non y’a du bœuf, elle mange ni bœuf ni porc, c’est sa religion. Merci seigneur ! Oups…Un peu avant j’ai acheté un tee shirt au M&M’s store pour mon papa. En M parce que le L me semblait définitivement trop large ! Il n’a pas besoin de tente ! Elle me fait la réflexion avant que je pais : « Tu es sûre que M… ». Tu n’as jamais vu mon père alors ne me regarde pas comme si j’achetais un vêtement pour langoustine à un hippopotame ! Mon père se porte bien mais pas au point de devoir nager dans son tee shirt, il détesterait ça. Et puis, même dans le cas où, il se le fera probablement piquer par ma mère ou une de mes sœurs avant de pouvoir l’essayer !

On arrive à une heure du matin à l’hôtel. On ne pourra même pas profiter du luxueux hôtel a deux grands lits qu’on a loué pour une bouffée de pain (ok, ça fait cher le pain) et vu comme c’est parti, toujours pas de vrai petit déjeuner en vue…je mangerai des oreo !

Entrer dans le bus à 8h, avec six heures de voyages, on ne veut pas arriver trop tard à Los Angeles parce que ça craint vraiment le coin où on arrive ! Je l’ai encore réveillé, comme quoi ! Elle pique le flacon de lait pour le corps et de bain de bouche sans rien dire, laissant le shampoing parce qu’elle en a déjà un…c’est égoïste mais…et moi ? On aurait pu départager ! Bon, ça me gave, j’embarque le shampoing ! Déjà la veille elle m’a énervé quand j’ai dis que je posais un tapis sur le sol de la salle de bain parce que le carlage était froid et qu’elle a crut que c’était une serviette en me répondant : « Tu es sûre qu’il en reste une pour moi ? ». Non…je me torche avec les quatre ! Je ne m’essuie pas les fesses avec celle qui essuie mes dessous de bras, et je ne parle pas de celle pour mes cheveux et celle pour les poils qui repoussent sur mes jambes ! Damned !

Le bus fait un arrêt vers midi. Je remet mes chaussures et me tourne vers…pars devant ! Les gens vont finir par croire que c’est mon nom ! Go ahead ! J’aurais vraiment eut des parents cinglés ! On ne me le dit pas deux fois. Je m’achète quelque chose à manger et un café…j’en rêvais, mais j’ai pas le temps de le boire ailleurs que dans le bus ! Elle n’est pas encore remontée ? Méchante moi, arrête de penser qu’ils vont l’oublier, tu t’inquiéterais de toute façon ! Elle me montre ce qu’elle a acheté, une plaque ou il est écrit spoiled pour elle. « J’ai l’impression que c’est vrai en ce moment ! » dit-elle avec un grand sourire. Comme pour les deux fois où elle m’a sorti « I love my life ! », un film je vous jure, et un mauvais ! Je dis rien, ça c’est clair qu’elle a du avoir été pourri gâter et personne n’a osé la remettre à sa place de simple humaine parmi d’autres sûrement plus digne d’intérêt…je redeviens méchante !

C’est marrant, elle n’a pas acheté de cartes postales ! Nulle part…

On arrive à Los Angeles, si on allait voir Rodeo Drive et Beverly Hills ? On va juste faire un tour en bus, parce qu’il pleut et…oh ! Santa Monica, la plage ! Je veux m’arrêter. Elle le sent. Je sautille comme une môme jusqu’au ponton. J’aime la mer, les plages, avec les palmiers en plus et puis…je veux vivre dans une maison vue sur la mer, n’avoir qu’à faire trois pas pour avoir les pieds dans le fléau couleur beige ! Bah, les plages en Thaïlande sont bien plus belles ! Mais retournes y dans ta Thaïlande !

Le soir c’est plus chaud pour trouver un bus de retour, les transports publiques ne valent pas Boston !! Il pleut à corde.

Vendredi. Disneyland encore, mais avec la chieuse ! A peine entrée, elle s’arrête devant la file de gens qui regardent Cruella. Je lui dis que si elle veut en faire le maximum, il va malheureusement falloir qu’elle abandonne l’idée des personnages, on perd un temps monstre avec…elle s’en fout, elle veut tout faire. Je disais ça pour l’aider, moi j’ai l’habitude des parcs d’attractions et celui là est assez proche de celui de Paris en plus j’y suis déjà allée mardi…anyway (pardon…bref), elle veut entrer dans la salle où il montre la construction du parc etc. Je lui dis que c’est ennuyeux (et je suis bon publique donc pour que quelque chose m’ennuie…) mais elle veut le faire quand même. Non, pas deux fois, y’a mieux à faire et je suis pas allée à Toontown l’autre fois ! Ben on se…sépare ! Salut ! Je suis déjà loin.

Je suis entrain de faire la queue pour une croisière sur les contes de fées lorsqu’elle m’appelle, y’a un spectacle dans vingt minutes si je veux la rejoindre. Ok, si j’ai le temps car la je fais la…non, je peux pas revenir c’est presque mon tour ! Elle verra bien ! Je suis déjà assez déçue qu’ils aient fermés le monde des poupées !

12h20, j’arrive devant le monde des princesses, une sorte de cendrillon mal perruquée raconte son histoire. Pas de spectacle ! Elle arrive, en retard, et fini par me demander si je veux aller prendre des photos avec Mickey. Non…déjà fait. Bon, elle m’appellera vers 21h. Quoi ?! *Soupir* c’est mieux comme ça !

Vers 22h, elle me rejoint dans la queue pour les sous marins de Nemo (I’m gone to find Nemo, c’était écrié le génial génie dans leur version d’Aladin !). Le Seaworld était quand même mieux. Elle préfère les choses naturelles (va l’épouser ton Willie !), les parc d’attractions c’est pas son truc. Et… ? M’en fous, moi j’adore ! Elle va apprendre la plongée en rentrant chez elle (si elle rentre un jour), ben moi je crois que je vais passer les castings pour faire doubleuse dans un dessin animé ! (Je crois pas qu’elle ait compris ce que j’ai dis, c’est là que j’ai vu que de tous les gens a qui j’ai jamais parlé anglais c’est celle qui me comprends le moins).

Ensuite on se sépare encore, elle veut aller au Space mountain, pas moi. On se rejoint à la sortie à 00h. Je m’amuse tant qu’elle doit m’attendre !

A une heure du mat on arrive à l’hôtel, à deux on se couche, à cinq heures on se lève pour aller prendre notre avion. Les vacances sont terminées, c’est pas trop tôt, les américains ont une façon de prononcer mon nom de famille qui m’hérisse les poils !

En arrivant à Boston elle me dit que c’est pas parce qu’on doit pas partir en vacances ensemble qu’on est plus amies. J’éclate de rire. Sûrement les nerfs. Je lui demande poliment de répéter, peut être ai-je mal compris… (Mais je sais que non). J’aimerai lui dire que ça change rien pour moi, mais c’est faux. Des amies chiantes oui, égoïstes, pourquoi pas à petite dose, égocentrique…non ! Je ne pourrai jamais la laisser penser que tout tourne autour de son nombril et ça ne la rendait pas heureuse !

Elle attrape sa valise, me fait un hug  et se casse, j’ai l’impression que je la reverrai mais dans longtemps et pas longtemps !

Je monte dans la voiture de mon host qui a tourné dans l’aéroport pour moi, et je m’apprête à la valse des commentaires sur mes vacances. Je n’en ai pas envie.

(Sûrement pour ça que j’ai mis trois jours à écrire cette note)

dimanche, 24 février 2008

Méditation dans un bus...

Poursuivons avec le fameux voyage en bus Las Vegas/ Los Angeles.

 

« Traversée du désert…moi je le trouve encore bien vert. De moins en moins d’heures de sommeils, je ne vais pas être fraîche en rentrant. Le café non déca m’a à peine réveillée. Je suis au milieu de se que la nature à fait de mieux, les nuages ressemblent à des explosions de chantilly ou au dessus des tartes meringuées…je ne suis pas sûre. Comme toujours avec moi, toute beauté, tout bonheur s’accompagne d’un mais, fatalité encrée en moi : sous cette terre sablonneuse, sèche, aucune vie ne semble germée. A part les panneaux publicitaires et l’autoroute que nous empruntons (à qui allez savoir !). Hier soir, au milieu des lumières, des casinos, je me suis rendue compte que je voyageais avec une égocentrique, une égoïste…mais je n’arrive pas à savoir si c’est ma thaï ou moi. Je serai tentée de dire que c’est elle, bien sûr ça m’arrangerait, pourtant même cette perspective me renvoie encore à une remise en question. Sûrement parce que ma vision des vacances entre copines n’impliquent pas le ‘’on fait ce que je veux ou on se sépare’’ comme elle le pratique. Peut être que je suis trop ferme sur mes positions, mais si vous croyiez que ça m’amuse de devoir négocier pour un peu de plaisir quand le mien ne colle pas avec le sien alors que depuis le début elle aurait fait ce qu’elle veut me disant que si j’étais pas d’accord on n’avait qu’a se séparer. (Le chantage à la solitude, souvent utilisé pour que la personne en face se rende compte que tout mais pas seul). Je n’ai pas peur de rester seule puisque je me sens plus seule que jamais en la suivant silencieusement à travers l’étonnante Las Vegas (peut on se considérer comme mon amie sans se poser de questions sur la raison de mon silence, ma grande gueule fermée, et mon absence de sourire sauf quand un inconnu m’aborde ?) Même lundi, la journée que j’ai passé seule à Disneyland a été plus riche en conversation (et en compliments). Elle ne me parle pas. Que je sois là ou pas, ne fait aucune différence. Au point que j’ai du réfréner ma garcitude en ne lui avouant point que si elle voulait vraiment voyager à travers le monde elle ferait mieux de le faire seule ou avec ses moutons de panurges (désolée pour ses compatriotes et amies thaï dont elle n’arrête pas de me vanter le mérite de toujours lui dire amen). Je n’y peux rien, je suis un cheval de tête, une négociatrice mais sûrement pas une diplomate. Je tends la main mais pas le bras. Bonne mais pas conne, je me suis trop fait avoir. Je pense que c’est la fatigue qui parle, dû à une fille qui pense que les vacances c’est épuiser mes dernière forces afin de passer les cinq prochains mois accro aux vitamines et aux cernes sous les yeux (pour me suicider au café parfum prozac) parce qu’elle s’occupe d’ado qui indépendants, ne l’épuise pas à la fin de ses courtes journées. On m’avait pourtant prévenu, mais je fais trop confiance aux gens… J’ai presque peur de partir en week end avec mon ukrainienne maintenant. Cependant je sais, et c’est triste, que je n’ai rien en commun avec ma thaï et qu’elle n’a rien à voir avec ma princesse du lycée avec qui j’adorait m’engueuler et qui me manquait (me manque toujours) quand je ne la voyais pas. Parce que ma princesse au moins me parlait (et m’écoutait, même en cas d’engueulade). Je ne dis pas que ma compagne de voyage ne me parle pas, disons juste que cela se limite à l’argent, le réveil matin (mes sujets favoris) et la demande d’approbation d’un plan, juste pour la forme. C’est plus fort que moi, si je ne peux pas parler (si l’on ne me parle pas) je suis frustrée au plus profond de ma chaire. Je ne suis pas un être de silence ».

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